Questions d'orthographe Mauvais usages

« Et autres » : comment bien employer cette expression ?

« Et autres » : comment bien employer cette expression ?

C’est une erreur que l’on rencontre très fréquemment : l’expression « et autres » mal employée, ou plutôt mal construite. Or, celle-ci suit une règle logique, qu’il est bon de rappeler.

« Entre autre » ou « entre autres » ?

« Entre autre » ou « entre autres » ?

Faut-il un « s » à « autre » dans cette expression ? Pour se décider, encore faut-il savoir à quoi « autre » fait référence. L’occasion, également, de faire le point sur le sens de l’expression et ses subtilités.

« à l’attention de » ou « à l’intention de » ?

Savoir quand employer « à l’attention de » ou « à l’intention de » est souvent un casse-tête. Comment savoir qu’on ne doit pas dire « une fête d’anniversaire a été organisée à l’attention de Carole » mais « une fête d’anniversaire a été organisée à l’intention de Carole » ?

À trancher une bonne fois pour toutes : « au temps pour moi ! »

Pourquoi l’expression « au temps pour moi » est-elle si souvent travestie en « autant pour moi » ? Il suffit pourtant de se référer à l’origine de l’expression pour en connaître le sens, et donc l’orthographe : « au temps ». Pourtant les « autant » emportent, non pas le vent, mais une adhésion de plus en plus forte. Au point de diviser des familles entières lors du déjeuner dominical. Entre la poire et le fromage, tranchons cette querelle une bonne fois pour toutes ! Commençons par faire les présentations. « Au temps pour moi ! » est ce qu’on appelle une phrase averbale, c’est-à-dire qu’elle ne contient pas de verbe. Les phrases...

« de suite » ou « tout de suite » ?

Évitez d’employer « de suite » avec le sens de « tout de suite ».

« à l’instar de »

Si vous êtes un homme, ne dites pas « à l’instar de ma mère, je suis un homme » mais « contrairement à ma mère, je suis un homme ».

« panacée » ou « panacée universelle » ?

S’il n’est pas difficile de reconnaître (et d’éviter) certains pléonasmes, tels que « des brigands malhonnêtes » ou « séparément les uns des autres », certains sont plus difficiles à identifier. Méfiez-vous donc, et ne dites pas qu’une chose s’avère vraie (« s’avérer » signifie déjà « se révéler vrai ») ou encore que tel médicament est une panacée universelle (« panacée » signifie « remède universel »).

du bon usage de « s’avérer »

S’il est une erreur qui s’échappe de toutes les bouches, c’est bien celle-là. Qui n’a jamais entendu un présentateur de journal télévisé dire que telle rumeur s’était « avérée fausse » ?

« rien moins que » ou « rien de moins que » ?

L’usage des expressions « rien moins que » et « rien de moins que » est particulièrement délicat, car elles sont diamétralement opposées par le sens. Dites-vous que la moins longue a une connotation négative, tandis que la plus longue a une connotation positive.