Questions d'orthographe Sémantique

« inclinaison » ou « inclination » ?

Le terme d’« inclinaison » a une connotation matérielle et désigne un état : l’état de ce qui est incliné. Le mot « inclination », en revanche, a un sens le plus souvent abstrait et désigne un mouvement : mouvement de l’esprit ou de l’âme (on peut le remplacer par « penchant »).

« rien moins que » ou « rien de moins que » ?

L’usage des expressions « rien moins que » et « rien de moins que » est particulièrement délicat, car elles sont diamétralement opposées par le sens. Dites-vous que la moins longue a une connotation négative, tandis que la plus longue a une connotation positive.

« bimensuel » ou « bimestriel » ?

Erreur couramment commise Ne dites pas que vous êtes abonné à un bimensuel si votre magazine n’a que six numéros dans l’année ! Pour ne plus commettre cette faute et beaucoup d’autres : entraînez-vous gratuitement sur www.projet-voltaire.fr Déjà plus de 4 millions d’utilisateurs ! Règle (comment ne plus commettre cette erreur) Si « bimestriel » s’applique à ce qui se produit tous les deux mois, « bimensuel », en revanche, veut dire « deux fois par mois » : Des entretiens bimensuels ont lieu tous les quinze jours. Je reçois ce bimestriel un mois sur deux. Pour distinguer « bimestriel » de « bimensuel », rappelez-vous que « bimestriel » est fait sur le même…

À trancher une bonne fois pour toutes : deuxième ou second ?

Après en Avignon ou à Avignon ?, un ou une après-midi ?, par contre ou en revanche ?, voici une nouvelle question qui divise les passionnés de langue française : doit-on dire « deuxième » ou « second » ? Ces deux mots, qui sont de parfaits synonymes, s’emploient indifféremment, avec la bénédiction de l’Académie française. Mais alors, toute distinction entre les deux termes est-elle toujours superflue ou parfois utile ? De parfaits synonymes  « Deuxième » et « second » ont au moins trois points communs : – ils ont la même nature : ce sont des adjectifs numéraux ordinaux, qui indiquent un ordre, un classement, par opposition aux adjectifs numéraux cardinaux comme « deux », qui expriment…

« à l’attention de » ou « à l’intention de » ?

Erreur couramment commise Savoir quand employer « à l’attention de » ou « à l’intention de » est souvent un casse-tête. Comment savoir qu’on ne doit pas dire « une fête d’anniversaire a été organisée à l’attention de Carole » mais « une fête d’anniversaire a été organisée à l’intention de Carole » ? Pour ne plus commettre cette faute et beaucoup d’autres : entraînez-vous gratuitement sur www.projet-voltaire.fr Déjà plus de 4 millions d’utilisateurs ! Règle (comment ne plus commettre cette erreur) On use de la mention « à l’attention de » en tête d’une lettre, pour préciser son destinataire et signaler que le document est soumis à l’examen de celui-ci. La…

« conjecture » ou « conjoncture » ?

Si le terme qui pose problème peut être remplacé par « hypothèse » ou « supposition », c’est une « conjecture ». S’il peut être remplacé par « situation » ou « contexte », c’est une « conjoncture » (le résultat d’un concours de circonstances).

Se perdre en conjectures ; bénéficier d’une conjoncture favorable.

À trancher une bonne fois pour toutes : « au temps pour moi ! »

Pourquoi l’expression « au temps pour moi » est-elle si souvent travestie en « autant pour moi » ? Il suffit pourtant de se référer à l’origine de l’expression pour en connaître le sens, et donc l’orthographe : « au temps ». Pourtant les « autant » emportent, non pas le vent, mais une adhésion de plus en plus forte. Au point de diviser des familles entières lors du déjeuner dominical. Entre la poire et le fromage, tranchons cette querelle une bonne fois pour toutes ! Commençons par faire les présentations. « Au temps pour moi ! » est ce qu’on appelle une phrase averbale, c’est-à-dire qu’elle ne contient pas de verbe. Les phrases…

« de suite » ou « tout de suite » ?

(Difficulté traitée dans le module Projet Voltaire EXCELLENCE) Erreur couramment commise Évitez d’employer « de suite » avec le sens de « tout de suite ». Pour ne plus commettre cette faute et beaucoup d’autres : entraînez-vous gratuitement sur www.projet-voltaire.fr Déjà plus de 4 millions d’utilisateurs ! Règle (comment ne plus commettre cette erreur) « De suite » signifie « d’affilée, à la suite l’un(e) de l’autre ». « De suite » au sens de « dans l’instant qui suit » relève du langage familier et doit être évité : c’est « tout de suite » qui convient. Je l’ai vu trois jours de suite ; j’arrive tout de suite. Avis de l’expert – Bruno Dewaele, champion du…

« gradation » ou « graduation » ?

La gradation est une progression, ascendante ou descendante, tandis que la graduation est liée à l’action de graduer, de marquer un instrument de mesure.

« hiberner » ou « hiverner » ?

L’hibernation (d’où le verbe « hiberner ») est un phénomène biologique qui fait que certains animaux entrent dans un état de léthargie en saison froide. « Hiverner », c’est passer la mauvaise saison à l’abri.

Les batraciens hibernent ; les vaches hivernent.

« prolongation » ou « prolongement » ?

Une prolongation désigne une durée, un temps supplémentaire (en sport particulièrement). Un prolongement, c’est l’action d’accroître quelque chose dans l’espace, la chose prolongée elle-même et, par extension, la continuation de quelque chose.

« là où le bas blesse » ou « là où le bât blesse » ?

(Difficulté traitée dans le module Projet Voltaire EXCELLENCE) Tendance à écrire « le bas blesse » pour « le bât blesse » Le nom « bât » étant peu employé, on a tendance à l’écrire « bas ». Pour ne plus commettre cette faute et beaucoup d’autres : entraînez-vous gratuitement sur www.projet-voltaire.fr Déjà plus de 4 millions d’utilisateurs !   La bonne orthographe de cette expression Dans cette expression, on écrit toujours « bât », avec un accent circonflexe sur le « a » et un « t ». Elle signifie « là où ça fait mal », « là où ça ne va pas », « là où est le problème ». > Là où le bât blesse, pour cet…

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