Questions d'orthographe Homophones grammaticaux

« décrépi » ou « décrépit » ?

Si « décrépit » (« affaibli par l’âge, atteint de décrépitude ») se dit surtout des êtres humains mais peut à l’occasion, par effet de style et au prix d’une personnification, se dire des choses, « décrépi » (« qui a perdu son crépi ») doit, lui, être réservé à ces dernières !

« près » ou « prêt » ?

N’écrivez pas « Quand le café est prêt de bouillir, coupez le feu » mais « Quand le café est près de bouillir, coupez le feu ».

« sitôt » ou « si tôt » ?

Lorsqu’on peut remplacer le terme qui pose problème par « si tard », on écrit « si tôt ». Sinon, on écrit « sitôt ». C’est aussi ce dernier terme qui entre dans la formation de « pas de sitôt » (c’est-à-dire « pas avant longtemps »).

« ni » ou « n’y » ?

S’ils se prononcent de la même façon, « ni » et « n’y » n’ont rien en commun. Aussi ne faut-il pas écrire « il ni voit rien » mais « il n’y voit rien ».

« quelque » ou « quelques » ?

Qui sait qu’il ne faut pas accorder « quelque » dans « quelque quarante années » ?

« la », « là » ou « l’a(s) » ?

N’écrivez pas, dans le feu de l’action, « le loup la dévoré » pour « le loup l’a dévoré ».

« aie », « aies » ou « ais » ?

Veillez à ne pas écrire « n’aies pas de regrets » pour « n’aie pas de regrets ».

« son » ou « sont » ?

Même si « son » et « sont » se prononcent de la même façon, n’écrivez pas « il a pris sont parapluie parce qu’il pleuvait » au lieu de « il a pris son parapluie parce qu’il pleuvait ».

« ça », « çà » ou « sa » ?

On voit souvent « çà » écrit pour « ça » (« c’est comme çà » pour « c’est comme ça »), or « çà » ne se rencontre guère que dans la locution figée « çà et là ».

« c’est » ou « s’est » ?

Si vous confondez le pronom personnel « se » et le pronom démonstratif « ce », vous risquez d’écrire « n’y va pas, s’est un piège ! » au lieu de « n’y va pas, c’est un piège ! ».

« du » ou « dû » ?

Si l’on écrit « le montant dû », on n’écrit pas « les sommes dûes », mais « les sommes dues ».

« or » ou « hors » ?

On voit souvent « hors » écrit pour « or » : « Il semble insouciant, hors il n’y a pas plus sérieux que lui » au lieu de « Il semble insouciant, or il n’y a pas plus sérieux que lui ».