« M. » ou « Mr » ? « MM. » ou « Mrs » ?


Erreur couramment commise

N’écrivez pas « je présenterai Mr Jean Martin à Mrs les conseillers » mais « je présenterai M. Jean Martin à MM. les conseillers ».

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Règle (comment ne plus commettre cette erreur)

« Mr » n’est pas l’abréviation de « monsieur », mais ressemble, le point en moins, à celle de l’anglais « mister ». En français, on abrège « monsieur » en « M. » :

Voici M. Duval qui monte sur l’estrade.

Quant à « Mrs », ce n’est pas l’abréviation de « messieurs », mais… de l’anglais « mistress » ! En français, l’abréviation de « messieurs » est « MM. » :

MM. Doré et Faure représenteront la société au salon d’Orléans.

N.B. On s’interdira l’abréviation sur une enveloppe ou dans une lettre, quand on s’adresse à son correspondant.

Vidéo

Bruno Dewaele - champion du monde d'orthographeAvis de l’expert – Bruno Dewaele, champion du monde d’orthographe, professeur agrégé de lettres modernes

De plus en plus bafouée, cette convention typographique est, de surcroît, loin de faire l’unanimité. De nombreux révisionnistes font remarquer, avec une certaine apparence de raison, que, dans plus d’un cas, elle est à l’origine de confusions avec l’initiale du prénom : en écrivant « M. Aubry », plaident-ils, qui peut savoir si l’on parle de Martine ou de son ex-mari ?

 

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Auteurs :
Bruno Dewaele, champion du monde d’orthographe, professeur agrégé de lettres modernes
Agnès Colomb, auteur-adaptateur, correctrice professionnelle
Pascal Hostachy, cofondateur du Projet Voltaire et de la Certification Voltaire

48 réponses à « M. » ou « Mr » ? « MM. » ou « Mrs » ?

  1. Isabelle dit :

    Pourquoi justifier le fait que Mr n’est pas l’abréviation correcte pour monsieur par l’idée que cela crée confusion avec l’anglais ? La méconnaissance de l’anglais par les français est suffisamment bonne pour que la confusion n’ait pas lieu… D’autre part, nous lisons selon le contexte, ainsi, lorsque je lis une phrase en français je lis « Monsieur » et lorsque je lis la même phrase en anglais je lis  » Mister ». C’est automatique. De la même façon qu’un mail et un mail sont deux choses distinctes et que le contexte donne le sens. Il existe une norme qui dit clairement que l’abréviation est M., c’est suffisant, non ? Dans la pratique, Mr est utilisé très souvent pour contourner le problème de la confusion avec le prénom, également je pense par des personnes qui n’ont pas connaissance de la norme. Jamais je n’ai vu de confusion ou d’hésitation sur le sens de Mr. En revanche, les notions d’abreviations horaires portent souvent à confusion et j’ignore ce que dit la norme en la matière : 4 am est compris je l’ai constaté plusieurs fois comme 4 h de … l’après-midi.

    • Sandrine dit :

      Bonjour Isabelle, merci de vos remarques fort intéressantes. Il faudrait mener un sondage pour savoir si, effectivement, les francophones qui abrègent « Monsieur » en « Mr » sont influencés par l’anglais. Ce ne serait pas la première fois que cela arrive ! Prenez les mots « langage », « connexion » ou encore « trafic ». Sous l’influence de l’anglais, ils deviennent bien souvent « language », « connection » ou « traffic ». Il n’y a rien qui empêche « Mr » d’entrer dans cette liste. Là où je vous rejoins cependant, c’est qu’en France « Monsieur » s’est abrégé « Mr » (avec le « r » en exposant) par le passé. Par conséquent, si « Mr » n’est pas anglicisme, c’est un archaïsme, donc une forme à proscrire. Bonne journée.

  2. Chambaron dit :

    Je cautionne totalement, vous le savez, la volonté du Projet Voltaire de maintenir contre vents et marées la cohérence de la langue autour de quelques consensus durement acquis dans le passé.

    Cela dit, dans le cas d’espèce, il me semble qu’une option a été malencontreusement éclipsée, qui correspond pourtant à une tradition bien établie. Il s’agit de mettre en exposant l’abréviation « r » (ce que ne me permet malheureusement pas de montrer le présent traitement de texte !). Cela ne signifierait pas que M. serait modifié. Ce serait l’un ou l’autre (ou exclusif).

    En cas de risque de confusion avec l’initiale du prénom (risque réel dont j’ai été victime), on devrait tolérer cette mise en exposant ; à ma connaissance, cela est déjà le cas pour les autres abréviations citées par Sandrine le 7 novembre 2014, auxquelles on doit ajouter « Maître » et « Monseigneur ».

    Cela pourrait concilier la norme établie et le règlement de l’épineux problème pratique. Reste l’ergonomie : pas de problème pour un manuscrit, mais cela demande un clavier ad hoc pour un texte électronique. Même souci que pour les exposants et indices mathématiques ou chimiques, capitales accentuées et autres contraintes typographiques…

    Reste aussi deux solutions pragmatiques : écrire Monsieur tout du long ou préciser le prénom après le « M. » À moins que le djeunisme ne se charge de mettre tout le monde d’accord : prénom uniquement et tutoiement pour tous !

    Bien littérairement,
    Chambaron

    • Sandrine dit :

      Bonsoir Chambaron, merci pour vos remarques toujours aussi riches. Dans l’état actuel des choses, utiliser « Mr » sans point et avec le « r » en l’air relève de l’archaïsme. C’est en effet ainsi que l’on abrégeait « Monsieur » en France, dans les siècles passés. Je doute qu’un tel retour en arrière emporte l’adhésion. Profitons-en pour rappeler que dans l’abréviation anglaise « Mr. », le « r », qui est sur terre, est suivi d’un point. Ce qui veut dire qu’écrit ainsi « Mr » n’est ni complètement un archaïsme, ni complètement un anglicisme, c’est une nouvelle abréviation en soi !

      • Chambaron dit :

        Je ne résiste pas à la tentation de vous faire part d’un éclairage a priori inédit sur la question, venant de mon observation de cartes de visite anciennes. Cela complète certains points de vue déjà exposés… Je joins le copier-coller intégral de ma prose sur http://www.francographie.fr.
        ————————————————————–
        Il s’agit là d’un point en permanence en débat, comme en connaît tant notre langue…
        Rappelons déjà que l’abréviation anglaise de « Mister » est « Mr. » et non « Mr ».
        Ensuite, les écritures anciennes manuscrites (telles que celles en illustration sur votre site) mettaient le « r » en exposant, représentatif de la dernière lettre du mot (ce qu’on retrouve dans 2e pour deuxième), ainsi que Mme, Mlle, Me ou Mgr.
        C’est un problème technique de dactylographie qui a amené les problèmes actuels : la difficulté de former les exposants à la machine à écrire, et de nos jours à l’ordinateur, a « fait descendre » l’abréviation sur la ligne de base. Mais la règle est alors différente et le point doit remplacer toutes les lettres suivantes (comme dans les sigles, ou « etc. »).
        Cette contrainte typographique a été respectée pour Monsieur (devient M.), mais négligée pour les autres : Madame aurait dû s’écrire « Ma. » mais cela entrait en conflit avec les autres « Maître » ou « Mademoiselle » commençant par les mêmes lettres. D’où cette côte mal taillée et un l’aspect bâtard de ces abréviations…
        Au total, aucune trace d’anglicisme dans cela, mais les paradoxes de la technologie moderne qui piétine des siècles de tradition typographique qui ont forgé le français que nous aimons tant admirer.

        • MERCKY Pierre dit :

          L’étude de l’histoire, l’étymologie, d’un mot ou d’une abréviation, voire d’un logo, est assurément intéressante.
          Mais n’a-t-on, aujourd’hui, rien de plus constructif à faire que de ressasser les vieux arguments pour ou contre tel ou tel choix ?
          La norme AFNOR, après bien des discussions qui ont évoqué toutes les raisons de choisir ou de rejeter les diverses solutions possibles, a fixé M., Mme, Mlle, MM., Me, dr, etc… Point final. Aux administrations, aux entreprises, aux imprimeurs, aux publicistes, d’appliquer. Et à l’Education Nationale, de faire connaître aux élèves ce qui doit, en langue française, être appliqué.
          On évoque l’exemple de l’anglais à propos de Mr (qui aurait pu être un choix logique pour le français) ou Mr. . Nous vient-il à l’idée de mettre en cause les choix de l’AFNOR (ou de l’Académie Française) sous prétexte qu’en allemand, espagnol ou italien, on fait comme ceci ou comme cela ?

        • Vincent dit :

          Il y a une petite erreur au début de votre message. L’abréviation anglaise de « mister » est bien « Mr » (sans point).

          Ces abréviations prennent un point en anglais américain (Mr. ou Mrs.), mais pas en anglais britannique. De nos jours, les Britanniques (et les Irlandais) utilisent la même règle qu’en France pour les abréviations: elles ne prennent un point que si elles ne terminent pas par la dernière lettre du mot. Ils écrivent donc Mr (mister), Mrs (mistress) ou Dr (doctor), mais Prof. (professor) ou Col. (colonel).

          La même règle s’applique au « Ms », bien que ce ne soit l’abréviation d’aucun mot (cela désigne juste le statut marital inconnu/incertain d’une femme).

          Pour terminer, je précise qu’il s’agit des règles ACTUELLES. Car au 19e siècle, les habitants des îles Britanniques écrivaient alors Mr., Mrs. et Dr. avec un point (full stop).

      • Vincent dit :

        Bonjour,

        Ceci est faux. Même si on peut parfois trouver un « Mr. » en anglais US, la langue de Shakespeare ne met pas de point. Et un Britannique, comme la plupart des anglophones, utilisent l’abréviation « Mr », sans point, dérivé de Master.

        L’utiliser en français et donc bien un faux anglicisme.

        Cordialement

        • Sandrine dit :

          Bonsoir Vincent, c’est exact : on abrège « Mister » en « Mr » (sans point) en anglais britannique et en « Mr. » (avec point) en anglais américain.
          Dès lors, pourquoi un francophone écrivant « Mr. » ne pourrait-il pas être influencé par l’abréviation en vigueur outre-Atlantique ? Bonne soirée.

  3. FABRE Julien dit :

    Bonjour, je travaille comme secrétaire administratif pour l’éducation nationale.
    Ma Principale de l’époque m’avait dit (il y a dix ans) d’écrire M. pour Monsieur car Mr signifie Monseigneur.

    • Sandrine dit :

      Bonjour Julien, bonne nouvelle : la recommandation de votre Principale est toujours d’actualité ! En français, « Monsieur » s’abrège en « M. » depuis le début du XXe siècle. Par conséquent « Mr » est soit un archaïsme, soit un anglicisme (abréviation de « Mister »). En revanche, « Monseigneur » s’abrège en « Mgr ». Bonne journée.

  4. MERCKY dit :

    La norme AFNOR définit depuis au moins un demi-siècle les abréviations Mlle, Mlles, Mme, Mmes, M. et MM. Si l’Education Nationale et ses enseignants, tout comme les fonctionnaires ou autres agents de grandes sociétés (telles qu’EdF, SNCF) avaient systématiquement appliqué cette règle, tous les petits Français l’auraient acquise par apprentissage ou par absorption visuelle.
    Il en est de même pour les abréviations des unités (km, h, mn, s, km/h, kW, etc…) ou les n° internationaux du téléphone [+33 (0)x xx xx xx xx].
    Au lieu de simplement diffuser et appliquer une règle établie et qui est acceptable sur le plan de la logique, nous passons du temps à gloser sur des justifications dignes de celles sur le sexe des anges, et à vouloir corriger un défaut par un autre non moins grave.

    • Sandrine dit :

      Bonsoir, vous avez raison, l’usage a parfois du mal à se conformer à la règle, le plus souvent par manque de clarté. Il faut dire qu’il n’est pas toujours simple de s’y retrouver. Vous citez « l’Education Nationale », or Grevisse préconise de ne mettre une majuscule qu’au nom et non pas à l’adjectif ; de plus l’Académie française exige que l’on accentue les majuscules car « en français, l’accent a pleine valeur orthographique ». Suivant cette logique, il faudrait écrire « l’Éducation nationale ». Pourtant, le journal Le Monde a pris la liberté d’écrire « éducation nationale  » entièrement en minuscules ! Les petits (et les grands) Français ont de quoi être perdus, n’est-ce pas ? De même, pour les acronymes, l’usage est souvent incertain ; pour preuve, vous abrégez « Électricité de France » par « EdF », alors que le groupe se présente lui-même, notamment sur son site internet, comme « EDF ».

      • MERCKY Pierre dit :

        Vous avez raison. Quant aux acronymes, dont j’ai toujours été friand pour ne pas perdre de temps, j’en ai toujours établi une table figée qui soit considérée comme de référence sur le domaine sur lequel j’avais le pouvoir. En dehors de l’esthétique ou d’une hiérarchie de l’importance des mots, je ne suis pas choqué qu’Electricité de France choisisse EDF plutôt qu’EdF (qui a ma préférence) : mais je m’insurge contre l’instabilité ou le manque de décision claire et affichée des changements.
        Je ne suis pas opposé à l’accentuation des lettres capitales (certaines langues, comme le hongrois par exemple l’impose), mais si c’est la règle, les moyens de l’appliquer aisément doivent suivre (claviers).
        Pour moi, Education nationale (l’institution) et éducation nationale (nom commun et adjectif) ne veulent pas dire la même chose : c’est là un exemple de capacité de précision d’une langue.
        Je suis par ailleurs outré par le franglais injustifié : si toutes les institutions officielles utilisaient, et l’Education nationale enseignait, « courriel » (avec son synonyme « mél », plus guère de Français écriraient « E-mail » et ses variantes. Lorsque je parle anglais ou allemand, j’essaie de ne pas le faire trop mal, mais en français, je tiens à appliquer les règles de ma langue maternelle, en particulier parce que je suis alsacien.

        • Chambaron dit :

          Bravo Mercky Pierre !

          Réponse idéale : claire, argumentée, convaincue et irréprochable au niveau de la langue !

          Vous êtes mûr pour la guerre contre cette « bêtise à front de taureau » qui nous harcèle quotidiennement.Vos coups d’épée dans l’eau feront jaillir la Dame du lac, vous serez sans doute adoubé, et vos vaillants estocs compteront double !

          Pour une fois que l’on a ici un chevalier !

          Bien littérairement,
          Chambaron

        • Nicolas dit :

          En ce qui concerne les claviers, une configuration adaptée à la langue française existent (claviers BÉPO). Ils ne sont malheureusement pas la norme, mais libre à chacun de configurer son clavier AZERTY en BÉPO ou d’acheter un clavier imprimé BÉPO (ce que j’ai moi-même fait).

  5. unarkenciel dit :

    Bonjour,
    Vous voudriez-vous, s’il vous plait, m’informer du comment on écrit l’abréviation pour Mesdames, Mesdames et Messieurs.
    Avec tous mes anticipés remerciements.

    • Sandrine dit :

      Bonjour,
      Monsieur s’abrège M. (et non Mr qui est de l’anglais!)
      Madame s’abrège Mme (« me » peut être en exposant)
      Messieurs s’abrège MM. (et non Mrs, abréviation anglaise de Madame !)
      Mesdames s’abrège Mmes (« mes » peut être en exposant)
      Bonne journée et à bientôt

  6. Courouve dit :

    Mr ou M. ?

    En plus de ce que signale l’expert, risque de confusion avec l’initiale du prénom, Mr a l’avantage de se situer dans la série Mme, Mlle.

  7. Jean dit :

    Je ne voudrais pas paraître chicaner, il s’agit d’un site d’orthographe française, bien sûr, cependant !

    Cependant, cette phrase : « “Mr” n’est pas l’abréviation de “monsieur”, mais ressemble, le point en moins, à celle de l’anglais “mister” » me paraît contenir une erreur.

    Il n’y a pas de point dans l’abréviation anglaise de “Mister”, qui est “Mr” : les règles d’abréviation — similaires à celles du français — interdisent de les terminer par un point lorsqu’elles sont composées de la première lettre et de la dernière lettre du mot abrévié, comme dans Dr (Docteur).

    Par ailleurs, “Monsieur” pourrait être théoriquement abrévié de la même manière en français (“Monsieur”). Ça réglerait pour certains ce faux problème d’initiale : le contexte permet généralement de déterminer clairement de qui on parle, et il est difficile — grâce à l’accord grammatical — de confondre un homme avec une femme ; dans l’éventualité où ça n’est pas suffisant, on n’élimine pas systématiquement les potentialités d’ambiguïté dans une langue, il y a bien assez de voies alternatives pour exprimer une idée.

    • Erick dit :

      Jean, merci pour votre commentaire. Cependant, je ne vois pas très bien où se situe le problème que vous soulevez.
      Nous avons écrit : « « Mr » n’est pas l’abréviation de « monsieur », mais ressemble, le point en moins, à celle de l’anglais « mister ». »
      Vous avez écrit : « Il n’y a pas de point dans l’abréviation anglaise de “Mister”, qui est “Mr”. »
      Je constate donc que nous sommes d’accord.

      • Marlon dit :

        J’ai pourtant l’impression que vous n’êtes pas d’accord. Il dit que l’abréviation de « mister » en anglais est « Mr ».
        Vous dites que « Mr » ressemble, le point en moins, à celle de l’anglais « mister ».
        Donc pour vous l’abréviation de « mister » en anglais est « Mr. » non ?

        • Sandrine dit :

          Pour mettre tout le monde d’accord, précisions que l’abréviation de « Mister » est « Mr » (en anglais britannique) ou « Mr. » (en anglais américain). En France, « Monsieur » s’est abrégé « Mr » (avec le « r » en exposant et donc sans point) par le passé, avant de laisser la place à « M. ».
          Par conséquent, abréger « Monsieur » en « Mr » ou en « Mr. » constitue un anglicisme et le réduire à « Mr » (avec le « r » en exposant) est un archaïsme.
          Bon week-end.

          • MERCKY Pierre dit :

            Je suis tout à fait d’accord avec Sandrine.
            Et de toute façon, il y a une règle qui est à appliquer : celle qui est définie dans la norme AFNOR.
            Après, on peut discuter à l’infini sur le bien-fondé ou non du choix qui avait été fait par les normalisateurs.
            En attendant la modification éventuelle de la norme, c’est cette dernière qui s’applique et qui doit être appliquée dans les textes en langue française (dont M., Mme, MM., Mmes, Mlle, Mlles et non pas Mr ou Mr., Ms, Mrs, Mrs, etc…).

  8. Thierry dit :

    Bonjour,
    Quelqu’un connaît-il l’origine de l’abréviation « MM » ? Je n’ai pas trouvé grand chose à ce sujet sur le web.
    Néanmoins, un internaute suggère qu’elle viendrait peut-être de « Mes messieurs ». (Mais si c’était le cas on aurait dû écrire CM, « Ces messieurs », quand on ne s’adresse pas directement à eux…)

    Amitiés à tous,

    T.

  9. Karl dit :

    Bonjour,

    Permettez-moi de soulever la question sur la pertinence de l’évocation de cette nuance dans le cadre du jeu (@1fauteparjour). En effet, nous sommes censés trouver la faute… et M. Dewaele lui-même dit que ce n’en est pas vraiment une ! Il s’agit seulement, selon ses termes, d’« une convention typographique ». Feu M. Lacroux affirmait d’ailleurs, dans son ouvrage Orthotypographique, que la meilleure abréviation était bien Mr (avec le r en exposant), n’en déplaise aux défenseurs du « M. ».

    Personnellement, je crois que chercher à éviter les abréviations qui rappellent celles de l’anglais est un choix peu judicieux. Il ne s’agit pas de notre langue, et si l’on devait s’atteler à vérifier l’univocité de chacune de nos abréviations dans quelque langue que ce soit, nous ne serions pas sortis de l’auberge. Certes, mister, mistress & consorts (!) sont des termes que chacun d’entre nous a déjà rencontrés au cours de son existence, et je comprends l’argument de la confusion, mais n’y souscris pas.

    Par habitude, j’écris M., mais je ne pense pas qu’il faille qualifier l’abréviation Mr (et par extension, Mrs) de fautive. 🙂

    • Pascal dit :

      Comme vous mentionnez Bruno Dewaele, champion du monde d’orthographe, voici sa réponse :

      Dire qu’il s’agit là d’une convention typographique souvent bafouée, voire qu’elle ne fait pas l’unanimité parmi les grammairiens, ne signifie en rien que l’on soit autorisé à n’en pas tenir compte ! À cette aune, d’ailleurs, tout serait convention dans notre code orthographique, à commencer par la sacro-sainte règle de l’accord du participe passé conjugué avec l’auxiliaire « avoir » : de nombreuses voix s’élèvent, et depuis longtemps, pour dénoncer son caractère totalement arbitraire… Il n’en reste pas moins vrai que, tant qu’une consigne n’a pas été remplacée par une autre, elle s’impose, et toute graphie qui y contrevient peut alors, à bon droit, être considérée comme une faute… à condition, bien sûr, que l’on ne donne pas à ce vocable une connotation par trop morale ! Voilà deux siècles et demi exactement que « M. » et « MM. » sont les abréviations officielles pour « monsieur » et « messieurs ». On peut le déplorer ; on peut même, pourquoi pas, militer pour leur substituer « Mr » et « Mrs ». Mais il n’appartient à personne de décider, de son propre chef, de ce qui est fondé ou non… À moins, évidemment, de vouloir réduire notre langue à ce que Molière aurait appelé… la cour du roi Pétaud !

  10. mbetissinga ambroise dit :

    Bonjour,
    Mon choix est porté sur votre orgasime, eu égard au fait, de pouvoir réaliser une bonne acquisition de l’orthographe et le libre pouvoir de maîtrise, auquelle que je n’arrive pas. Et espère avoir satisfaction auprès de votre structure de d’encadrement.
    je souhaite une bonne réception.
    Cordialement.

  11. muhr dit :

    félicitation, pour vos méthodes

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