« après qu’il a » ou « après qu’il ait » ?


Erreur couramment commise

Puisqu’on dit « avant qu’il ait mangé », il est tentant de dire, de la même façon, « après qu’il ait mangé » au lieu de « après qu’il a mangé ».

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Règle (comment ne plus commettre cette erreur)

À la différence de « avant que », et quoi que l’on pense souvent, « après que » doit être suivi d’un verbe à l’indicatif et non au subjonctif :

Il fait toujours une sieste après qu’il a mangé.
Mon grand-père faisait toujours une sieste après qu’il avait mangé.
Après qu’il eut mangé quelques petits enfants, l’ogre fit une sieste.

Vidéo


Bruno Dewaele - champion du monde d'orthographeAvis de l’expert –
Bruno Dewaele, champion du monde d’orthographe, professeur agrégé de lettres modernes

Charles Trenet, qui connaissait la chanson, ne s’y était pas trompé en écrivant : « Longtemps, longtemps, longtemps, après que les poètes ont disparu » ! Rien que de très logique : « après que » introduit une action qui a ou aura eu lieu avant celle de la proposition principale, et qui suppose donc l’usage de l’indicatif. Au contraire, l’action qu’introduit « avant que » est, par rapport à cette même principale, encore à venir (« Le mieux est de s’attaquer au mal avant qu’il n’apparaisse »). D’où le subjonctif, mode de ce qui n’est pas réalisé, mais seulement envisagé…

 

Exercices (cherchez les erreurs)

  1. Après qu’il eût fait son service militaire, il ouvrit un commerce.
  2. Après que les lumières se soient éteintes, il quitta les lieux.
  3. Après qu’il aura envoyé le personnel à tous les diables, il se calmera !
  4. Après que chacun ait gagné sa place, le cours commence.
  5. Après que la grève eut été décidée, il se fit un grand silence.
  6. Nous nous montrions plus efficaces après que nous nous étions détendus.
  7. Après que vous ayez rempli le questionnaire, vous le remettrez à l’appariteur.
  8. Tout le monde se tait après que le chef a pris la parole.
  9. Après qu’il eut donné ses ordres, il s’offrit un moment de repos.
  10. Après que le soleil se soit couché, nous rentrons au camp sans tarder.

Réponses

  1. Faux. Il faut écrire : Après qu’il eut fait son service militaire, il ouvrit un commerce.
    À la différence de « avant que », la locution « après que » est toujours suivie d’un temps composé de l’indicatif : ici, le passé antérieur.
  2. Faux. Il faut écrire : Après que les lumières se furent éteintes, il quitta les lieux.
    À la différence de « avant que », la locution « après que » est obligatoirement suivie d’un temps composé de l’indicatif : ici, il s’agit d’un passé antérieur.
  3. Phrase correcte.
  4. Faux. Il faut écrire : Après que chacun a gagné sa place, le cours commence.
    Si la locution « avant que » est suivie du subjonctif, « après que » entraîne nécessairement l’indicatif, ici au passé composé.
  5. Phrase correcte.
  6. Phrase correcte.
  7. Faux. Il faut écrire : Après que vous aurez rempli le questionnaire, vous le remettrez à l’appariteur.
    Dans une proposition introduite par « après que », le verbe n’est jamais au subjonctif. On a affaire ici à un futur antérieur de l’indicatif.
  8. Phrase correcte.
  9. Phrase correcte.
  10. Faux. Il faut écrire : Après que le soleil s’est couché, nous rentrons au camp sans tarder.
    Ce passé composé de l’indicatif est autrement correct que le subjonctif, lequel ne doit pas se rencontrer dans une proposition introduite par « après que ».

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Auteurs :
Bruno Dewaele, champion du monde d’orthographe, professeur agrégé de lettres modernes
Agnès Colomb, auteur-adaptateur, correctrice professionnelle
Pascal Hostachy, cofondateur du Projet Voltaire et de la Certification Voltaire

57 réponses à « après qu’il a » ou « après qu’il ait » ?

  1. sylvie dit :

    Bonjour,
    Que faut il dire : Après vous êtres servi ou bien après vous êtes servi
    Merci pour votre réponse

    • Sandrine dit :

      Bonjour Sylvie, on écrit : « après vous être servi(s) » (singulier si c’est le « vous » de politesse, pluriel si c’est la 2e personne du pluriel) ou « après avoir été servi(s). Bonne journée.

  2. GEIGER Jean-François dit :

    Suite à sa réponse du 23 mai, les interventions de Sandrine s’expliquent.
    Elle a sûrement raison en ce qui concerne les règles écrites actuellement dans les ouvrages de référence.
    Il ne faut cependant pas oublier que l’écriture est une transcription de la parole, alors que la parole n’est pas une transcription de l’écriture. Si  » après que  » pose problème à certains, c’est que le langage d’aujourd’hui lui donne, dans beaucoup de cas, un sens causal ( il signifie  » parce que… alors « ). C’est flagrant avec l’exemple de la gifle !
    Je suis persuadé que la règle suivra le langage, lequel langage est fait pour se faire comprendre des autres, et non pas pour respecter des règles.

  3. stelli tony dit :

    bonjour tout le monde ,
    pourriez vous m’éclairer s’il vous plaît .
    dit on :  » Malgré le fait que depuis hier soir on NE PUISSE PLUS … »
    ou « Malgré le fait que depuis hier soir on NE PEUT PLUS… »

  4. Oscar dit :

    Bonjour,
    Désolé si je dérive un peu par rapport à l’article original, mais c’est le seul que je trouve proche de ma question. Faut-il dire « Je veux bien qu’il ait du mal à s’adapter donc je lui laisse un peu plus de temps. » (au sens « je veux bien admettre ») ou « Je veux bien qu’il a du mal à s’adapter… « ?
    Merci beaucoup d’avance pour votre éventuelle réponse.

  5. jeanne dit :

    Le subjonctif n’est pas seulement utilisé pour exprimer un événement non accompli, on l’emploie également
    dans l’expression de sentiments, l’incertitude etc… et après certaines locutions telles que bien que, quoique, à condition que… et d’autres…
    donc : je suis content + subjonctif
    je ne suis pas certain, je doute, etc… + subjonctif

    Deux verbes au conditionnel sont possibles pour exprimer la condition ou l’hypothèse….

    A vos grammaires ce serait plus simple !

  6. GEIGER Jean-François dit :

    Bon, Sandrine, puisque vous me le demandez si « gentillement », je vais essayer de le faire.
    A très bientôt.

  7. GEIGER Jean-François dit :

    Au début de ce billet, dans le paragraphe  » Règle( comment ne plus commettre cette erreur) »,
    les 3 exemples cités ne prêtent pas à discussion, car il s’agit d’une relation purement de temps entre principale et subordonnée.
    Mais dans l’exemple suivant :  » Je l’ai giflé, après qu’il m’ait insulté  » ,
    « après que  » ne traduit pas une relation de temps, mais de cause.
    C’est pour marquer cette nuance que l’on utilise tout naturellement le subjonctif .
    Il ne s’agit donc pas d’une erreur de langage, mais au contraire d’une précision.
    Il se peut que les puristes de la grammaire ne soient pas d’accord,
    mais les règles doivent s’adapter au langage, surtout lorsque ce dernier apporte un complément d’information.

    • Sandrine dit :

      Bonsoir, je ne suis pas certaine de bien comprendre la distinction que vous établissez.
      Vous écrivez : « Je l’ai giflé après qu’il m’ait insulté ». Or l’action de la subordonnée a bien eu lieu, l’insulte a été proférée si j’ose dire, puisqu’elle a déclenché la gifle ! Il s’agit bien d’une relation de temps (il m’a insulté puis je l’ai giflé) où l’action de la subordonnée s’est réalisée. Dans ce cas, nous sommes bien d’accord pour dire que c’est l’indicatif qui convient, d’où « je l’ai giflé après qu’il m’a insulté ». Bonne soirée et à bientôt !

      • GEIGER Jean-François dit :

        Bonsoir,

        Bon, Sandrine, je vais faire simple :
         » Je l’ai giflé après qu’il m’ait insulté  » veut exprimer :
        « Je l’ai giflé PARCE QU’ qu’il m’a insulté « .
        C’est ce que j’ai appelé une relation de cause.
        Pour moi, le subjonctif sert ici à distinguer cette relation de cause
        d’une relation de temps que traduit habituellement « après que ».
        Pardonnez cet exemple un peu trop frappant !!
        Bonne soirée !

        • Sandrine dit :

          Bon, Jean-François, je vais faire simple aussi !
          «  »Je l’ai giflé après qu’il m’ait insulté » veut exprimer « Je l’ai giflé PARCE QU’ qu’il m’a insulté » » : ça, c’est vous qui le dites 😉
          Je dois veiller à ce que nos lecteurs ne soient pas influencés par des points de vue subjectifs, voilà tout !
          Très belle journée à vous.

          • GEIGER Jean-François dit :

            Bonsoir Sandrine,

            Effectivement, tous les deux, laissons les lecteurs interpréter le sens de mon exemple.
            Petite remarque personnelle : La définition de ce site est un
             » service d’entraînement à l’orthographe « .
            Or, ce billet traite un problème d’utilisation de mode de conjugaison, donc de grammaire et non d’orthographe .
            Si l’on veut affirmer des règles rigoureuses, il ne faut pas le faire dans un cadre défini à peu près .
            Sinon, je trouve ce site intéressant , car il permet
            des échanges au sujet d’une matière qui est malheureusement à la dérive dans l’enseignement.
            A bientôt !

      • christian dit :

        je l’ai giflé après qu’il m’eut insulté

        • GEIGER Jean-François dit :

          Effectivement, le plus-que-parfait s’impose.
          Par contre, il ne faut pas laisser tomber l’accent circonflexe sur le u !

      • christian dit :

        Je l’ai giflé après qu’il m’eut insulté. Le passé antérieur s’impose. Non?

        • Sandrine dit :

          Bonjour, généralement le passé antérieur dans la subordonnée va de pair avec un passé simple dans la principale. Exemple : « Je le giflai après qu’il m’eut insulté. » On peut donc écrire : « Je l’ai giflé après qu’il m’a insulté ». Bonne journée.

          • GEIGER Jean-François dit :

            On voit bien que personne n’est vraiment d’accord, car cela dépend du sens que l’on veut donner à « après que » ( sens temporel ou sens causal), comme je l’ai déjà écrit.
            A ce propos, à quel titre intervient aussi souvent Sandrine ?

          • Sandrine dit :

            Bonjour, « personne n’est vraiment d’accord », dites-vous ? Pourtant, les ouvrages/institutions de référence sont unanimes !
            Larousse : « Après que se construit avec l’indicatif ou le conditionnel (et non avec le subjonctif)… En effet, après que annonce un fait accompli, passé. »
            Le Robert : « La règle veut que la locution après que soit suivie de l’indicatif. L’emploi très fréquent du subjonctif, par analogie avec avant que, est à éviter. »
            Académie française : « À la différence de avant que, qui implique une notion d’éventualité, après que, marquant que l’on considère le fait comme accompli, introduit une subordonnée dont le verbe doit être mis à l’indicatif. »
            En ce qui me concerne, j’interviens sur ce blog en tant que modératrice et animatrice, membre du comité d’experts du Projet Voltaire, formatrice en orthographe et auteur de plusieurs ouvrages sur la langue française.

          • christian dit :

            Bonsoir, distinguons: »généralement je le gifle après qu’il m’a insulté » et « je me souviens ,je l’ai giflé (ou je le giflai, plus élégant effectivement) après qu’il m’eut insulté ». La raison n’est-elle pas antérieure à l’action? Donc pourquoi deux passés composés?

          • Sandrine dit :

            Bonjour, je vous invite à poursuivre ce débat sur notre forum http://www.question-orthographe.fr. Bonne journée.

          • christian dit :

            Rebonsoir, après recherche il me semble que c’est : »je l’ai giflé après qu’il m’a eu insulté », évidemment moins judicieux que « je le giflai après qu’il m’eut insulté.

          • christian dit :

            Bonsoir chère Sandrine, vous n’avez pas répondu à ma question, pourquoi deux passés composés? Un passé surcomposé est antérieur à un passé composé ( se référer aux commentaires du 18 mai et au Bescherelle ). Vive la quadri section capillaire!

          • Sandrine dit :

            Bonsoir, je vous ai déjà invité à prolonger le débat sur notre forum http://www.question-orthographe.fr. Bonne soirée.

  8. Jeanne dit :

    après « après que » pas de doute l’indicatif s’impose….
    éventuellement : un « futur dans le passé » soit le conditionnel :
    j’espérais qu’après qu’il aurait lu ma lettre notre situation aurait été perçue autrement !

    Pour exprimer la condition, deux conditionnels sont admis… C’est le “SI” condition qui n’admet ni futur ni conditionnel…
    par contre pour “SI” intérrogatif c’est possible : “je me demande si (est-ce-que) il serait venu “…
    Nous apprenons les règles grammaticales pour l’épreuve du BC et ensuite, tout semble toléré…
    Ainsi Y et EN ne sont pas utilisés pour des personnes, au BC : “mes vacances j’y pense…. mes amis je pense à eux !
    mes examens j’en parle, mon ami je parle de lui….
    Que dire
    – de l’accord du participe passé avec le COD “en”… Les fleurs je les ai offertes…. mais des fleurs, j’en ai offert….
    – de l’accord des verbes de perceptions – la chanson que j’ai entendu chanter ….par mais la chanteuse que j’ai entendue chanter….
    – pire : l’accord des p. passés des verbles pronominaux… la petite s’est surprise en train de ….
    s’est excusée mais s’est promis de ne pas recommencer !
    (le pronom réfléchi “SE” étant soit direct soit indirect !!!

    what else ?
    que dire des mots anglais dont une bonne partie finit par figurer dans le dictionnaire !

    Ce sont les médias – que nous ne pouvons pas éviter au qutidien – qui s’autorisent à chatier la langue française

    Répondre

  9. Clay dit :

    Je ne m’étais jamais posé la question, et ai toujours fait l’erreur avant de tomber sur cet article… Il faut donc que je reformate ma façon d’aborder cette difficulté. Il me semble que remplacer temporairement « après que » par « quand » soit un moyen de vérifier facilement si la phrase est correcte ou non. Est-ce que cette conclusion est juste?

    ex: « Après que les lumières se soient éteintes, il quitta les lieux. »
    « Quand les lumières se soient éteintes » ne fonctionne pas, alors que « quand les lumières furent éteintes » semble à l’oreille, plus approprié.

    De même que pour confirmer l’accord entre la première partie de la phrase et la deuxième, dans lesquelles les temps doivent s’accorder:

    « Après que le soleil se sera couché, nous rentrerons au camp sans tarder. »

    « Après que le soleil s’est couché, nous rentrons au camp sans tarder. »

    Mais on ne peut pas écrire « Quand le soleil se sera couché, nous rentrons au camp sans tarder. »

    Est-ce que tout cela a du sens? Merci d’avance!

    • GEIGER Jean- François dit :

      La réponse de Clay me semble pleine de bon sens.
      J’ajoute cependant qu’elle n’apporte pas de réponse à mon commentaire , qui était de dire que l’on peut faire suivre  » après que  » du subjonctif, si la relation est causale, par exemple .

  10. GEIGER Jean- François dit :

    Je ne suis pas la logique de Bruno Dewaele ou de Pascal, car elle s’appuie sur une définition partielle du subjonctif.
    Il faut préciser que le subjonctif est un mode grammatical exprimant un fait pensé ou imaginé .
    Un fait passé peut être pensé, quand on veut faire apparaître que la proposition principale existe à cause de ce qui est décrit dans la subordonnée ; alors, ce n’est plus une relation temporelle, mais causale .
    Exemple : Après qu’il m’ait insulté, je l’ai giflé.
    Cet exemple rappelle que la langue sert d’abord à s’exprimer, et que les règles viennent ensuite.

  11. Jerry dit :

    Merci beaucoup pour cette aide rapide, claire et efficace !
    J’avais un petit doute quant à l’utilisation de l’indicatif ou du subjonctif et à présent ce n’est plus le cas.

  12. Charles dit :

    Bonjour ,

    Merci pour cet éclairage , mais un problème demeure : la phrase correcte est très laide . Même si c’est académiquement une erreur, peut-être devrions nous accepter le subjonctif puisque nos oreilles s’y sont habituées et qu’à présent c’est la forme correcte qui coince …

    Bonne journée à tous!

  13. E. dit :

    N’y a-t-il pas une règle qui veut qu’on utilise l’infinitif si le sujet est le même dans les deux parties de la phrase ?
    ex.1 Après avoir fait son service militaire, il ouvrit un commerce.

    • Erick dit :

      Bonjour, il n’existe pas une telle règle. « Après avoir fait » ou « Après qu’il eut fait » se disent tous deux, l’un dans le langage courant, l’autre dans un style plus soutenu.

  14. Dominique dit :

    Est-ce que cette règle s’applique avec « bien que » ?
    « Bien qu’il a mangé ce soir, il a encore faim » ou « bien qu’il ait mangé ce soir… »

  15. bill dit :

    Bonjour, merci pour cet article intéressant.
    Cependant dans la dernière proposition, peut on dire « après que le soleil se sera couché » ?
    Si non pour quelle raison, et pourquoi dans certains cas utilise-y-on le futur et dans d’autres le présent ?

    Merci

    • Erick dit :

      Bonjour Bill, le futur de l’indicatif étant justement un temps à l’indicatif, il peut très bien être employé avec « après que ».
      Ensuite, on emploiera le présent ou le futur en fonction du sens donné à la phrase. Si vous parlez de quelque chose qui n’a pas encore eu lieu, le futur s’impose : « Nous partirons après que le soleil se sera couché ». Si vous parlez de quelque chose qui a déjà eu lieu, c’est le passé qu’il faut utiliser. Regardez nos exemples dans notre billet 😉

      • bill dit :

        Bonjour,
        merci pour cette réponse,
        effectivement pour cet exemple précis, j’aurais eu tendance à mettre toute la phrase au futur, mais avec une deuxième lecture, je comprend tout de même votre exemple.

        Merci

  16. MULLER Daniel dit :

    « Je le coucherai après qu’il a mangé », ou « je le coucherai après qu’il ait mangé »?
    Merci de m’éclairer…

    • Erick dit :

      Daniel, comme l’indique notre article, « après que » doit être suivi d’un verbe à l’indicatif. En l’occurrence, il s’agit du futur dans votre cas : « Je le coucherai après qu’il aura mangé. »

      • MULLER Daniel dit :

        Cher Monsieur,

        Merci de me répondre. En fait j’avais fait moi-même la correction, mais étant en « conflit » avec une « bac+5 » de Français, je voulais être sûr de ne pas me tromper.

        • Erick dit :

          Eh bien, vous ne vous étiez pas trompé… si vous lui aviez bien donné la même réponse que nous et pas l’une de vos deux suggestions initiales :)

  17. Mathieu dit :

    Cette règle s’applique t-elle seulement pour « après que », ou à chaque fois que l’on parle au passé ?

    Pour exemple, faut-il dire:

    – Je suis content que l’on m’ait offert ce jean.
    ou
    – Je suis content que l’on m’a offert ce jean.

    Merci d’avance

    • Alan dit :

      Si j’ai bien compris les règles du subjonctif, il n’y a dans cette phrase pas de raison d’en mettre. Je dirais donc que « Je suis content que l’on m’a offert ce jean ». En effet, le subjonctif exprime un fait inaccompli ou incertain. Par exemple : je ne crois pas que l’on m’ait offert ce jean. Ici le verbe offrir est au passé du subjonctif puisque l’action passée est incertaine et supposée.

      Dans l’exemple « je suis content que l’on m’a offert ce jean », le jean offert est un fait accompli. Le passé composé s’impose donc. La phrase m’écorche un peu l’oreille, mais ça doit être dû à mon utilisation abusive du subjonctif à l’oral.

  18. Dada dit :

    Les deux se disent, non ? L’emploi du conditionnel ne m’apparait pas comme impossible dans cette phrase. Peut on avoir l’avis d’une personne qui explique le pourquoi du comment plutôt qu’une phrase de sophiste type ‘oui, c’est ça’ ou ‘non, ce n’est pas ça’ ?

    • Pascal dit :

      Non, les deux ne se disent pas. Le subjonctif qui suit « après que » est une faute de français. La raison est la suivante : on se place après un événement qui aura réellement eu lieu. Le subjonctif est réservé à des événements qui pourraient ne pas se produire.
      « Avant que » se place avant un événement, donc avec un risque que cet événement ne se produise pas. D’où le subjonctif qui suit « avant que ».

  19. rochel dit :

    Peut-on dire : « il aurait gagné, cela se serait passé autrement » ? Ou faut-il absolument dire : « s’il avait gagné cela se serait passé autrement » ? Merci d’avance pour votre réponse.

    • Erick dit :

      « S’il avait gagné » est la bonne réponse.

      • Mehdi dit :

        Selon ce site, il n’est pas incorrect de commencer une phrase par « j’aurais su, suivi d’une autre proposition.
        http://french.stackexchange.com/questions/6827/peut-on-remplacer-une-proposition-de-condition-par-un-verbe-au-conditionnel

        Exemple : Il a plu durant tout mon séjour à la plage. J’aurais su… [je ne serais pas resté]

        Évidemment, nul doute qu’avec un « si », la phrase devient incorrecte. (si j’aurais su: quelle horreur!)

        D’ailleurs, comme le dit l’auteur de cet article : « il n’est pas interdit de trouver deux conditionnels dans la même phrase, comme dans l’exemple suivant :
        Quand bien même je le saurais, je ne le dirais pas. »

        Qu’en pensez-vous?

        • Mehdi dit :

          De plus, deux citations venant d’auteurs pour le moins connus :

           » Nous serions réduites à la dernière misère, ni moi ni ta fille nous ne te ferions un seul reproche. »

          Balzac, in César Biroteau

           » Françoise, vous seriez venue cinq minutes plus tôt, vous auriez vu passer Mme Imbert […] »

          Proust, in Du côté de chez Swann

          On peut légitimement se permettre d’utiliser cette forme de double conditionnel, si même Balzac et Proust l’utilisent… au moins à l’oral en tout cas.

    • Karl Hichoux dit :

      Un joli germanisme en tout cas ! (l’utilisation de 2 verbes au conditionnel). La forme n’est pas choquante à l’oreille…

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