actualités

Publié le 7 mars 2019

À trancher une bonne fois pour toutes : la féminisation des noms de métiers

Le jeudi 28 février 2019, l’Académie française a indiqué qu’« il n’existe aucun obstacle de principe à la féminisation des noms de métiers ». Pour autant, l’institution se montre prudente. Dans un rapport d’une vingtaine de pages, produit par une commission de quatre académiciens, elle se refuse à « édicter des règles de féminisation », se bornant à « indiquer les limites » des nouvelles formes. Voici ce qu’il faut retenir de ces recommandations. Cas n° 1 : les noms de métiers épicènes = Ils ont la même forme au masculin et au féminin : architecte, artiste, journaliste, juge, secrétaire, comptable, garde, gendarme, diplomate, maire, ministre, peintre, poète,…

Publié le 25 février 2019

Affûter ses carres, faire de la godille, s’emmêler les spatules… Parlez-vous le jargon du ski ?

L’heure des vacances d’hiver a sonné ! Or, pour un certain nombre d’entre nous, « hiver » rime avec « montagne » qui rime avec « neige » qui rime avec… « ski » ! Et comme toute discipline, ce sport d’hiver a son vocabulaire. Que vous soyez pro de la poudreuse ou novice de la glisse, vous apprécierez de pouvoir mettre des mots sur vos techniques et vos sensations. AFFÛTER SES CARRES Les carres, ce sont les arêtes métalliques des skis, situées de chaque côté de la « semelle » (la face du ski en contact avec la neige). Pour permettre d’améliorer l’accrochage des skis dans les virages, surtout quand la…

Publié le 19 février 2019

Orbiting, stashing, stalking, zombieing… Petit traducteur des anglicismes du couple 2.0 (2/2)

Voici la seconde partie de notre dossier consacré au vocabulaire du couple 2.0. Comme les précédents, les anglicismes suivants décrivent de nouvelles façons de draguer ou de vivre une relation amoureuse via les réseaux sociaux. Ces comportements, il faut bien le reconnaître, sont souvent empreints de paresse, voire de lâcheté, de curiosité, voire encore d’intrusion. Vous ne draguez pas en ligne ? Pas de problème, c’est l’occasion d’enrichir votre culture générale ! Orbiting : garder l’autre en orbite Quand on pratique l’orbiting – expression inventée par la blogueuse Anna Iovine – on rompt en pratiquant le silence radio (ghosting), mais on continue à suivre…

Publié le 13 février 2019

Saint-Valentin : comment déclarer sa flamme sans fautes ?

Les récentes études sont formelles : la maîtrise de l’orthographe est un atout pour séduire sur les applications et les sites de rencontres, où le lien se crée d’abord à l’écrit. Corollairement, faire des fautes peut être rédhibitoire pour beaucoup d’entre nous. Or, quel dommage de prendre le risque de passer à côté de sa future moitié à cause d’un verbe mal conjugué ! À l’occasion de la Saint-Valentin, nous vous proposons un « speed dating » avec cinq conjugaisons ! Il faut que l’on se revoie La tournure « Il faut que… », qui traduit la nécessité, impose l’emploi du subjonctif. En effet, vous n’êtes pas…

Publié le 5 février 2019

Breadcrumbing, gatsbying, ghosting, haunting… Petit traducteur des anglicismes du couple 2.0 (1/2)

Rencontrer sa moitié sur un site, sur une application, ou plus généralement sur les réseaux sociaux, est une pratique devenue courante. Or, si la drague en ligne a ses codes, elle a aussi son vocabulaire : des termes assez obscurs qui décrivent de nouveaux comportements amoureux. À l’occasion de la Saint-Valentin, le Projet Voltaire vous propose un dossier spécial pour décrypter huit anglicismes qui caractérisent les couples 2.0. Breadcrumbing : le jeté de miettes Si le terme est récent, la pratique est on ne peut plus classique, à défaut d’être honnête. En bon français, breadcrumbing, peut se traduire par « jeté de miettes »….

Publié le 29 janvier 2019

Chauderon, Bontemps, Poitrine… Ces personnages historiques qui portent bien leur nom

Footballeurs, cyclistes, athlètes, cuisiniers, musiciens… Au Projet Voltaire, nous nous intéressons aux aptonymes célèbres : ces personnalités qui ont un nom bien porté ! Cette fois-ci, nous vous proposons de faire un voyage dans le temps, entre le XVe et le XVIIIe siècle, pour découvrir des aptonymes qui ont marqué l’histoire. Jacques Cœur Négociant et banquier du XVe siècle devenu, en 1436, grand argentier (sorte de ministre des Finances) de Charles VII. Une affaire de cœur (son amour pour Agnès Sorel, favorite du roi) causera sa perte. On lui a pourtant attribué la devise « À cœur vaillant, rien d’impossible ». Michée Chauderon Née en Savoie, cette blanchisseuse fut la…

Publié le 23 janvier 2019

Histoire d’une faute célèbre : « Polisse »

Tout comme Simetierre, titre du film adapté du roman éponyme de Stephen King, le titre du film français Polisse contient une faute d’orthographe volontaire. Et tout comme Simetierre, elle vise à reproduire l’écriture d’un enfant. Ce titre fautif, osé mais complètement assumé, prend tout son sens à la lumière du sujet traité. L’occasion de nous pencher sur l’histoire de cette « faute » célèbre, qui, d’une certaine manière, a contribué au succès du film, marquant durablement les esprits. Oh –ice ou –isse ? En français, il existe des mots en -ice comme « novice », « avarice », « malice », « propice » et des mots en -isse comme « réglisse », « métisse », « saucisse », « esquisse », etc. Les…

Publié le 9 janvier 2019

Auspices ou hospice ? Mite ou mythe ? Ras, rat ou raz ? Révisez les homophones ! (5/5)

L’année 2019 se déroulera-t-elle sous de bons hospices… heu… auspices ? Espérons que la promesse de jours meilleurs ne soit pas un mite… ou plutôt un mythe ! Tout en évitant le raz de marée, ne restons pas au ras des pâquerettes… En ce mois de janvier, nous concluons notre série spéciale « homophones » avec trois nouveaux couples de mots qui s’écrivent différemment mais se prononcent de la même façon. auspices / hospice Le nom auspice vient du latin auspicis, formé de avis (oiseau) et de spicere (examiner). À l’origine donc, l’auspice était le prêtre romain qui prédisait l’avenir en examinant le vol des oiseaux. Désormais…

Publié le 8 janvier 2019

À trancher une bonne fois pour toutes : « le frère à ma mère » ou le « frère de ma mère » ?

Volontairement provocateur, le titre de ce billet invite le lecteur à s’interroger sur le choix de la préposition servant à indiquer l’appartenance. Car cette règle, ou plutôt cette convention, est plus subtile qu’elle en a l’air et permet même quelques écarts. Voici donc les arguments à connaître si vous souhaitez signaler avec tact et délicatesse à votre interlocuteur qu’il emploie « à » là où « de » est de « meilleur usage ». « À » condamné Selon les règles du bon usage, seule la préposition « de » marque l’appartenance. Le fait d’employer « à » dans le même sens est vivement critiqué. La tournure ainsi formée est considérée comme étant…

Père Noël devant la cheminée
Publié le 27 décembre 2018

Participe passé : 5 règles à réviser pendant les fêtes

Au Projet Voltaire, toutes les occasions sont bonnes pour améliorer son orthographe et soigner sa langue. Et ce ne sont pas les fêtes de fin d’années qui vont nous faire déroger à la tradition ! Au contraire, la période est propice à l’envoi de nombreux messages qui peuvent contenir des erreurs, en particulier des erreurs d’accord du participe passé. Qu’à cela ne tienne, ces cinq règles en tête, même le participe passé aura un air de fête !  Le soir du réveillon, les familles se sont réunies.  Le verbe réunir est « occasionnellement pronominal ». Autrement dit, il peut s’employer à la forme simple…

Superman
Publié le 19 décembre 2018

Kryptonite, némésis, sentai… Parlez-vous le langage des super-héros ?

Ah, les super-héros ! Eux aussi, ils ont le vent en poupe pendant la période de Noël. Qu’ils se retrouvent au pied du sapin ou derrière l’écran, impossible de ne pas les remarquer ! Problème : à part Superman, le super super-héros, vous peinez à les distinguer. En fait, vous ne savez pas vraiment ce qu’est un super-héros. Au cas où l’un d’entre eux débarquerait chez vous à la place du père Noël, voici quelques mots de vocabulaire. ALTER EGO  L’alter ego, c’est le super-héros qui se la joue incognito. Le super-héros veille à ce que son alter ego ressemble à Monsieur Tout-le-Monde…

pièce de 2 euros
Publié le 13 décembre 2018

À trancher une bonne fois pour toutes : faut-il mettre un « s » à « euro » ?

Voici une question qui est régulièrement posée sur notre blog : au pluriel, faut-il mettre un « s » au mot « euro » ? Certains défendent l’invariabilité au motif qu’il s’agit d’un symbole et que celui-ci est au singulier sur les billets et les pièces. D’autres assurent qu’il prend la marque du pluriel, comme les autres noms de monnaie. À l’occasion des fêtes de fin d’année, où l’euro va plus que jamais circuler, il est temps de clore le débat ! « Euro » s’écrit sans « s » sur les billets et les pièces  Si vous regardez une pièce ou un billet, vous constaterez que le nom euro apparaît au…

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