Actualités Origine des mots

Panda
Publié le 11 mars 2017

Espèce, glu, qualité… Ces noms féminins qui n’en ont pas l’air !

Poursuivons notre série sur les féminins difficiles. Après les adjectifs comme béni(t), inclus et tabou qui changent bien de forme en changeant de genre, intéressons-nous à ces noms à la « féminité discrète », soit parce qu’ils ne prennent pas de « e » final (et ce n’est pas l’envie d’en ajouter un qui nous manque !), soit parce qu’on s’obstine à les masculiniser. Voici quelques-uns de ces trublions (« trublionnes » n’existe pas !), étymologies et exemples à l’appui. espèce Il ne vous viendrait pas à l’idée de dire que le panda est un espèce en voie de disparition, n’est-ce pas ? Alors pourquoi persistons-nous à faire d’espèce un…

Visage d'homme avec une croix sur la bouche
Publié le 10 mars 2017

Béni(t), inclus, tabou… Quel est le féminin de ces adjectifs ?

La journée du 8 mars a fait des droits des femmes une cause internationale. Et si nous aussi, au Projet Voltaire, mettions le féminin à l’honneur ? Commençons par quelques adjectifs courants qui sont cause de nombreuses erreurs dès qu’il s’agit de changer leur genre. Faut-il ajouter un « e » final ou peut-on s’en passer ? Doit-on aller jusqu’à modifier leur terminaison ? Voici de quoi apaiser vos hésitations ! bénit —> bénite Le verbe bénir a deux participes passés et adjectifs : béni et bénit, qui, au féminin, donnent bénie et bénite. Comment choisir entre les deux ? Avec un « t », bénit(e) se dit de certaines choses…

Jeune fille debout à la fenêtre, de Salvador Dalí
Publié le 1 mars 2017

Inexorable, inexpugnable, inextinguible : les adjectifs en « inex »

Les adjectifs en « inex » ne sont pas des rigolos. Composés des préfixes in- (négation) et ex- (hors), ils expriment tous une forme d’échec, d’impuissance ou de fatalité. Heureusement, avec cette petite mise au point, vous n’aurez plus peur de vous mesurer à eux, d’en saisir le sens exact, et de les employer à bon escient. INEXHAUSTIBLE Plutôt que de dire que quelque chose est « inépuisable », pourquoi ne pas employer son équivalent littéraire : inexhaustible ? On reconnaît dans cet adjectif le verbe latin exhaurire, « vider, épuiser », qui a donné « exhaustif ». S’il existait déjà en moyen français sous la forme inexhaust, il a certainement été…

Lune bleu avec un visage
Publié le 6 février 2017

Petit traducteur des chansons de notre enfance (2/2)

Voici le second volet de notre article consacré aux chansons de notre enfance et à leurs mots énigmatiques. Reconnaissons-le, nous les fredonnions sans toujours bien en comprendre le sens ! Et pour cause : la plupart d’entre elles, à l’origine des marches militaires, datent du XVIIIe siècle et contiennent des termes d’ancien français qui ont depuis disparu ou dont le sens a évolué. Mais il est encore temps de corriger le tir à l’aide de ces nouvelles définitions à transmettre aux jeunes générations. Guérets « Mon beau sapin, roi des forêts, que j’aime ta verdure. Quand par l’hiver, bois et guérets sont…

Enfants dansant la capucine
Publié le 5 février 2017

Petit traducteur des chansons de notre enfance (1/2)

Elles nous ont fait rire et danser, elles ont inspiré nos plus beaux dessins, elles nous ont aidés à trouver le sommeil : ce sont… les chansons de notre enfance ! À l’époque, nous apprenions sagement les paroles sans toujours bien les comprendre. Et pour cause : la plupart d’entre elles, à l’origine des marches militaires, datent du XVIIIe siècle et contiennent des mots d’ancien français qui ont depuis disparu ou dont le sens a évolué. Parce qu’il n’est jamais trop tard, voici la liste non exhaustive des principaux mots qui nous ont échappé. Blonde « Auprès de ma blonde, Qu’il fait bon,…

Publié le 4 février 2017

Du baise-en-ville au va-nu-pieds : ces mots composés à rallonge

En règle générale, les noms composés sont formés de deux éléments : un verbe et un nom (un tire-bouchon), deux noms (un balai-brosse), un adjectif et un nom (une belle-fille)… Mais parfois, ils comportent plus de deux éléments, tous reliés par des traits d’union. Ces noms, également appelés « phrases-mots », sont toujours invariables. Si certains sont passés dans le langage courant, voire populaire, d’autres, plus rares, ont un charme délicieusement désuet. Voici quelques exemples. un baise-en-ville Le nom désigne un petit sac destiné aux effets personnels pour passer une « nuit » hors de chez soi…. À ne pas confondre avec le « je-ne-baise-plus », ruban…

Publié le 3 février 2017

Fuchsia, dahlia et forsythia : trois fleurs issues de noms propres

Le point commun entre les noms « fuchsia », « dahlia » et « forsythia » ? Ils contiennent des « h » et des « y », rendant leur écriture (voire leur prononciation) difficile. Et pour cause, ces trois fleurs tirent leur appellation de noms propres d’origine étrangère, généralement ceux de botanistes. Et si, pour mémoriser leur orthographe, nous commencions par faire les présentations ? Fuchsia / Leonhart Fuchs À la fin du XVIIe siècle, le père Charles Plumier découvre à Saint-Domingue un arbrisseau exotique aux fleurs pourpres qu’il appelle « fuchsia », en mémoire du botaniste allemand Leonhart Fuchs…

Publié le 2 février 2017

L’origine de ces fameuses expressions : « Avoir le béguin »

« Avoir le béguin » signifie être sous le charme d’une personne, en tomber facilement amoureux. Mais qui aurait imaginé que cette expression pouvait trouver son origine dans l’histoire des religieuses ? Utilisée en tant que telle, l’expression date du XVIIIe siècle. Mais pour en comprendre le sens il faut remonter au XIIe siècle. Le Dictionnaire étymologique de la langue française nous indique que le béguin était une coiffe de toile utilisée par les béguines pour se couvrir la tête. Ces femmes étaient des semi-religieuses, qui vivaient en communauté sans pour autant avoir prononcé leurs vœux. Ce mouvement spirituel commença…

Publié le 26 décembre 2016

Apéritif, gourmet, ripaille… 5 étymologies qui mettent en appétit

Qui dit « fêtes » dit « repas de fêtes » ! Le dîner de Noël à peine digéré, il est déjà temps de songer au menu de la Saint-Sylvestre… Et si, entre deux préparatifs, nous révisions quelques étymologies liées au plaisir de la table ? Nous pourrions ainsi placer une anecdote bien choisie entre la poire et le fromage. D’apéritif à ripaille, en passant par assaisonner, couvert et gourmet, voici de quoi se mettre en appétit ! 1- L’apéritif permet d’éliminer Le nom apéritif dérive du verbe latin aperire (un seul « p ») qui a donné « ouvrir ». L’appétit ? Non, les voies d’élimination…

Publié le 24 novembre 2016

Nom ou verbe ? Cinq homophones à distinguer

En français, de nombreux mots se prononcent de la même façon. Seule l’orthographe les différencie. Bien souvent, ces homophones sont des noms, mais il n’est pas rare de rencontrer un nom et un verbe qui se ressemblent presque comme deux gouttes d’eau. Le verbe peut être conjugué ou à l’infinitif. Même s’ils n’ont pas la même nature, ces « faux frères » sont source de confusions. En voici quelques exemples. Arête et arrête Le nom arête vient du latin arista (barbe d’épi) et désignait d’abord la partie fine et longue d’un végétal. Par la suite, l’arête est devenue la tige du squelette…

Publié le 26 octobre 2016

Doublets lexicaux : à l’origine, ce sont les mêmes mots !

Certains mots français, différents par la forme et par le sens, ont la même étymologie : on dit que ce sont des doublets lexicaux. Généralement, un mot latin (ex. : maturus) a donné un premier mot très reconnaissable (mature) et un autre dont la forme a évolué (mûr). Celui qui est le plus proche de la racine latine est appelé « doublet savant », celui qui s’en est éloigné, « doublet populaire ». Voici quelques-uns de ces couples fraternels, liés par une histoire commune. Auguste et août Chez les Romains, le mois d’août se nommait sextilis car c’était le sixième de l’année. Comme il avait reçu les…

Publié le 10 octobre 2016

Non, l’artichaut n’est pas « chaud » ! Ces mots qui nous induisent en erreur

On a toujours une bonne raison de faire une faute d’orthographe ! En effet, nombre de nos erreurs ne sont pas le fruit de l’ignorance. Nous les commettons parce que nous pensons à un autre mot dont la sonorité ou la forme est proche. Ainsi, nous sommes tentés de mettre un « d » à la fin d’artichaut car nous pensons à « chaud », d’écrire « pécunier » (au lieu de pécuniaire) sur le modèle de « financier », d’ajouter un « s » à « souci » pour qu’il ressemble à « souris », etc. Et si nous confrontions les principaux mots concernés avec leurs meilleurs ennemis ? « accord » mais « acompte » Le nom acompte résulte…

Page 1 sur 1212345...12