La Banque de Nouvelle-Calédonie certifie l’orthographe de ses collaborateurs

Partenaire historique du Projet Voltaire, l’université de la Nouvelle-Calédonie accueillera une session publique d’examen du Certificat Voltaire ce samedi 24 juin. Une session un peu particulière puisque parmi les candidats figureront les salariés de la Banque de Nouvelle-Calédonie. Une initiative inédite pour cette entreprise qui souhaite mettre l’accent sur la qualité des écrits de ses collaborateurs.

Créée en 1974, la Banque de Nouvelle-Calédonie compte à ce jour plus de 15 agences sur le territoire et plus de 300 collaborateurs. Ils seront plus de 70 à retrouver les bancs de l’université ce samedi, le temps d’un examen. Pauline Denis, chargée de ressources humaines, nous en dit plus sur cette opération.

Vos collaborateurs passeront le Certificat Voltaire le 24 juin prochain. Quel a été le point de départ de cette initiative ?

Ce sont nos représentants du personnel qui ont soulevé en premier la question de l’orthographe dans notre entreprise. Au cours d’échanges, nous avons constaté qu’un certain nombre de nos collaborateurs rencontraient des difficultés à l’écrit. Nous avons alors réfléchi au rôle que doit jouer l’entreprise face à cette problématique. Le Certificat Voltaire a été évoqué et correspondait à nos attentes. En dehors du fait qu’il s’agit d’un examen officiel, il revêt une dimension ludique, un bon moyen de « dédramatiser » le passage de l’épreuve.

Plus de 70 collaborateurs passeront l’examen. A-t-il été facile de les faire adhérer à cette démarche ?

Tout a été lancé sur la base du volontariat, ils se sont donc inscrits spontanément. Nous n’avons rencontré aucune difficulté pour les faire adhérer au projet. Il n’y a eu aucune restriction concernant le public visé, le passage du Certificat a été proposé à tous nos collaborateurs. Les profils sont donc très hétérogènes. Les candidats sont des commerciaux, des gestionnaires, des agents back-office, des managers, des directeurs…
La préparation à l’examen s’est faite hors temps de travail. Nous souhaitions que cette démarche soit avant tout personnelle et non vécue comme une contrainte. C’est pour cela que nous n’avons pas non plus fixé d’objectif aux candidats. Cela nous permettra de reconduire l’événement dès l’année prochaine si les retours sont positifs.

Quels sont les enjeux de l’orthographe dans votre profession ?

Il s’agit principalement d’un enjeu d’image, c’est très important pour notre clientèle. La banque est un secteur où une relation de confiance doit exister entre le client et nos agents. Il est important de communiquer de façon claire et simple, et sans fautes. Des fautes à l’écrit peuvent complètement discréditer le discours. Nous sommes également de plus en plus sensibles à l’orthographe des candidats. De nombreux CV et lettres de motivation nous parviennent encore criblés de fautes.

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