Actualités Origine des mots

Publié le 4 février 2017

Du baise-en-ville au va-nu-pieds : ces mots composés à rallonge

En règle générale, les noms composés sont formés de deux éléments : un verbe et un nom (un tire-bouchon), deux noms (un balai-brosse), un adjectif et un nom (une belle-fille)… Mais parfois, ils comportent plus de deux éléments, tous reliés par des traits d’union. Ces noms, également appelés « phrases-mots », sont toujours invariables. Si certains sont passés dans le langage courant, voire populaire, d’autres, plus rares, ont un charme délicieusement désuet. Voici quelques exemples. un baise-en-ville Le nom désigne un petit sac destiné aux effets personnels pour passer une « nuit » hors de chez soi…. À ne pas confondre avec le « je-ne-baise-plus », ruban…

Publié le 3 février 2017

Fuchsia, dahlia et forsythia : trois fleurs issues de noms propres

Le point commun entre les noms « fuchsia », « dahlia » et « forsythia » ? Ils contiennent des « h » et des « y », rendant leur écriture (voire leur prononciation) difficile. Et pour cause, ces trois fleurs tirent leur appellation de noms propres d’origine étrangère, généralement ceux de botanistes. Et si, pour mémoriser leur orthographe, nous commencions par faire les présentations ? Fuchsia / Leonhart Fuchs À la fin du XVIIe siècle, le père Charles Plumier découvre à Saint-Domingue un arbrisseau exotique aux fleurs pourpres qu’il appelle « fuchsia », en mémoire du botaniste allemand Leonhart Fuchs…

Publié le 2 février 2017

L’origine de ces fameuses expressions : « Avoir le béguin »

« Avoir le béguin » signifie être sous le charme d’une personne, en tomber facilement amoureux. Mais qui aurait imaginé que cette expression pouvait trouver son origine dans l’histoire des religieuses ? Utilisée en tant que telle, l’expression date du XVIIIe siècle. Mais pour en comprendre le sens il faut remonter au XIIe siècle. Le Dictionnaire étymologique de la langue française nous indique que le béguin était une coiffe de toile utilisée par les béguines pour se couvrir la tête. Ces femmes étaient des semi-religieuses, qui vivaient en communauté sans pour autant avoir prononcé leurs vœux. Ce mouvement spirituel commença…

Publié le 26 décembre 2016

Apéritif, gourmet, ripaille… 5 étymologies qui mettent en appétit

Qui dit « fêtes » dit « repas de fêtes » ! Le dîner de Noël à peine digéré, il est déjà temps de songer au menu de la Saint-Sylvestre… Et si, entre deux préparatifs, nous révisions quelques étymologies liées au plaisir de la table ? Nous pourrions ainsi placer une anecdote bien choisie entre la poire et le fromage. D’apéritif à ripaille, en passant par assaisonner, couvert et gourmet, voici de quoi se mettre en appétit ! 1- L’apéritif permet d’éliminer Le nom apéritif dérive du verbe latin aperire (un seul « p ») qui a donné « ouvrir ». L’appétit ? Non, les voies d’élimination…

Publié le 24 novembre 2016

Nom ou verbe ? Cinq homophones à distinguer

En français, de nombreux mots se prononcent de la même façon. Seule l’orthographe les différencie. Bien souvent, ces homophones sont des noms, mais il n’est pas rare de rencontrer un nom et un verbe qui se ressemblent presque comme deux gouttes d’eau. Le verbe peut être conjugué ou à l’infinitif. Même s’ils n’ont pas la même nature, ces « faux frères » sont source de confusions. En voici quelques exemples. Arête et arrête Le nom arête vient du latin arista (barbe d’épi) et désignait d’abord la partie fine et longue d’un végétal. Par la suite, l’arête est devenue la tige du squelette…

Publié le 26 octobre 2016

Doublets lexicaux : à l’origine, ce sont les mêmes mots !

Certains mots français, différents par la forme et par le sens, ont la même étymologie : on dit que ce sont des doublets lexicaux. Généralement, un mot latin (ex. : maturus) a donné un premier mot très reconnaissable (mature) et un autre dont la forme a évolué (mûr). Celui qui est le plus proche de la racine latine est appelé « doublet savant », celui qui s’en est éloigné, « doublet populaire ». Voici quelques-uns de ces couples fraternels, liés par une histoire commune. Auguste et août Chez les Romains, le mois d’août se nommait sextilis car c’était le sixième de l’année. Comme il avait reçu les…

Publié le 10 octobre 2016

Non, l’artichaut n’est pas « chaud » ! Ces mots qui nous induisent en erreur

On a toujours une bonne raison de faire une faute d’orthographe ! En effet, nombre de nos erreurs ne sont pas le fruit de l’ignorance. Nous les commettons parce que nous pensons à un autre mot dont la sonorité ou la forme est proche. Ainsi, nous sommes tentés de mettre un « d » à la fin d’artichaut car nous pensons à « chaud », d’écrire « pécunier » (au lieu de pécuniaire) sur le modèle de « financier », d’ajouter un « s » à « souci » pour qu’il ressemble à « souris », etc. Et si nous confrontions les principaux mots concernés avec leurs meilleurs ennemis ? « accord » mais « acompte » Le nom acompte résulte…

Bitte d'amarrage
Publié le 4 octobre 2016

Cénobite, jaculatoire, nyctalope : ces mots « coquins » qui ne le sont pas !

Certains mots de la langue française ont des sonorités qui rappellent d’autres mots. C’est ce que le poète argentin Jorge Luis Borges appelle « les sens latéraux ». Qu’on le veuille ou non, notre esprit convoque ces mots aux harmonies voisines, pour produire un effet d’association, souvent léger et cocasse. Sans plus attendre, « éveillons les sens » grâce à une quinzaine de termes qui évoquent, bien malgré eux, le sexe et la sexualité. Bitte Avec ses deux « t », « bitte » est un terme de marine qui nous vient de la langue nordique. C’est la pièce verticale placée sur le pont d’un navire ou sur un…

Publié le 29 septembre 2016

Apogée, échappatoire, hémisphère… Ces noms sont-ils féminins ou masculins ?

Un apogée ou une apogée, un échappatoire ou une échappatoire ? Un hémisphère ou une hémisphère ? Vous séchez ? C’est normal, le genre des noms de la langue française ne répond à aucune logique particulière. Sans compter que certains ont changé en cours de route. La solution ? Mémoriser les exemples les plus courants, parmi lesquels… UN apogée Avec son « e » final, le nom apogée a tout l’air d’être féminin. Détrompez-vous ! On dit « un apogée ». Pour retenir son genre une fois pour toutes, on l’associe à Apollon, dieu grec de la beauté masculine. Bien que terminés par -ée, les…

Publié le 5 septembre 2016

Bayer aux corneilles, faire bonne chère, c’est là que le bât blesse… 5 expressions à bien orthographier… une fois pour toutes !

« Bayer aux corneilles », « faire bonne chère », « c’est là que le bât blesse », une « maison de plain-pied », « par acquit de conscience », ces expressions ont toutes un point commun : elles sont généralement mal orthographiées. Pourquoi ? Parce que nous en avons oublié l’origine et le sens ! C’est pourquoi bayer se confond avec « bâiller », chère avec « chair », bât avec « bas », plain avec « plein », acquit avec « acquis ». Comme souvent, un petit détour par l’étymologie est indispensable pour comprendre et mémoriser la bonne orthographe. Bayer aux corneilles Bayer est un vieux verbe issu du latin batare, fondé sur l’onomatopée bat, jadis utilisée pour reproduire le bruit que l’on fait…

Publié le 3 septembre 2016

Ail, ciel, final… ces mots qui ont deux pluriels

Nous l’avons vu, quelques noms de la langue française ont deux orthographes au singulier, l’une étant la variante de l’autre. Mais ce n’est pas tout ! Certains mots ont également deux pluriels. Ainsi, ail fait « ails » ou « aulx », ciel, « cieux » ou « ciels », final, « finals » ou « finaux ». Comment choisir ? En se fiant au sens ! Avec ces quelques indications, vous saurez en un clin d’œil quel pluriel employer. aïeul : aïeuls et aïeux Le pluriel aïeuls désigne les grands-parents tandis qu’aïeux s’emploie pour ceux dont on descend, c’est-à-dire nos ancêtres, et plus généralement les personnes qui ont vécu dans les siècles passés. C’est la seconde forme qui…

Publié le 23 août 2016

Fosbury, panenka, axel : ces noms de sportifs qui sont devenus des noms communs

Les Jeux olympiques, c’est fini ! Si les athlètes ne sont pas éternels, certains gestes, certaines figures passent à la postérité, inspirant d’autres sportifs. C’est le cas par exemple, du fosbury en saut en hauteur, de la panenka au football et de l’axel en patinage. Ce procédé par lequel un nom propre devient un nom commun est appelé « antonomase ». Voici, pour clore notre série olympique, les antonomases sportives les plus connues ! Athlétisme Le fosbury, également nommé fosbury-flop, est un saut en hauteur en rouleau dorsal. Il tire son nom du sauteur américain Dick Fosbury. Lors des Jeux olympiques de Mexico en 1968, ce…

Page 2 sur 1212345...12