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20 règles de grammaire importantes

Laisser des fautes dans une copie d’examen, un CV ou une lettre de motivation peut coûter cher. Vous ne nous croyez pas ? Consultez donc cette enquête IPSOS réalisée pour le Projet Voltaire en octobre 2021. Elle rappelle que la maîtrise du français – écrit et oral – est devenue l’une des préoccupations majeures des employeurs. Dans ce contexte, pourquoi ne pas prendre un peu de temps pour réviser les règles de grammaire dont on a besoin quotidiennement ou presque ? Nous en avons sélectionné 20 pour vous. La bonne nouvelle : elles sont très simples à mémoriser et vous permettent d’éviter des fautes les plus voyantes.

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Sommaire

    1- « Ils arrivent » : ne pas oublier « -ent »

    Il s’agit sans doute de l’une des erreurs les plus faciles à repérer… et à corriger. On écrit : « ils arrivent » (avec « -ent »). Notez que « -ent » n’est pas l’apanage du présent de l’indicatif. Ainsi, on écrit : « ils disaient » ou « ils faisaient » à l’imparfait.

    2- « Tu manges » : ne pas oublier le « -s »

    Attention à cette particularité ! Certes, ce « -s » à la fin de la deuxième personne du singulier n’est pas très intuitif, mais il ne faut pas l’oublier pour autant. On écrit : « tu manges » au présent de l’indicatif, et on retrouve ce « -s » à d’autres temps. Ainsi, on écrit : « tu mangeras », « tu diras », etc. Attention, il y a des exceptions, notamment « pouvoir » et « vouloir ». On écrit : « tu peux » et « tu veux ».

    3- « Je peux », « tu peux », « il peut »

    Ce « tu peux », ce « tu veux », nous venons d’en parler. Sachez qu’à la troisième personne du singulier, le « x » disparaît au profit du « t ». On écrit donc :

    • Je peux, tu peux, il peut ;
    • Je veux, tu veux, il veut.

    Notez que ce « t » se retrouve à d’autres temps : « il pouvait », « il voulait ». Cependant, même au présent de l’indicatif, la troisième personne du pluriel a d’autres formes : « il rend », « il coud », par exemple.

    4- « Est » ou « et » ?

    Par pitié, ne commettez pas cette erreur-là ! « Est » est le verbe « être » conjugué à la troisième personne du singulier. « Et » est une conjonction de coordination qui indique un ajout. On écrit donc : « Il est dans son bureau » et « Le fromage et le dessert ».

    5- Ferme la fenêtre !

    On l’a dit plus haut, il faut écrire « tu manges », « tu fermes »… avec un « s ». Mais cela ne s’applique pas à l’impératif. En effet, on écrit : « Ferme la fenêtre », « Mange ce qu’il y a dans ton assiette », « Appelle-le ce soir », etc.

    Attention cependant, cela n’est vrai que pour les verbes se terminant par un « e » muet : « laisse », « ouvre », etc. Ainsi, on écrit : « Rends la monnaie » et – pour évoquer un film célèbre – « Prends l’oseille et tire-toi ». Pour les verbes se terminant par un « e », on ne leur ajoute un « s » que s’ils sont suivis de « en » ou « y » : « Penses-y », « Laisses-en un peu ».

    6- Le verbe se termine-t-il par « é » ou « er » ?

    « Il a chanté » ? « Il a chanter » ? Là encore, il s’agit d’une erreur très courante. Il convient de faire attention. La question à se poser est la suivante : s’agit-il d’un verbe à l’infinitif (qui doit se terminer par « -er ») ou d’un participe passé (qui doit se terminer par « -é ») ?

    Pour le savoir, utilisez l’astuce classique : remplacez le verbe par un verbe du troisième groupe, par exemple « prendre ». On écrit : « il a pris », donc il faut écrire « il a chanté ». En revanche, on écrit : « Il a été contraint de chanter ».

    7- Faut-il écrire « a » ou « à » ?

    Voici une autre erreur fréquente. On confond le verbe « avoir » conjugué à la troisième personne (« il a ») avec la préposition « à ». Dans le premier cas, ce « a » est accompagné d’un sujet : « il a », « elle a », « on a ».

    Dans le second cas, ce « à » se trouve souvent avant un lieu, une personne : « J’ai donné les documents à Paul », « Je vais à Strasbourg demain ». Vous avez encore un doute ? Si l’on peut remplacer le mot par « avait », c’est qu’il s’agit d’une forme du verbe « avoir », qui s’écrit donc « a », sans accent.

    8- Nous nous… « amusons » ? « amusont » ?

    On peut être tenté de mettre un « t » à ce « amusons », peut-être parce que l’on pense à « ils sont », « ils vont » ou « ils font », mais c’est bien un « s » qui constitue la terminaison exacte. On écrit aussi « nous aimons », « nous allons », « nous rendons », « nous trouvons », et ce « s » se retrouve à d’autres temps : « nous trouvions », « nous trouvâmes »…

    9- Employer, un employé

    Ne confondez pas le verbe et le nom ! Si l’on doit « employer » quelqu’un, on parle bien d’un « employé ». Alors certes, on écrit « un boucher », « un pâtissier », « un métayer », avec « er ». Mais cela se justifie dans la mesure où, au féminin, on écrit « une bouchère », « une pâtissière », « une métayère »… mais pas « une employère ». Il vous faut donc écrire un « employé » et une « employée ».

    10- Des documents importants

    Attention à l’accord entre l’adjectif et le mot auquel il se rapporte ! On accorde en effet en genre et en nombre. Ainsi, il faut écrire :

    • « la piscine municipale » (féminin singulier) ;
    • « le conseil municipal » (masculin singulier) ;
    • « des conseillers municipaux » (masculin pluriel) ;
    • « des conseillères municipales » (féminin pluriel).

    Attention, l’adjectif s’accorde aussi quand il est placé en apposition : « Centenaires, ces chênes ont, malgré tout, été abattus. »

    11- « Leur » ou « leurs » ?

    « Leur », « leurs »… S’agit-il d’un pronom personnel invariable, d’un déterminant possessif ou d’un pronom possessif ? C’est en fait assez simple.

    • « Leur » est placé devant un nom ? Alors il s’accorde en nombre avec ce nom : « C’est leur voiture. » « Ce sont leurs jouets. »
    • « Leur » est précédé de « le », « la » ou « les » ? Il s’accorde en nombre uniquement : « Ce chien, c’est le leur. » « Ces affaires, ce sont les leurs. »
    • « Leur » est placé devant un verbe ou un auxiliaire ? Alors il demeure invariable. « Je le leur dis. », « Je leur ai parlé. »

    12- Une qualité, l’amitié… mais une députée

    Il y a des noms féminins auxquels on serait tenté de mettre un « e », mais il ne faut pas. C’est le cas de « amitié », « qualité », « possibilité », « sécurité »… en fait, tous les noms qui se terminent par « -té » ou « -tié ». Attention : il y a des exceptions : « butée », « compotée », « députée », « dictée », « jetée », « montée », « nuitée », « pâtée », « portée », « potée », « remontée », « tétée », « tripotée », ainsi que les noms exprimant un contenu : « assiettée », « brouettée », « pelletée », etc.

    13- « Tous les » ou « tout les » ?

    C’est assez simple, on doit écrire :

    • « tous » avec un « s » devant un nom masculin au pluriel : « tous les matins » ;
    • « toute » avec un « e » devant un nom féminin singulier : « toute la journée » ;
    • « toutes » avec « es » devant un nom féminin pluriel : « toutes les semaines » ;

    Attention, la règle est un peu plus complète que ça… Consultez notre règle détaillée sur le sujet.

    14- « Je vérifierai » ou « je vérifierais » ?

    Il y a une différence entre le futur et le conditionnel : le premier est certain, le second ne l’est pas. Cette faute est de plus en plus commune, sachez l’éviter !

    • « Je ferai » : c’est une certitude. « Je ferai cela demain. »
    • « Je ferais » : cela est soumis à une condition exprimée à l’imparfait. « Je ferais cela si j’avais le temps. »

    Prenez donc garde de bien distinguer la conjugaison du futur et du conditionnel.

    • Futur : je vérifierai, tu vérifieras, il vérifiera, nous vérifierons, vous vérifierez, ils vérifieront.
    • Conditionnel : je vérifierais, tu vérifierais, il vérifierait, nous vérifierions, vous vérifieriez, ils vérifieraient.

    Attention, si la condition est exprimée au présent, il ne faut pas mettre le conditionnel mais le futur : « Si j’ai le temps, je vous aiderai. « 

    15- Accorder le participe passé… la grande question !

    Voici revenir cette hantise née sur les bancs de l’école… Doit-on, ou non, accorder le participe passé ? Pas de panique, c’est très simple. Commencez par vous poser une question : êtes-vous en train d’utiliser l’auxiliaire « être » ou l’auxiliaire « avoir » ?

    • Avec l’auxiliaire être, on accorde le participe passé avec le sujet : « Ils sont allés à la piscine. »
    • Avec l’auxiliaire avoir, on n’accorde pas le participe passé avec le sujet, mais avec le COD, s’il est placé avant le participe passé : « La souris ? le chat l’a mangée. »

    Ce n’est pas si compliqué. Pour plus de détails sur le participe passé, référez-vous à notre article sur le sujet.

    16- « Conseil » ou « conseille » ?

    Faut-il écrire « conseil » ou « conseille » ? Cela dépend s’il s’agit du nom ou du verbe. On écrit « un conseil » et « je conseille ».

    • Je me permets de te donner un conseil.
    • Je te conseille de partir tout de suite.

    La même règle s’applique notamment avec : « travail », détail », « réveil ». On écrit : « un réveil » et « je me réveille », « un travail » et « je travaille », « un détail » et « je détaille ».

    17- « Si » ou « s’y » ?

    Gare à ne pas confondre « si » ou « s’y » ! Pouvez-vous remplacer le mot qui pose problème par « se » ou « s’» ? Alors il faut écrire « s’y ». Sinon, c’est « si ».

    • Il s’y trouve (on peut écrire « Il se trouve »).
    • Si j’arrive le premier, je m’en occuperai (on ne peut pas écrire « Se j’arrive… »).

    18- « Entretien », « entretiens » ou « entretient » ?

    Là encore, on a affaire à une confusion entre un verbe et un nom.

    • On écrit : « un entretien » (sans « t ») : Je passe un entretien professionnel ce matin. On peut bien entendu écrire « des entretiens » au pluriel.
    • On écrit : « j’entretiens », « tu entretiens » et « il entretient ». Il s’agit du verbe « entretenir ».

    Attention à bien distinguer ces différentes formes.

    19- « Debout » et « Ensemble » sont invariables

    On a parfois envie d’accorder « debout » et « ensemble ». Pourtant, il ne faut pas. On écrit :

    • « Ils sont debout » (et non « debouts ») ;
    • « Ils sont ensemble » (et non « ensembles »).

    Ces deux mots sont en effet des adverbes et non des adjectifs. Ils sont invariables.

    20- « Prêt » ou « près »

    Terminons cette série par une autre bévue courante : la confusion entre « prêt » et « près ».

    • « Prêt » est un adjectif qui s’accorde avec le mot auquel il se rapporte. Il est souvent suivi de la préposition « à » et signifie « préparé à » : « Je suis prête à l’entendre. »
    • « Près » est un adverbe invariable souvent suivi de la préposition « de », qui indique la proximité : « Je suis resté près de lui. »
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