La nouvelle orthographe de 1990 piétine

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La nouvelle orthographe a déjà vingt ans. Rappelons qu’il ne s’agit pas d’une réforme mais d’une liste de propositions d’alternatives à certaines difficultés orthographiques jugées illégitimes. L’exemple le plus connu est « évènement ». Jusqu’en 1990, écrire « évènement » était considéré comme une faute ; il fallait écrire « événement ». Depuis 1990, les deux graphies sont acceptées, validées récemment par les dictionnaires qui font autorité. Le principe de l’action de 1990 est de proposer le choix. Quelques décennies plus tard, il sera temps de voir de quel côté aura penché l’usage et d’entériner comme règles les usages avérés.

Vingt ans plus tard, si « évènement » suit son petit bonhomme de chemin, il n’en est pas de même pour nombre d’autres propositions. La mayonnaise a du mal à prendre. Il s’agit là du grand paradoxe de la francophonie : de plus en plus de francophones sont en délicatesse avec leur langue, mais ils ne suivent guère les tentatives de simplifications, comme l’explique cette dépêche de l’AFP :

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hPSd6kuyRwFnfzvoZxznbm5aoWLw?docId=CNG.9357a59db70fa16f33677bd312a87b7f.601


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