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On vous explique
« Si » est suivi d’un présent ? On aura, dans la proposition qui suit ou qui précède, recours au futur. Pour vous en assurer, remplacez « je » par « nous » :
S’il fait beau, je sortirai. = S’il fait beau, nous sortirons.
« Si » est suivi d’un imparfait ? On aura, dans la proposition qui suit ou qui précède, recours au conditionnel présent, dont la terminaison à la 1re personne du singulier est « ais ». Pour vous en assurer, remplacez « je » par « nous » :
S’il faisait beau, je sortirais. = S’il faisait beau, nous sortirions.
Découvrez également les nuances entre futur ou conditionnel avec notre autre règle : « je ferai ou je ferais ».
Avis de l'expert
Pour peu que « si » soit suivi d’un plus-que-parfait, c’est le conditionnel passé qui est de rigueur : « S’il avait fait beau, je serais sorti. » Il convient, là encore, de ne pas oublier le « s » final, faute de quoi l’on se retrouverait… au futur antérieur ! La substitution ci-dessus recommandée conserve toutes ses vertus dans ce cas de figure : « S’il avait fait beau, nous serions sortis. »
Exercice
- S’il avait le toupet de répliquer, je le remettrai définitivement à sa place.
- Si jamais il vient à m’en parler, je lui ferai part de mon point de vue.
- Je l’aiderais si la chose était en mon pouvoir.
- S’il se confirmait que je n’ai plus la confiance de la direction, je démissionnerai.
- Si tu penses que je dois intervenir, j’interviendrais.
- Si je faisais plus attention, je ferais probablement moins de fautes.
- Je l’apprécierai davantage s’il se montrait plus franc avec moi.
- Si l’on me propose le poste, je ne dirai certes pas non.
- Je ne lui répondrais que s’il insiste lourdement.
- S’il se mettait à pleuvoir, je renoncerais sans doute à cette promenade.
- S’il arrive à temps, je prendrai la voiture comme prévu.
- S’il joue contre moi, je devrai faire de mon mieux, mais cela ne suffira sans doute pas à le battre.
- Faux. Il faut écrire : S’il avait le toupet de répliquer, je le remettrais définitivement à sa place.
L’imparfait de la proposition qui précède (« avait ») entraîne nécessairement un conditionnel présent. À la 1re personne du pluriel, on dirait d’ailleurs spontanément « nous le remettrions ». - Phrase correcte.
- Phrase correcte.
- Faux. Il faut écrire : S’il se confirmait que je n’ai plus la confiance de la direction, je démissionnerais.
C’est le présent du conditionnel qui est de rigueur, pour répondre à l’imparfait (« se confirmait ») de la proposition qui précède. Au pluriel, on dirait : « nous démissionnerions ». - Faux. Il faut écrire : Si tu penses que je dois intervenir, j’interviendrai.
Au présent de la proposition qui précède ne peut répondre qu’un futur simple. À la 1re personne du pluriel, il faudrait écrire : « nous interviendrons ». - Phrase correcte.
- Faux. Il faut écrire : Je l’apprécierais davantage s’il se montrait plus franc avec moi.
Puisque le verbe de la proposition qui suit est à l’imparfait (« se montrait »), le conditionnel présent va de soi dans la principale. Que l’on remplace « je » par « nous », et c’est à « apprécierions » que l’on aurait recours. - Phrase correcte.
- Faux. Il faut écrire : Je ne lui répondrai que s’il insiste lourdement.
Seul un futur simple est à même de répondre au présent (« insiste ») qui suit. Au pluriel, c’est « nous répondrons » qui nous viendrait spontanément sur les lèvres. - Phrase correcte.
- Phrase correcte.
- Phrase correcte.