Lexical Règle d'orthographe Indicatif ou subjonctif : utiliser le bon mode Il n’est pas rare de se poser la question : ce verbe, dois-je le conjuguer à l’indicatif ou au subjonctif ? Cette hésitation est loin d’être anodine, car elle détermine la terminaison du verbe, qui diffère souvent entre les deux modes. Évaluer mon niveau Pour progresser en français, faites le test ! Lancer l’évaluation On vous explique D’abord, il existe une liste de conjonctions qui nécessitent le subjonctif : « afin que », « avant que », « à moins que », « bien que », « de peur que » (ou « de crainte que »), « jusqu’à ce que », « pour que », « pourvu que », « quoique », « sans que » et « à condition que ». Exemple : « Pourvu qu’il ne pleuve pas demain ! » (et non « pleut »). Vous remarquerez qu’« après que » ne figure pas dans la liste, et pour cause, cette conjonction est suivie d’un verbe à l’indicatif. Il y a également un certain nombre de verbes qui sont suivis de « que » et d’un autre verbe conjugué au subjonctif : « attendre », « craindre », « défendre », « demander », « douter », « exiger », « falloir », « interdire », « ordonner », « permettre », « préférer », « regretter », « souhaiter », « vouloir ». Pourquoi ? Parce qu’ils expriment tous une subjectivité : volonté, ordre, interdiction, doute, sentiment ou préférence. Exemples : « Attends qu’il fasse le premier pas », « Il faut absolument que l’on se voie ! » Parfois, il n’y a pas de verbe qui introduit le subjonctif. Exemples : « Qu’elle parte, cela vaut mieux pour tout le monde », « Que la chance vous sourie aujourd’hui ! » Avis de l'expert Sandrine Campese Autrice langue française, créatrice de la mnémographie Ce subjonctif « indépendant » est une tournure soutenue, fréquente dans les textes littéraires, les discours, les formules de vœux ou les ordres à la 3e personne, là où l’impératif est impossible. En effet, « il(s) » et « elle(s) » n’ont pas de forme impérative. Ainsi, « Qu’il(s)/qu’elle(s) vienne(nt) me voir ! » serait l’équivalent, pour la 3e personne, de « Viens/venez me voir ! ». Exercice Souhaitons que la victime ait suffisamment de courage pour témoigner. Je lui ai pardonné après qu’il m’ait présenté ses excuses. Bien qu’il sache pertinemment ce qu’il s’est passé, il préfère garder le silence. Il faut absolument que tu voies le DRH avant son départ en vacances. Pourvu qu’il tienne ses engagements, cette fois-ci ! L’entraîneur exige que tous les joueurs de l’équipe sont présents. La candidate craint qu’elle n’a pas les compétences requises pour ce poste. Pour qu’il comprenne bien les enjeux, il faudrait tout lui expliquer. Je regrette que mon frère peut si rarement se libérer pour voir ses neveux. Qu’il vient d’abord s’excuser, on parlera après ! Réponses Phrase correcte. Faux. Il faut écrire : Je lui ai pardonné après qu’il m’a présenté ses excuses. (On dirait de la même façon « dès qu’il m’a présenté ses excuses ».) Phrase correcte. Phrase correcte. Phrase correcte. Faux. Il faut écrire : L’entraîneur exige que tous les joueurs de l’équipe soient présents. Faux. Il faut écrire : La candidate craint qu’elle n’ait pas les compétences requises pour ce poste. Phrase correcte. Faux. Il faut écrire : Je regrette que mon frère puisse si rarement se libérer pour voir ses neveux. Faux. Il faut écrire : Qu’il vienne d’abord s’excuser, on parlera après ! Auteurs Projet Voltaire Pour cette règle d’orthographe Projet Voltaire : Sandrine Campese, autrice et membre du comité d’experts Projet Voltaire. Mélany Bigot, relectrice.