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« s’il neige, je prendrai mes skis » ou « s’il neige, je prendrais mes skis » ? Futur ou conditionnel ?

Même si les formes « prendrai » et « prendrais » sont homophones, n’employez pas l’une pour l’autre !

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« Si » est suivi d’un présent ? On aura, dans la proposition qui suit ou qui précède, recours au futur. Pour vous en assurer, remplacez « je » par « nous » :

S’il fait beau, je sortirai. = S’il fait beau, nous sortirons.

« Si » est suivi d’un imparfait ? On aura, dans la proposition qui suit ou qui précède, recours au conditionnel présent, dont la terminaison à la 1re personne du singulier est « ais ». Pour vous en assurer, remplacez « je » par « nous » :

S’il faisait beau, je sortirais. = S’il faisait beau, nous sortirions.

Découvrez également les nuances entre futur ou conditionnel avec notre autre règle : « je ferai ou je ferais ».

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Bruno Dewaele - champion du monde d'orthographe Avis de l’expert – Bruno Dewaele, champion du monde d’orthographe, professeur agrégé de lettres modernes

Pour peu que « si » soit suivi d’un plus-que-parfait, c’est le conditionnel passé qui est de rigueur : « S’il avait fait beau, je serais sorti. » Il convient, là encore, de ne pas oublier le « s » final, faute de quoi l’on se retrouverait… au futur antérieur ! La substitution ci-dessus recommandée conserve toutes ses vertus dans ce cas de figure : « S’il avait fait beau, nous serions sortis. »

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Exercices (cherchez les erreurs)

  1. S’il avait le toupet de répliquer, je le remettrai définitivement à sa place.
  2. Si jamais il vient à m’en parler, je lui ferai part de mon point de vue.
  3. Je l’aiderais si la chose était en mon pouvoir.
  4. S’il se confirmait que je n’ai plus la confiance de la direction, je démissionnerai.
  5. Si tu penses que je dois intervenir, j’interviendrais.
  6. Si je faisais plus attention, je ferais probablement moins de fautes.
  7. Je l’apprécierai davantage s’il se montrait plus franc avec moi.
  8. Si l’on me propose le poste, je ne dirai certes pas non.
  9. Je ne lui répondrais que s’il insiste lourdement.
  10. S’il se mettait à pleuvoir, je renoncerais sans doute à cette promenade.
  11. S’il arrive à temps, je prendrai la voiture comme prévu.
  12. S’il joue contre moi, je devrai faire de mon mieux, mais cela ne suffira sans doute pas à le battre.
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Réponses

  1. Faux. Il faut écrire : S’il avait le toupet de répliquer, je le remettrais définitivement à sa place.
    L’imparfait de la proposition qui précède (« avait ») entraîne nécessairement un conditionnel présent. À la 1re personne du pluriel, on dirait d’ailleurs spontanément « nous le remettrions ».
  2. Phrase correcte.
  3. Phrase correcte.
  4. Faux. Il faut écrire : S’il se confirmait que je n’ai plus la confiance de la direction, je démissionnerais.
    C’est le présent du conditionnel qui est de rigueur, pour répondre à l’imparfait (« se confirmait ») de la proposition qui précède. Au pluriel, on dirait : « nous démissionnerions ».
  5. Faux. Il faut écrire : Si tu penses que je dois intervenir, j’interviendrai.
    Au présent de la proposition qui précède ne peut répondre qu’un futur simple. À la 1re personne du pluriel, il faudrait écrire : « nous interviendrons ».
  6. Phrase correcte.
  7. Faux. Il faut écrire : Je l’apprécierais davantage s’il se montrait plus franc avec moi.
    Puisque le verbe de la proposition qui suit est à l’imparfait (« se montrait »), le conditionnel présent va de soi dans la principale. Que l’on remplace « je » par « nous », et c’est à « apprécierions » que l’on aurait recours.
  8. Phrase correcte.
  9. Faux. Il faut écrire : Je ne lui répondrai que s’il insiste lourdement.
    Seul un futur simple est à même de répondre au présent (« insiste ») qui suit. Au pluriel, c’est « nous répondrons » qui nous viendrait spontanément sur les lèvres.
  10. Phrase correcte.
  11. Phrase correcte.
  12. Phrase correcte.

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Auteurs Projet Voltaire :
Bruno Dewaele, champion du monde d’orthographe, professeur agrégé de lettres modernes
Agnès Colomb, auteur-adaptateur, correctrice professionnelle
Pascal Hostachy, cofondateur du Projet Voltaire et du Certificat Voltaire
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Bonjour,
Très bon article.
Par contre avec une amie nous ne sommes pas d’accord :
Si je m’en sors, je le ferais. Je participerais …
ou
Si je m’en sors, je le ferai. Je participerai …
Merci

    Bonjour Léna, tout est expliqué dans l’article… On écrit « Si je m’en sors (présent), je le ferai (futur). » (ou : « Si je m’en sortais (imparfait), je le ferais (conditionnel). ») Bonne journée.

Homophones ? J’ai toujours prononcé je prendrai prendr? et je prendrais prendrè.
Ai-je fait depuis toujours une faute à l’oral ? ?
En tous cas, je n’ai jamais fait la faute à l’?crit ?

    Bonjour Guilhem, j’écrirais « bronzerais » car j’entends « Si j’allais à Malte, je bronzerais ». Si l’on remplace par « nous », le conditionnel semble également plus évident. Bon week-end.

Comment corriger un commentaire quand il se termine dans le commentaire suivant?
Ex. J’ai écrit : l’estraordinaire , j’ai voulu corriger mais le ( x ) s’est inscrit dans le rectangle -commentaire suivant.

une autre erreur que je commets: ou que j’omets? On me dit : Vous n’avez pas terminé votre commentaire, alors
??? que puis-je faire?

Quand je pense que toutes ces règles basiques étaient apprises durant toute l’école primaire! A tel point que la question du « comment » ne se posait même plus!