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« j’ai été » ou « je suis allé » ?

Trop souvent, on entend « elle a été chez le coiffeur » à la place de « elle est allée chez le coiffeur ».

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S’il y a une notion de mouvement, dites plutôt « je suis allé » que « j’ai été ». L’emploi de « être » pour « aller » lorsqu’on le fait suivre d’un verbe à l’infinitif ou d’un complément de lieu relève du langage familier.

Ne dites donc pas :

J’ai été au cinéma voir le dernier Spielberg.
complément de lieu
Ils ont été se plaindre auprès du ministre
infinitif

mais

Je suis allé au cinéma voir le dernier Spielberg.
Ils sont allés se plaindre auprès du ministre.

Découvrez également notre règle : « je le savais » ou « je le savait » ?

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Bruno Dewaele - champion du monde d'orthographe Avis de l’expert – Bruno Dewaele, champion du monde d’orthographe, professeur agrégé de lettres modernes

Cette substitution du verbe « être » au verbe « aller » serait aussi vieille que la langue, et nos classiques ne furent pas les derniers à en faire leurs choux gras. Il n’est d’ailleurs pas indifférent de remarquer que ce qui choque au passé composé est infiniment mieux vécu au passé simple : « Il s’en fut trouver son patron pour lui demander une augmentation » serait presque considéré comme un archaïsme de bon aloi…

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Exercices (cherchez les erreurs)

  1. Elles sont allées acheter ce roman le jour même de sa sortie.
  2. Cette fois, vous êtes allés trop loin !
  3. Il a été chercher des allumettes, et on ne l’a jamais revu.
  4. As-tu été faire les courses, comme je te l’avais demandé ?
  5. Ne suis-je pas allé frapper à sa porte pour lui en parler ?
  6. Es-tu allé en vacances au Portugal, comme chaque année ?
  7. J’ignorais que vous aviez été à Paris pour rencontrer le ministre.
  8. Tous ensemble, nous avons été acheter un nouveau poisson rouge.
  9. Dans cette course, il est allé au bout de lui-même.
  10. Ont-ils été à la messe, ce dimanche ?
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Réponses

  1. Phrase correcte.
  2. Phrase correcte.
  3. Faux. Il faut écrire : Il est allé chercher des allumettes, et on ne l’a jamais revu.
    Dans le langage soigné, il n’est jamais recommandé de remplacer « aller » par « être ».
  4. Faux. Il faut écrire : Es-tu allé faire les courses, comme je te l’avais demandé ?
    Seuls le langage familier et l’oral s’accommodent de la substitution du verbe « être » au verbe « aller ».
  5. Phrase correcte.
  6. Phrase correcte.
  7. Faux. Il faut écrire : J’ignorais que vous étiez allé à Paris pour rencontrer le ministre.
    Le verbe « aller » ne peut être remplacé par le verbe « être » que dans un langage très relâché.
  8. Faux. Il faut écrire : Tous ensemble, nous sommes allés acheter un nouveau poisson rouge.
    Mieux vaut éviter, à l’écrit ou dans le langage soigné, de remplacer le verbe « aller » par le verbe « être ».
  9. Phrase correcte.
  10. Faux. Il faut écrire : Sont-ils allés à la messe, ce dimanche ?
    Dans la langue surveillée, cette tournure est de loin préférable à « ont-ils été ? »

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Auteurs Projet Voltaire :
Bruno Dewaele, champion du monde d’orthographe, professeur agrégé de lettres modernes
Agnès Colomb, auteur-adaptateur, correctrice professionnelle
Pascal Hostachy, cofondateur du Projet Voltaire et du Certificat Voltaire
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Que dois-je penser de cette phrase qui se trouve dans Albertine disparue: « Gilberte s’intéressait à telle femme élégante parce qu’elle avait de superbes livres et des Nattier que mon ancienne amie n’eût sans doute pas été voir à la Bibliothèque nationale et au Louvre… » Proust avait-il commis une erreur ?

    Bonjour NikosKazantzakis95, les (grands) écrivains ont toujours pris des libertés avec la langue et la syntaxe, certains même afin de créer leur propre style. Proust ne fait pas exception. De plus, il y a plus de cent ans, les usages n’étaient pas forcément les mêmes, la langue est en perpétuelle évolution :-). Bonne lecture et bonne journée.

Je ne suis pas complètement d’accord avec ce que vous dites. Même si dire systématiquement « avoir été » pour « être allé » est une faute de relâchement, il y a des cas particuliers où la tournure plus familière est en fait la plus correcte. De dire qu’un paroissien a été à la messe est absolument correct puisque s’il a pu texter pendant la messe il a texté au présent « Je suis à la messe. Rappelez plus tard SVP. » Donc de dire qu’il a été à la messe est on ne peut correct s’il y a assisté jusqu’au bout. Plus généralement si d’un endroit où on est allé pour accomplir quelque chose on est revenu la chose accomplie, dire y avoir été ajoute plus de précision, plus de clarté. C’est cependant qu’on y est encore et que ni la chose promise n’est accomplie ni le retour n’a eu lieu qu’y être allé est l’expression qu’une langue tenue impose. Dire qu’on est allé à l’église peut être dit par Tartuffe puisqu’il y est allé cinq minutes pour en ressortir le plus vite possible avec une connaissance secrète.

    Bonjour Miville, les nuances que vous tentez de soulever sont clairement exprimées avec « aller ». Si je dis que je suis allée à un concert, on comprend bien que je m’y suis rendue et que j’y ai assisté, pas que j’y suis restée 5 minutes. À moins, bien sûr, de le préciser dans la suite du propos. En conclusion, « j’ai été » ne paraît pas apporter une nuance de sens par rapport à « je suis allé ».

Je crois comprendre ce que veulent dire vos collègues. Ils peuvent avoir raison s’ils veulent dire qu’il est resté au bureau tout l’après-midi ce qui, dans ce cas, justifie la tournure : il a été. Par exemple, si vos collègues témoignent lors d’une enquête de police en disant que le suspect a été au bureau pendant cette période de la journée, cela entend qu’il y est resté ?. En revanche, s’il est allé au bureau, rien ne dit qu’il y est resté et son alibi est moins crédible. D’où l’importance d’employer le bon verbe ! ?

    Bonjour Steve-Austin,

    Dans le cas de l’anglais et du néerlandais (que je connais un peu), on emploie effectivement l’équivalent de « j’ai été » dans le sens de « je suis allé », mais c’est parce que l’on fait une distinction qui n’existe pas en français.

    Exemples:
    -He has already been to New York.
    -Il est déjà allé à New York (mais il n’y est plus, d’où l’emploi de « to be » au lieu de « to go »).

    -He has gone to New York.
    -Il est allé à New York (mais il n’en est pas revenu).

Bonjour, je suis d’accord sur absolument tout ce qui est dans l’article, sauf pour l’exemple numéro 7. Il me semble que le verbe être est acceptable selon le contexte : si l’homme était à Paris et qu’il y est resté pour voir le ministre, alors il n’y a pas eu de mouvement. Le mouvement implique le verbe aller, mais pour un complément de lieu, le verbe être est autorisé s’il n’y a pas de mouvement et que l’information porte sur le fait d’exister dans ce lieu de manière ponctuelle.

    Bonjour Tristi, si la personne « va à Paris » pour rencontrer le ministre, c’est bien qu’elle n’habite pas à Paris. Il y a bien la notion de mouvement. Je vous confirme donc la tournure indiquée. De manière générale, vous pouvez nous faire confiance, il n’y a pas d’erreurs dans nos exercices, lesquels sont validés par Bruno Dewaele, professeur agrégé de lettres modernes et champion du monde d’orthographe. Bonne journée.

    Bonjour,
    Dans “sont prises” et “ont été prises” le verbe d’action prendre est conjugué à la voix passive du passé composé.
    La différence est que dans le premier exemple l’auxiliaire “être” est conjugué à l’indicatif présent et dans le second, il est mis au passé composé. Le choix d’un temps ou de l’autre répond à la concordance du temps avec le verbe à mettre à la voix passive.

    Il prend des pommes: prendre est au présent, cela donne au passif: des pommes sont prises.
    “sont” et “prend” sont dans le même temps = l’indicatif présent.

    Il a pris des pommes:
    “a pris” c’est le passé composé, cela donne à la voix passive: les pommes ont été prises.
    “a pris” et “ont été” sont dans le même temps = le passé composé.

    Ici on ne parle plus de la tournure « ont été » employée à la place de « sont allées », mais tout simplement du verbe être conjugué a des temps différents selon le contexte. Il n’est donc plus question d’une tournure familière. Sujet différent ?

Bonjour
Je tombe par hasard sur votre article concernant le verbe aller.
Je défends ce verbe avec ferveur et je hurle chaque fois qu’un journaliste emploie j’ai été au lieu de je suis allé. N’y a-t-il pas la possibilité de leur faire remonter l’information quant à l’existence de ce verbe. Mais ce qui me choque encore plus ce sont les comédiens qui ne remettent pas les pendules à l’heure. Fabrice Luchini récemment lors d’un entretien avec Gilles Bouleau à fait la faute plusieurs fois.
Quand nous aurons sauvé le verbe aller il faudra s’attaquer emmener et emporter. Un vaste programme.
Créons un comité de défense !!

    Bonsoir Martine, c’est ce que nous tâchons de faire au Projet Voltaire, promouvoir le bon usage. Néanmoins, il est fort probable que ces tournures, qui choquent notre oreille, finissent par se lexicaliser… C’est également le cas de l’indicatif après « après que » (« après que je sois venu ») ou de « amener » à la place de « apporter » (« amène-moi le sel »), tellement courantes qu’on en oublie la tournure correcte (et logique !)… Bonne soirée.

    Je suis tellement d’accord avec vous !!!
    Je trouve honteux que l’on doivent laisser « se lexicaliser » les tournures, comme le craint Sandrine Campese, et courber l’échine, parce que certains estiment que ce sera plus simple ! Mais où va-t-on !? Le respect de notre langue se meurt avec elle ?

      Bonjour Nynomis, disons que « j’ai été » au sens de « je suis allé » est si couramment employé à présent qu’on ne peut plus totalement l’ignorer… On ne peut que déconseiller fortement cette tournure qui appartient à la langue familière. C’est le sens de notre règle. Bonne journée.

Pour être plus précis, vous dites :

S’il y a une notion de mouvement, dites plutôt « je suis allé » que « j’ai été ».
L’emploi de « être » pour « aller » lorsqu’on le fait suivre d’un verbe à l’infinitif ou d’un complément de lieu relève du langage familier.

La première phrase nous dit d’employer « être » et « aller ».
La seconde nous dit que l’emploi de « être » et « aller » révèle du langage familier.
Donc qu’elle est la tournure en langage courant ou soutenu ?

    Bonjour Question, je ne comprends pas bien ce que vous voulez dire. La première phrase ne dit pas d’employer « être » et « aller », elle dit d’employer « aller » (et non « être ») pour exprimer le mouvement. Sinon, cela relève du langage familier. Est-ce plus clair pour vous ainsi ? Bonne journée.

Il me semble que vous passez un peu vite sur la question de la notion de mouvement. Grammaticalement, la forme « avoir été » n’est pas incorrecte. Ce qui est incorrect, c’est
1/ de l’utiliser avec le sens de « être allé » plutôt que de « s’être trouvé »; et
2/ de l’utiliser suivi d’un infinitif comme dans « il a été chercher des allumettes » (effectivement, il suffit de conjuguer cette phrase à un autre temps, par exemple au futur, pour voir qu’elle est grammaticalement incorrecte).

Ce que personnellement, je ne parviens pas à savoir, par contre, c’est si cette forme abusive d’usage de la langue porte un nom, et lequel.

    Je suis d’accord avec Camion, cet article n’aborde qu’un versant de la question, car quand je dis « Cette nuit, mon fils a été malade », la tournure employée est correcte. Il suffit de l’employer à bon escient. « A été » n’est pas à bannir définitivement de son langage. Ensuite, de là à savoir si cette erreur de langage précise porte un nom, je ne crois pas.

      Bonjour Paprikat, il va de soi que cette règle concerne l’emploi de « j’ai été » s’il y a une notion de mouvement ! Cela est bien précisé dans la règle que je vous invite à relire. Bonne journée.

      Evidemment que l’on dit « il a été malade » et non « il est allé malade. En même temps il ne s’agit pas d’un mouvement dans le fait d’être malade mais d’un état. Votre remarque n’a aucun sens. L’article parle de l’utilisation du verbe être pour le fait de se déplacer/d’aller quelque part.

        Bonsoir Rémi, votre réponse est correcte, mais nul besoin d’être désagréable à l’endroit de Paprikat (« Votre remarque n’a aucun sens »). Comme disait Einstein, « Il n’y a pas de question idiote, seulement une réponse idiote. » Bonne soirée.

    Bonjour Jean971, merci de l’intérêt que vous portez au Projet Voltaire (sans « s »;-). Il vous suffit de vous inscrire sur notre site http://projet-voltaire.fr. Vous pourrez tester nos différents modules d’entraînement. Si vous souhaitez revoir les bases de l’orthographe et de la grammaire, « Les Fondamentaux Campus » devrait vous correspondre. Bonne découverte !

    Bonjour, je vous confirme que dans la langue soignée, on dit « aller chez le coiffeur ». Si vous tenez à employer la préposition « à », vous pouvez dire « aller au salon de coiffure ». Bon 1er mai !

Dans « Le bal des sceaux  » de Balzac, on lit ce passage :

Le roi lui répondit, de sa petite voix aigrelette : —  Amicus Plato, sed magis amica Natio. Puis, quelques jours après, il régala son ami Fontaine d’un quatrain assez innocent qu’il appelait une épigramme, et dans lequel il le plaisantait sur ses trois filles si habilement produites sous la forme d’une trinité. S’il faut en croire la chronique, le monarque avait été chercher son bon mot dans l’unité des trois personnes divines.

….

le monarque avait été chercher, est-elle correcte ??

    Bonjour, comme indiqué dans notre règle « je suis allé » est préférable à « j’ai été », tournure familière. On aurait attendu de Balzac qu’il écrive « le monarque était allé chercher ». Mais les écrivains ont toujours pris de grandes libertés avec notre langue, et peut-être qu’au XIXe siècle, la formule était acceptée. Bon week-end.

Bonjour,

Vous dites bien que cette règle est apliquée aux notions de mouvement. Alors, dans la phrase « j’ai été en France » il n’y a pas à mon avis le même aperçu, car il s’agit d’une action commencée et finie. Il faudrait donc dire « je suis allé en France »? Or, que se passe-t-il dans les phrases où l’on emploie le pronom « y » comme « j’y ai été »?

Désolé pour les fautes comises j’en fait toujours beaucoup!

Merci!

Bonjour,
Il me semble que l’article de Veronique du 25 février introduit une nouveauté. En ceci, il ne manque pas d’intérêt bien qu’il n’ait pas fait l’objet d’une réponse de la part de nos experts.
Que pensent ces derniers de cette assertion j’ai été… est correcte si l’on peut remplacer par je suis… ?

    Bonjour Paul, toutes les réponses sont dans l’article : la notion de mouvement qui appelle le verbe « aller », l’emploi de « être » comme relevant du langage familier, une substitution qui ne date pas d’hier (mais ce n’est pas parce que certains écrivains prennent des libertés avec le français qu’il faut les imiter !). En résumé, préférer la forme « je suis allée » à « j’ai été » est à la fois plus logique au regard du sens et plus correct au regard du style. Bonne journée.

Claude

Entièrement d’accord avec le premier commentaire l’expert
Vous seriez allez à l’école dans « notre temps » vous vous seriez ramassés des ZÉROS à tour de bras en Français
Avec toutes vos tolérances dans tous les domaines vous nous faites une société de nullités ,de » touche à tout » et ne savant ne rien faire,écrire du rap cela fonctionne .Certains courriers que je reçois parfois de sociétés ou entreprises me font honte ,continuez ainsi vous allez droit dans le mur .Bien à vous
Pensez à certains patrons auxquels vous adressez un CV!!!!!!!!

    Apprends la ponctuation avant de critiquer.
    Espace après la virgule, et non avant. Une phrase se finit avec un point. Il y a un espace entre la dernière lettre et le point d’exclamation.

    Et apprends à lire aussi, l’expert indique que c’est une problématique qui a toujours existé. C’est donc qu’il y a toujours eu des erreurs.

    Il faut arrêter avec vos « c’était mieux avant, l’éducation était bonne et les gens savaient écrire ». C’est triplement faux ou de mauvaise foi :
    – Avant, moins de gens avaient accès à l’éducation, et beaucoup ne comptaient pas dessus pour s’en sortir. Il y avait déjà une sélection des meilleurs éléments dès la petite école. Aujourd’hui, c’est une obligation, même pour les moins doués.
    – Avant, il y avait du travail et de bonnes perspectives d’avenir après un BAC. Aujourd’hui, avec un BAC+5 tu touches le SMIC, si jamais tu arrives à trouver du travail. Alors niveau motivation, ce n’est pas vraiment pareil.
    – Avant, vous avez eu la société que vos grand-pères vous ont laissé. Aujourd’hui, les jeunes ont la société que vous leur avez laissé. C’est facile de critiquer. Mais il ne faut pas oublier qu’ils sont votre chair, et le fruit de votre éducation.

    A bon entendeur si jamais tu repasses dans le coin. Moi c’est bon, j’ai appris ma leçon.

      Le français est une langue. Le but d’une langue est de communiquer. Alors si la majorité dit « j’ai été au bureau », cela est donc juste. Le language familier est ce qui est le plus juste car compris par la majorité. Le langage soutenu, c’est juste un truc de ouf pour une monorité des tarés…

        Bonjour Samo, heureusement que ce que dit la majorité n’est pas toujours juste… L’avantage des « niveaux de langage », c’est qu’ils permettent à plusieurs tournures (même grammaticalement discutables) de coexister. C’est donc une ouverture d’esprit. Sachant cela, je ne vois pas trop ce que vous entendez par « ouf » et « tarés », mais c’est votre point de vue (et l’on écrit « minorité »). Bonne journée.

Les formes  » j’ai été » ou « je suis allée », sont toutes deux correctes selon le site néoprofs. En effet, Proust l’employant lui même dans un de ses livres, il dit : « j’ai été avec Albertine à la Raspelière ».
Si au présent tu peux remplacer j’ai été par je suis, c’est correcte. Ex : j’ai été chez le coiffeur, parce que tu peux dire « je suis chez le coiffeur ». Alors que tu ne peux pas dire « j’ai été pique-niquer » car tu ne peux pas dire je suis pique-niquer ». Donc ce sera « je suis allée pique-niquer ». Étudiant l’italien en ce moment, ils ont la même règle concernant cette problématique linguistique (sachant que cette langue est beaucoup plus proche que le français du latin).

    Il est vrai que le passé simple « je fus » semble mieux convenir dans votre exemple (« je fus général dans une vie antérieure ») puisque l’action s’est produite dans un temps défini et n’a pas de conséquence dans le présent. Mais de plus en plus souvent le passé composé concurrence (ou même remplace, spécialement dans la langue parlée) le passé simple pour des faits sans rapport avec le moment de la parole. Ainsi, on rencontre souvent la tournure : « tel grand homme EST NÉ en telle année », plutôt que « naquit ». Par conséquent, la tournure « j’ai été général dans une vie antérieure » ne peut être considérée comme fautive, surtout si cette vie passée a des conséquences dans le présent !

bonjour,

le site Cordial auquel vous renvoyez parfois écrit dans « accord du participe passé »
« *n’en déplaise à quelques puristes qui corrigent systématiquement et à tort « nous avons été » par « nous sommes allés », les deux phrases ont donc des sens différents et sont toutes les deux correctes. Lorsque vous dites « nous sommes allés au spectacle », vous dites que vous vous êtes déplacés jusqu’au lieu du spectacle, non que vous y avez assisté. Lorsque vous dites « nous avons été au spectacle », vous sous-entendez que vous vous êtes déplacés jusqu’au lieu du spectacle et surtout que vous avez assisté à ce spectacle, le verbe être étant un verbe d’état non de déplacement.  »
Que faut-il penser ?

Cordialement
Pauk LANGLAIS

    Bonsoir et merci pour votre commentaire qui nous permet, si ce n’était pas déjà le cas, de lever toute ambiguïté sur cette règle.
    – « avoir été » et « être allé » sont des tournures synonymes (toute distinction de sens est donc superflue);
    – la seule différence est que « avoir été » prédomine dans l’usage familier et « être allé » dans l’usage soigné;
    – néanmoins, au sens figuré, « avoir été » l’emporte largement; ex: « je vais bien mais j’ai déjà été mieux ».

      Je comprends maintenant ce que vous voulez dire, mais Langlais dit quelque chose de pertinent et la justifie.
      Les justifications données ci-dessus sont pas arguments.

      Quelqu’un peut-il donner un exemple où « être allé » et « avoir été » sont des synonymes?

      Peut être c’est largement emporte dans la logique déformée de français, je ne sais pas, mais « aller » et « être » sont des verbes distinctes. Il faut respecter un peu ça, non?

      D’autant plus qu’on peut vouloir dire, par example, «Nous sommes allés au spectacle (ou theatre), mais nous ne avons pas été au spectacle. » .

Bonjour,

« L’emploi de « être » pour « aller » lorsqu’on le fait suivre d’un verbe à l’infinitif ou d’un complément de lieu, relève du langage familier. »

Cette phrase possède à mon sens une faute. Le sujet (« l’emploi… ») est séparé du verbe (« relève ») par une virgule. Ne faudrait-il pas supprimer cette virgule, voire en insérer une autre avant « lorsqu’on » pour former une incise??