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Avis de l'expert
Certains ouvrages semblent incliner à l’indulgence en précisant que la construction pronominale « s’empirer » relève de la langue littéraire. Mieux vaudrait dire qu’elle appartient à la langue classique. Il n’est que trop vrai que Littré lui ouvrait ses pages et qu’elle a survécu jusqu’au XIXe siècle… avant d’accompagner dans sa disgrâce la construction transitive !
Exercice
- Il n’est pas rare que ces états d’anxiété s’empirent pendant la grossesse.
- Les conditions de vie ne cessent d’empirer pour les détenus.
- L’asthme de mon fils s’est sensiblement empiré à l’adolescence.
- Avec l’âge, la surdité a tendance à s’empirer.
- La crise économique n’a fait qu’empirer au cours des derniers mois.
- On ne s’attendait pas que la dépression empirât sous l’effet de ce nouveau médicament.
- Si des mesures ne sont pas prises rapidement, l’inflation risque d’empirer.
- La météo n’est pas fameuse, mais cela risque de s’empirer encore dans les heures qui viennent.
- Dans certains pays, la condition des femmes a plutôt empiré qu’elle ne s’est améliorée.
- On craint qu’en matière de terrorisme les choses n’aillent en s’empirant.
- Faux. Il faut écrire : Il n’est pas rare que ces états d’anxiété empirent pendant la grossesse.
On ne doit plus dire aujourd’hui « s’empirer » ni « empirer quelque chose ». - Phrase correcte.
- Faux. Il faut écrire : L’asthme de mon fils a sensiblement empiré à l’adolescence.
Le verbe « empirer » ne se conjugue plus de nos jours à la forme pronominale. Le « se » qui le précédait ici était donc superflu. - Faux. Il faut écrire : Avec l’âge, la surdité a tendance à empirer.
On ne dit plus aujourd’hui « s’empirer » mais « empirer ». - Phrase correcte.
- Phrase correcte.
- Phrase correcte.
- Faux. Il faut écrire : La météo n’est pas fameuse, mais cela risque d’empirer encore dans les heures qui viennent.
La forme pronominale « s’empirer » n’est plus à conseiller dans la langue d’aujourd’hui. - Phrase correcte.
- Faux. Il faut écrire : On craint qu’en matière de terrorisme les choses n’aillent en empirant.
Le pronom « se » n’est plus indispensable, de nos jours, à la conjugaison du verbe « empirer ».