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On vous explique
Le suffixe « -âtre », avec un accent circonflexe sur le « a », exprime une idée de ressemblance imparfaite ou une nuance péjorative.
- Malade, il a le teint verdâtre.
Attention à ne pas le confondre avec la finale « -iatre », qui signifie « médecin » et qui, elle, ne prend pas d’accent circonflexe sur le « a ».
- Pédopsychiatre, pédiatre, etc.
Avis de l'expert
Rien à voir, en effet, entre cette finale-ci, laquelle nous vient du grec iatros, et le suffixe qui précède, issu pour sa part du latin aster. Curieusement, ne se rattache pourtant ni à l’un ni à l’autre le mot idolâtre : ce dernier doit tout au grec latreia, qui s’appliquait au culte d’un dieu. C’est par le plus grand des hasards que l’on retrouve la nuance péjorative propre au suffixe -âtre, l’adoration, on le sait, confinant presque toujours à l’excès !
Exercice
- Cette jeune fille succombe au charme de n’importe quel bellatre.
- Les experts psychiatres ont déclaré l’accusé irresponsable.
- La saveur douceatre du mets indiqua au goûteur que le plat était empoisonné.
- Une fois retouchée, cette photo semble moins grisatre.
- L’encre du journal a laissé des traces noirâtres sur mes doigts.
- La pollution a recouvert les rideaux d’un voile grisâtre.
- Psychiâtre, il partage son temps entre l’hôpital et son cabinet en ville.
- Dès que je mange des fruits de mer, des boutons rosatres apparaissent sur ma peau.
- Cette robe jaune te donne un teint verdatre.
- La mère décrite dans Vipère au poing est une véritable marâtre.
- Faux. Il faut écrire : Cette jeune fille succombe au charme de n’importe quel bellâtre. Un bellâtre est un bel homme imbu de sa personne. On trouve dans ce mot la nuance péjorative qui indique qu’on a affaire au suffixe « -âtre ».
- Phrase correcte.
- Faux. Il faut écrire : La saveur douceâtre du mets indiqua au goûteur que le plat était empoisonné. « Douceâtre (ou douçâtre) » signifie « d’une douceur fade, insipide ». On trouve dans ce mot la nuance péjorative qui indique qu’on a affaire au suffixe « -âtre ».
- Faux. Il faut écrire : Une fois retouchée, cette photo semble moins grisâtre. « Grisâtre » signifie « qui tire sur le gris ». C’est donc le suffixe « -âtre », qui exprime l’idée d’une ressemblance imparfaite, qu’on trouve dans ce mot.
- Phrase correcte.
- Phrase correcte.
- Faux. Il faut écrire : Psychiatre, il partage son temps entre l’hôpital et son cabinet en ville. Un psychiatre est un médecin spécialiste des maladies mentales. C’est donc la finale « -iatre » (« médecin ») qu’on trouve dans ce mot, et elle ne prend pas d’accent sur le « a ».
- Faux. Il faut écrire : Dès que je mange des fruits de mer, des boutons rosâtres apparaissent sur ma peau. C’est le suffixe « -âtre », qui exprime l’idée d’une ressemblance imparfaite, qu’on trouve dans ce mot. « Rosâtre » signifie en effet « qui est d’un rose peu franc ».
- Faux. Il faut écrire : Cette robe jaune te donne un teint verdâtre.« Verdâtre » signifie « qui tire sur le vert ». C’est donc le suffixe « -âtre », qui exprime l’idée d’une ressemblance imparfaite, qu’on trouve dans ce mot.
- Phrase correcte.