« ils se sont téléphoné » « ils se sont téléphonés » ?

Erreur d’accord du participe passé

On a envie d’accorder « téléphoner » avec le « se » placé avant le verbe et d’écrire « ils se sont téléphonés » au lieu de « ils se sont téléphoné ».

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Règle avec les verbes pronominaux

Les verbes pronominaux se conjuguant avec l’auxiliaire « être », leur participe passé s’accorde le plus souvent avec le sujet :

Elle s’est évanouie.
Ils se sont enfuis.

Certains verbes pronominaux peuvent pourtant avoir un complément d’objet direct. L’accord du participe se fait alors avec celui-ci, à condition qu’il précède le verbe :

Ils se sont lavés. ? Le COD est le pronom réfléchi « se », placé avant le verbe : on accorde le participe passé avec lui.
mais
Ils se sont lavé les mains. ? Le COD est « les mains », placé après le verbe : on n’accorde pas « lavé ».

Le participe passé d’un verbe pronominal reste invariable quand le pronom réfléchi est objet indirect :

Ils se sont parlé, car on parle à quelqu’un.
Elle s’est permis de prendre la parole, car on permet quelque chose à quelqu’un.

De même, le participe passé des verbes « se plaire », « se complaire », « se déplaire » et « se rire » reste invariable :

Elle s’est plu à l’agacer.

Bruno Dewaele - champion du monde d'orthographeAvis de l’expert – Bruno Dewaele, champion du monde d’orthographe, professeur agrégé de lettres modernes

Si les verbes « essentiellement pronominaux », autrement dit ceux qui n’existent qu’à la forme pronominale, s’accordent quasiment toujours avec le sujet (« ils se sont souvenus de cette mésaventure »), les autres, dits « accidentellement pronominaux », se comportent, en matière d’accord du participe passé, comme s’ils étaient conjugués avec l’auxiliaire « avoir » : invariables si leur complément d’objet direct est placé après eux ou s’ils en sont dépourvus, ils s’accordent avec celui-ci s’il les précède (« ils se sont rappelé cette mésaventure » mais « la mésaventure qu’ils se sont rappelée »).

Exercices (cherchez les erreurs)

  1. En guise de réconciliation, ils se sont longuement serré la main.
  2. Elle s’est permis de corriger une faute d’orthographe dans la lettre du patron.
  3. La veste qu’il s’est acheté durant la période des soldes lui va à merveille.
  4. Les convives se sont plu à souligner le savoir-faire de l’hôtesse.
  5. Les tourtereaux se seront souri tout au long de la réunion.
  6. Les orateurs se sont défié du regard avant de monter à la tribune.
  7. De nombreux collègues s’étaient souvenus de la date de son anniversaire.
  8. Les hommes qui se sont succédés à la tête de l’entreprise étaient tous de valeur.
  9. Faute de temps, les négociateurs se seront dits l’essentiel.
  10. Ils se sont ris des pièges qu’on leur tendait.

Réponses

  1. Phrase correcte.
  2. Phrase correcte.
  3. Faux. Il faut écrire : La veste qu’il s’est achetée durant la période des soldes lui va à merveille.
    Le participe passé d’un verbe pronominal doit s’accorder avec son complément d’objet direct s’il est placé avant lui. Qu’a-t-on acheté, ici ? « qu’ », mis pour « la veste », lequel précède bien le participe en question. D’où la marque du féminin singulier à ce dernier.
  4. Phrase correcte.
  5. Phrase correcte.
  6. Faux. Il faut écrire : Les orateurs se sont défiés du regard avant de monter à la tribune.
    Encore un verbe pronominal pour lequel il importe de rechercher un éventuel complément d’objet direct. Qui les orateurs ont-ils défié ? « se », mis pour le masculin pluriel « orateurs ». Voilà qui justifie la terminaison « -és » du participe passé, contraint de s’accorder avec son COD puisque celui-ci le précède !
  7. Phrase correcte.
  8. Faux. Il faut écrire : Les hommes qui se sont succédé à la tête de l’entreprise étaient tous de valeur.
    Il ne saurait être question d’accorder le participe passé d’un verbe pronominal qui n’admet jamais de complément d’objet direct : on succède toujours « à » quelqu’un ! Le pronom « se » qui précède le participe est ici un complément d’objet indirect, qui n’a aucune influence sur son accord.
  9. Faux. Il faut écrire : Faute de temps, les négociateurs se seront dit l’essentiel.
    Que se seront dit les négociateurs ? « l’essentiel » ! Le complément d’objet direct ne peut influer sur l’accord d’un participe passé quand il le suit.
  10. Faux. Il faut écrire : Ils se sont ri des pièges qu’on leur tendait.
    Le participe passé du verbe « se rire », comme ceux des verbes « se plaire », « se déplaire », « se complaire », est toujours invariable.

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Auteurs :
Bruno Dewaele, champion du monde d’orthographe, professeur agrégé de lettres modernes
Agnès Colomb, auteur-adaptateur, correctrice professionnelle
Pascal Hostachy, cofondateur du Projet Voltaire et de la Certification Voltaire
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« Certains éditeurs […] se sont aperçu que nous pouvions toucher […] même au grand public. »
« … Les exactions et les exécutions dont elle s’est rendu coupable… »
J’extrais ces deux phrases d’une revue intelligente et d’une interview par ailleurs tout à fait bien menée et passionnante, car elles ne m’en font pas moins bondir. Il me semble que la première exige « se sont aperçus », et la suivante : « elle s’est rendue »
Dans les deux cas, en effet, il n’y a pas de COD, et le pronom réfléchi n’est ni COD ni COI, en fait sans fonction, fait corps avec le verbe ; donc, accord du participe avec le sujet, n’est-ce pas ?
Si vous me dites que non, je vais penser que je ne comprendrai jamais et m’arracher les cheveux de désespoir, si vous me dites que j’ai raison, je vais être heureuse de penser que je pourrais travailler comme correctrice de presse :))…
Merci :).

Bonjour,

Je suis confus car dans l’exemple 1 c’est écrit : « ils se sont lavé »
et dans l’exemple 2 c’est écrit « ils se sont parlés » avec un s. si on remplace le verbe parler par laver il ne devrait pas y avoir de s non ?
quelqu’un pourrait m’expliquer ?
Merci.

    Bonsoir Mehdi, distinguons ensemble les deux cas :
    1/ Ils se sont lavés. On pose la question : Ils ont lavé qui ? « Se », pronom réfléchi masculin pluriel. Puisque la question est « qui ? », « se » est bien COD. Par conséquent, on accorde le participe passé « lavé » au masculin pluriel d’où « ils se sont lavés ».
    2/ Ils se sont parlé. On pose la question : Ils ont parlé à qui ? À « se », pronom réfléchi masculin pluriel. Puisque la question est « à qui ? », « se » est bien COI. Par conséquent, on n’accorde pas le participe « parlé ».
    En espérant vous avoir éclairé, je vous souhaite un bon week-end !

« ils se sont rappelé cette mésaventure » mais « la mésaventure qu’ils se sont rappelée » :
ça ne devrait pas être « la mésaventure dont ils se sont rappelée » ?

    Bonsoir Léo, je vous confirme qu’on écrit bien « la mésaventure qu’ils se sont rappelée », mais « la mésaventure dont ils se sont souvenus ». Bonne soirée

Bonsoir,

Pourriez-vous m’aider à accorder le participe passé dans la phrase suivante, s’il-vous-plaît?

Elle s’est bien intégré au reste du groupe.

D’ avance merci.

Pas facile la règle de l’accord des verbes pronominaux ! Je ne comprends pas pourquoi dans « Les élèves se sont cotisés pour offrir un beau bouquet à leur institutrice. », phrase extraite d’un excercie du projet Voltaire, il y aurait un « s » à « cotisés » alors qu’on peut cotiser sans se cotiser, donc logiquement pas toujours une utilisation pronominale ; et pourquoi dans les conjugagaisons sur internet de « se cotiser » on n’a pas les mêmes résultats entre « le figaro » et « l’obs » sur un même verbe pour ils se sont cotisé(s) !
Je vous remercie de bien vouloir m’éclairer sur ce sujet.

      Merci, je comprends donc qu’il y aurait une coquille dans la phrase :
      « les éléves se sont cotisé … « (et non pas « és ») car ce n’est pas un verbe pronominal et qui n’a pas de complément d’objet direct (le « se » est un complément d’objet indirect) (on cotise quelques chose pour quelqu’un).
      C’est le site de conjugaison du Figaro qui est avéré.

        Bonsoir FLB, si je vous ai transmis la règle « elle s’est souvenue », c’est pour vous aider à accorder « ils se sont cotisés » :-). En effet, « se cotiser » est ici considéré comme étant « essentiellement pronominal ». Certes, il s’emploie également sans « se », mais dans ce cas il est intransitif, c’est-à-dire non suivi d’un complément (on cotise tout court, on ne cotise pas quelque chose !). À la forme pronominale, il suit donc les mêmes règles d’accord que les verbes essentiellement pronominaux comme « se souvenir ». Bonne soirée

          Bonjour, merci pour vos explications.
          Je comprends qu’on cotise pour la retraite, ou qu’on cotise à la retraite ; mais « se cotiser » accepte-t-il ou non un complément d’objet direct ? Doit on dire « on ne se cotise pas une bonne retraite » ou « on ne se cotise pas pour une bonne retraite ». Je souhaiterais par ailleurs avoir une liste officielle et la plus exhaustive possible des verbes essentiellement pronominaux car je suis incapable de comprendre pourquoi « se téléphoner » est un verbe réciproque ou réfléchi (exemple, chaque fois que je me suis téléphoné à la maison, ça sonnait toujours occupé ! ) alors que « se cotiser » serait quant à lui essentiellement pronominal ; le « serait » à la place de « est » traduit bien ma difficulté de compréhension et le besoin d’une liste exhaustive officielle de ces fameux verbes essentiellement pronominaux.
          Je souhaiterais également qu’il y ait davantage d’excercices sur ce thème dans le projet Voltaire.
          Bonne journée,

Bonjour,

Un énorme merci pour votre site. Le français est une très belle langue.
Pourriez-vous m’aider ? Comment faut-il accorder ?

Je vous les envoies en pièces jointes (il y a plusieurs pièces) ou Je vous les envoies en pièce jointe ?

Merci pour votre réponse.

Bonjour,

Je crois bien qu’il y a une erreur dans la phrase 7 de l’exercice :

« De nombreux collègues s’étaient souvenus de la date de son anniversaire. »

Selon la réponse indiquée, la phrase est correcte, pourtant vous avez bien dit que la participe passé ne s’accorde pas quand il suit le COD, et en l’occurrence ici on devrait pas faire l’accord et on devrait donc écrire « De nombreux collègues s’étaient souvenu de la date de son anniversaire »

Je me trompe ??

Bonjour à tous,
J’ai une petite question dans la phrases suivante: »sur lesquelles vous avez travaillées…. »
Le participe passé ici (travaillées) d’accord en genre et nombre car le COD (lesquelles)est placé avant le verbe.
Est-ce bien correct?
Merci pour votre aide .

très bonne initiative que d’expliquer en ligne la grammaire française.Aussi, j’ai la préoccupation suivante:
certains secteurs se sont vu accorder des privilèges.vu s’accorde -t-il ou non?

Svp dans ces deux phrases l’accord du participe se fait comment Avec justification svp

J’ai récité a mon frère les parole de la chanson dont je t’ai (parler).
Les enfant se sont (habituer) à faire leur lit
Dans la deuxième phrase est ce que on suit La regèle des verbes pronominaux merciiii

    Bonsoir, voici les phrases correctement orthographiées et leurs explications :
    J’ai récité à mon frère les paroles de la chanson dont je t’ai parlé.
    –> Je t’ai parlé DE QUOI ? De la chanson. Chanson étant COI, et non COD, il n’y a pas de raison d’accorder le participe passé au féminin-singulier, d’où « parlé ».
    Les enfants se sont habitués à faire leur lit.
    –> Les enfants ont habitué QUI ? « Se » (c’est-à-dire « eux-mêmes »), COD. Il y a donc accord du participe passé « habitué » au masculin-pluriel, d’où « habitués ».
    Bonne soirée.

Bonjour,

Pourriez-vous m’éclairer sur cette phrase svp ? Doit-on accorder le participe passé du verbe avoir dans l’exemple : « je l’ai eue au téléphone » en parlant d’une personne de sexe féminin ?

Par avance merci pour votre aide.

Bonjour.

Je suis assez indécise quant à la phrase suivante : « Les jours s’étaient succédé ». Y aurait-il un « s », ou cette forme-là est-elle correcte ?
Merci d’avance pour votre réponse.

    Bonjour, la phrase n°8 des exercices répond à votre question.
    « Les hommes qui se sont succédé à la tête de l’entreprise étaient tous de valeur.»
    Il ne saurait être question d’accorder le participe passé d’un verbe pronominal qui n’admet jamais de complément d’objet direct : on succède toujours « à » quelqu’un !
    Le pronom « se » qui précède le participe est ici un complément d’objet indirect, qui n’a aucune influence sur son accord.
    Par conséquent, il faut écrire, comme vous l’avez fait : « Les jours s’étaient succédé ».
    Bon après-midi.

Bonsoir,

Je viens de lire : « C’est une victoire », se sont félicité les trois syndicats.

J’aurais mis un s.

En effet, les trois syndicats ont félicité qui ? se = eux-mêmes, cod placé avant le participe, masculin pluriel > accord.

Une autre analyse me semble possible. On peut considérer que « se féliciter » est un verbe pronominal non réfléchi qui signifie : « se réjouir » – employé sans le pronom réfléchi, donc comme non pronominal, son sens est différent : « complimenter ». Dans « se féliciter », le pronom « se » est sans fonction, fait corps avec le verbe. Donc, accord avec le sujet : « Ils se sont félicités ».

Les deux analyses aboutissent au même résultat !

Quoi qu’il en soit, comme je l’ai dit en commençant, je ne vois pas pourquoi il conviendrait d’écrire ici « se sont félicité (sans s) ».

Qu’en pensez-vous ? Merci.

En tout cas, je ne vois pas pourquoi il faudrait écrire

    Bonsoir Anikam, je vous confirme qu’on écrit bien « Ils se sont félicités ». Ils ont félicité qui ? « Se », pronom COD masculin pluriel placé avant le verbe. Bonne soirée.

      Merci, Sandrine.

      Je suis contente que la faute ne soit pas de mon côté.

      J’hésite toujours avec l’application de cette règle. En fait, même si le doute doit toujours exister sur tout, c’est la seule règle d’orthographe (ou de grammaire) qui me fasse vraiment peur !

      J’espère toutefois que j’hésiterai de moins en moins, que je finirai par bien la maîtriser (à force d’exercice, de lecture ?).

      Bonne soirée.

Je ne suis pas certains d’avoir compris l’exemple numéro 2 :
« Elle s’est permis de corriger une faute d’orthographe dans la lettre du patron. »

Le participe passé est invariable — permis — car on peut dire « Elle s’est permis DE QUOI ? » et donc il y a un COI ? Ne peut-on pas dire « Elle s’est permi QUOI ? » ce qui suggère un COD et donc pas d’accord, non ?

    Bonsoir, voici la règle d’accord des participes passés des verbes occasionnellement pronominaux comme « égratigner »:
    1/Ils se sont égratignés : Ils ont égratigné qui ? Eux-mêmes, représentés par « se »; le pronom « se » est CD et est placé devant le verbe, il y a donc accord avec « se », qui est masculin pluriel comme le sujet ils. On écrira par conséquent : ils se sont égratignés.
    2/Ils se sont égratigné les mains : Ils ont égratigné quoi ? Les mains, COD placé après le verbe, il n’y a donc pas d’accord. On écrira par conséquent : Ils se sont égratigné les mains.
    Bonne soirée.

Bonjour,

Cela fait quelques jours que je me penche sur les règles relatives à l’accord des verbes pronominaux sans parvenir pour autant à en comprendre toutes les subtilités.
Pourquoi doit-on écrire « Elles se sont aperçues de leur erreur » ? S’apercevoir n’est pourtant pas un verbe purement pronominal. Par conséquent on devrait faire l’accord avec le COD : elles ont aperçu quoi ? -> leur erreur (COD postposé donc pas d’accord). En revanche dans « Elles se sont aperçues de loin », l’accord se fait en fonction du COD. Pourquoi cette différence ?

Il en va de même pour le verbe « s’adresser » (verbe occasionnellement pronominal) : J’ai vu qu’il fallait écrire : « Elles se sont adressées au concierge ». Or, il n’y a pas de COD dans cette phrase. Pourquoi y’a t-il donc accord ? En revanche si je dis « Elles se sont adressées des injures », il y a accord et là je comprend car le COD est postposé.

Je me permets de vous soumettre aussi le problème que je rencontre avec le verbe « se permettre » (verbe occasionnellement pronominal). La règle exige que l’on écrive « Elle s’est permis de ranger le salon ». Or le COD est antéposé dans cette phrase (elle a permis qui ? -> Elle). On devrait donc écrire « Elle s’est permise de ranger le salon ».

Par ailleurs, savez-vous où je pourrais me procurer une liste exhaustive de tous les pps invariables (se plaire, se complaire, se mentir, se succéder etc.) ?

Merci de m’éclaircir et bravo pour votre travail.

Bonjour,

Je viens de rencontrer dans un livre cette phrase : « Elles se sont imaginées toutes sortes de choses ».

Il me semble qu’il conviendrait d’écrire : « Elles se sont imaginé toutes sortes de choses ».

En effet, je remplace « être » par « avoir », puis je pose la question : « Elles ont imaginé quoi ? »

Réponse : « Toutes sortes de choses ». C’est le COD.

le COD « toutes sortes de choses » étant placé après le verbe, le participe ne s’accorde pas.

Est-ce que je me trompe ?

    Je reviens…

    J’ai un peu de mal avec les verbes pronominaux non réfléchis.

    « S’imaginer  » en est-il un ? Il semblerait que non, puisque « s’imaginer » et « imaginer » ont le même sens.

    Cependant, le « s' » n’est ni COD ni COI. Il est sans fonction. En ce cas, il s’agirait bien d’un verbe pronominal non réfléchi qu’il faut accorder avec le sujet. Ce qui naturellement fait « imaginées » et non pas « imaginé ».

    Ce n’est pas sûr…

    J’ai l’impression que je m’embrouille. Comment trancheriez-vous ? Quel est le bon accord ? Merci.

        Merci, Sandrine.

        En fait, ce qui importe , c’est de savoir s’il y a un COD dans la phrase et où il est placé. J’ai un peu tendance à compliquer les choses…

        Et j’analyse mal le pronom réfléchi ! je me suis trompée en effet dans l’analyse de « se ». Il n’est pas sans fonction, il est COI : « Elles ont imaginé des choses pour se = pour elles ou pour elles-mêmes » (pour finir, j’avoue que je n’ai pas trouvé toute seule ; on m’a aidée… mais je vais m’entraîner à analyser ces pronoms qui accompagnent ces verbes…) !

        Cependant, cela n’a pas d’intérêt, dans cet exemple, puisqu’en posant la question « qui ? » ou quoi ? », on a tout de suite vu que la réponse, donc le COD, était « toutes sortes de choses », et qu’il était placé après le participe, donc, pas d’accord !

        Je vous souhaite une bonne soirée à vous aussi.

    Bonjour, il suffit de poser la question « Ils ont marié qui ? », « se », mis pour « eux ». L’accord se fait donc au masculin-pluriel avec le pronom « se » qui est COD. Bonne journée.

Bonjour,

Je sais qu’il faut écrire : « Elles se sont servi de légumes à table » et « Elles se sont servies de légumes pour faire la soupe ».

Dans le premier cas, il n’y a pas d’accord parce que le pronom réfléchi « se » placé avant le participe n’est pas COD.

Dans le second, il y a accord avec le sujet parce que le pronom réfléchi « se »placé avant le participe, difficilement analysable, ne l’est pas, en tout cas, comme COD.

Est-ce juste ?

    Bonjour Anikam, il faut en effet distinguer les deux cas, mais les explications sont beaucoup plus simples :
    1/ « Elles se sont servi des légumes à table. » (se servir est ici un verbe occasionnellement pronominal à sens réfléchi : elles ont servi quoi ? des légumes, à qui ? à « se » mis pour « elles » ? pas d’accord)
    2/ « Elles se sont servies de légumes pour faire la soupe. » (se servir est là un verbe pronominal non réfléchi avec le sens de « utiliser » et non de « servir à soi-même » ? accord).
    Bon après-midi !

Bonsoir, comment accorder le participe passé dans cette phrase « – les cambrioleurs se sont joué habilement des services de sécurité.  » Merci d’avance

    Si « nous » représente des hommes ou des hommes et des femmes : nous nous sommes attardés.
    Si « nous » représente uniquement des femmes : nous nous sommes attardées.
    Enfin, si c’est un « nous » de modestie (qui ne représente qu’une seule personne), utilisé dans une préface, par exemple, on écrira : nous nous sommes attardé ou nous nous sommes attardées.
    Bonne soirée.

    Si « nous » représente des hommes ou des hommes et des femmes : nous nous sommes attardés.
    Si « nous » représente uniquement des femmes : nous nous sommes attardées.
    Enfin, si c’est un « nous » de modestie (qui ne représente qu’une seule personne), utilisé dans une préface, par exemple, on écrira : nous nous sommes attardé ou nous nous sommes attardée.
    Bonne soirée.

Bonjour

J’ai un doute sur la façon d écrire correctement la phrase suivante :

Les souvenirs qui nous ont ému
Ou
Les souvenirs qui nous ont émus ?

Dans la mesure où le verbe émouvoir est accidentellement pronominal, l accord avec le sujet n est pas automatique, et le COD est « nous », donc j opte pour la deuxième solution, mais j ai un doute. Merci de m aider à le lever.

S’il vous plaît, est-ce qu’on dit « Nous nous sommes disputé, mon copain et moi » ou « Nous nous sommes disputé(e)s, mon copain et moi? »

Merci!

– lycéen

    Bonsoir, la phrase correcte est « Pierre et Sophie sont des élèves sérieux ». Si vous voulez mettre de l’emphase, vous pouvez également écrire « Pierre et Sophie, CE sont des élèves sérieux. » (avec le pronom démonstratif « ce » et non le pronom personnel « se »). Bonne soirée.

Bonjour et bravo pour ces explications claires.

J’ai un doute sur une phrase : « elles se sont engagées à faire cela » ; « elles se sont engagées » est correct, mais je crains que, du fait du complément « à faire cela », il ne faille pas accorder le participe ; pouvez-vous m’éclairer ?

Merci beaucoup d’avance !

    Bonjour, la réponse est dans la phrase n°10 des exercices. Il faut écrire : « Ils se sont ri des pièges qu’on leur tendait ».
    Le participe passé du verbe « se rire », comme ceux des verbes « se plaire », « se déplaire », « se complaire », est toujours invariable.
    Belle fin de journée.

Bonjour, merci pour cette page!
Mais j’ai encore du mal pour cette phrase:

« Tu t’es disputé(e) avec Amandine ? »
Si on parle à une fille, il faut mettre disputé ou disputée ? Car disputé AVEC qui ?
Je ne sais pas 🙁

Merci!

    Bonjour Killi, merci pour votre message. Pour répondre à votre question, le complément circonstanciel (avec qui ?) importe peu, ce qui compte c’est d’accorder le participe passé « disputé » avec le pronom réfléchi « te » qui joue le rôle d’un COD et qui est placé avant le verbe. Il suffit de décortiquer la phrase : « tu as disputé qui ? » : « te » (féminin singulier) avec Amandine, d’où « Tu t’es disputée avec Amandine ». Bon après-midi !

Bonjour, j’aurais une question : Comment accorder confier dans : « dans les missions qui me seront confié ».
On dit : les missions confiées à qui ? à « me » (COI donc pas d’accord)… ?

La langue française est assez complexe :/

Merci d’avance pour votre réponse.

    Bonjour Christelle,

    Je vous réponds un peu tard. Je pense que vous n’avez pas tout à fait saisi ce qu’est un verbe pronominal. Quand on le conjugue, on a toujours « je me, tu te, il/elle/on se, nous nous, vous vous, ils/elles se » avant le verbe. De plus, « qui » est un pronom relatif qui renvoie à un sujet. C’est le pronom « que » qui renvoie notamment à un COD.

    Donc, dans votre exemple « dans les missions qui me seront confiées », on accorde avec « les missions » car sans le « dans » et le « qui », on a « les missions me seront confiées ». « me » est un pronom COI de 1ère personne alors que « les missions » est un sujet de 3ème personne. Le pronom réfléchi renvoie toujours à la même personne que le sujet.

    Voilà!

Bonjour,
Je n’arrive pas à discerner s’il faut écrire : « ils se sont fait une raison » (règle de réciprocité d’un verbe pronominal) ou « Ils se sont faits une raison » (verbe passif).
Merci de m’éclairer.

    Bonjour Sylvie,
    Si, dans votre exemple, on pose la question « ils ont fait une raison à qui? », « à eux-mêmes », le pronom réfléchi « se » est bien un COI. De plus, le COD « raison » est placé après le verbe. Dans ce cas, le participe passé demeure invariable. Par conséquent, il faut écrire « ils se sont fait une raison ».
    Bonne journée.

Une petite question complémentaire me turlupine.
En effet, en faisant des corrections, je suis tombée sur la phrase : « Ils se sont intéressés ».
Hors, si j’en crois la règle, on s’intéresse à quelqu’un de la même manière que l’on téléphone à quelqu’un.

Je devrais donc écrire : « Ils se sont intéressé » ?

Du coup, j’ai fait un petit tour sur le conjugueur : http://leconjugueur.lefigaro.fr/conjugaison/verbe/se+t%E9l%E9phoner.html et là, c’est le drame ! Ils ont écrit n’importe quoi, on est bien d’accord ?

Cordialement, Dadotiste

    Bonsoir Dadotiste,
    Le verbe « s’intéresser » est intransitif, c’est-à-dire qu’il se construit avec la préposition « à ». Dans votre exemple, « ils » se sont intéressés à quelque chose ou à quelqu’un.
    En outre, il faut bien écrire « ils se sont intéressés », sous-entendu « ils ont intéressé qui ? », « eux » (« se » est le COD placé avant le verbe, donc accord), tandis que « ils se sont téléphoné » sous-entend « ils ont téléphoné à qui ? », à eux (« se » est COI, donc pas d’accord).
    En espérant que cette question ne vous turlupinera plus, je vous souhaite une excellente soirée.

      Merci beaucoup, c’est en effet beaucoup plus clair. =)
      Je pense que cette fois-ci, cela devrait être bon =P Il ne me reste plus qu’à apprendre la liste des exceptions

        Je vous en prie ! Au-delà du fait d’apprendre la liste des exceptions, ayez simplement le réflexe de « décortiquer » la phrase et de vous poser la question « qui/quoi » ou « à qui/à quoi ». Belle journée.

Fiouuuuu Je commence à arriver à comprendre cette règle mais, c’est encore loin d’être gagné…
J’ai également été voir le site de Mamiehiou et s’il a pu m’aider à comprendre ce que vous aviez écrit ici avec des exemples supplémentaire, j’ai trouvé d’autres exceptions sur lesquelles continuer à me prendre la tête…
Autant dire que je n’en ai pas terminé !

Merci encore pour ce précieux site =)

J’en ai un nouveau pour vous:

 » ces garnements se sont criés (ou crié) dessus »?

réciproque ou transitif indirect????

Merci de vos éclaircissements…

Eric

    On ne crie pas quelqu’un, on crie sur quelqu’un. Le « se » placé avant le verbe ne matérialise non pas un COD mais un COI. Donc on n’accorde pas.
    Réponse : ces garnements se sont crié dessus.
    Ce n’est pas plus compliqué que cela.

Les participes passés employés avec les verbes pronominaux ne me posent pas de problèmes. En revanche, j’ai une virulente controverse avec un ami anglais ( manipulant la langue comme peu de français savent le faire) qui m’affirme que: « on se serait bien amusés » est sinon correct, du moins toléré, quand je lui affirme que ON étant un pronom indéfini à la 3e personne du singulier, on doit écrire : on se serait amusé .
Qu’en dites-vous? Quand je lis: on est tous (sic) contentS, je m’insurge! Pourquoi ne pas dire: nous sommes tous contents? J’aimerais avoir votre avis, et le faire parvenir, quel qu’il soit, à mon ami , enseignant…….l’occitan dans …le Minnesota!
J’ai une passion pour la langue française. La voir se dégrader me rend malade. Merci! Michèle Buchet.

    Bonjour Michèle,
    J’ai peur que votre ami anglais ait raison. « On » peut être considéré comme un pronom pluriel. C’est assez paradoxal car le verbe conjugué reste au singulier, mais la suite peut s’accorder au pluriel, comme pour « on s’est bien amusés ».

      « La norme d’aujourd’hui fait la faute de demain ». Eh oui, j’ai en effet appris récemment qu’un archaïsme était une faute. Qu’une tournure ou une orthographe admise en d’autres temps pouvait être désormais considérée comme une faute parce que tombée en désuétude. Moi, j’avoue que je suis tombée… des nues.
      Un exemple : influencée par l’espagnol « de todos modos » ou de todas formas », j’écrivais depuis des temps immémoriaux : « de toutes façons ». Comme je m’étonnais de toujours rencontrer dans les textes : « de toute façon », on m’a dit un beau jour que j’avais tort, que « de toutes façons » était un archaïsme, et donc, une erreur. J’ai du mal à m’en remettre ! Mais pardonnez-moi ; je suis hors sujet, nous sommes dans l’accord du participe passé…

    Bonjour Michèle !
    Je suis tombée sur ce site, et j’y ai vu ton nom, et découvert que tu étais toujours et sans doute plus que jamais, fan de français ….
    Un moyen de te recontacter… je ne sais pas si tu auras mon adresse mail ci dessus…
    Bisous et à un de ces jours pour de plus amples nouvelles !
    Jacqueline la montpelliéraine

    Personnellement, je donne des cours de français en amateur au Brésil et j´enseigne à mes élèves que si « on » est en principe un pronom indéfini singulier, dans la langue orale, il sert souvent de substitutif à « nous ».
    Donc à mon sens c´est une question de contexte.

    Bonsoir Michèle,

    Votre ami anglais a raison.

    Voici un lien vers le site de l’Académie française : [http://www.academie-francaise.fr/la-langue-francaise/questions-de-langue#59_strong-em-on-nous-vous-accord-em-strong]

    Bonne soirée!

Bonjour,
merci pour votre article, mais j’ai tout de même du mal à expliquer un cas que j’ai trouvé dans un exercice de DELF

 » Ils s’étaient juré de taire tout cela » (Gustave Flaubert)

pourquoi le participe passé n’est pas accordé?

Merci à vous

    Il n’ont pas juré eux, ils ont juré à eux. C’est un COI, on n’accorde pas.
    La règle sur l’accord des participes passés des verbes pronominaux est en théorie très compliquée et en pratique très simple. Il faut en profiter, c’est généralement l’inverse. 🙂

      Vous avez raison, dans le cas que vous citez il y a réciprocité. Mais la présence ou l’absence de réciprocité n’influe pas sur l’accord ou non du participe passé d’un verbe pronominal.

Bonjour,
Je trouve cette règle particulièrement difficile parce que la simple règle du COD placé avant le participe ne couvre pas tous les cas. Par exemple, le verbe  »apercevoir » n’est pas essentiellement pronominal quand utilisé dans le sens de  »voir » (j’aperçois un oiseau) mais devient essentiellement pronominal dans le sens de  »se rendre compte de quelque chose » (…elle s’est aperçue que c’était l’été…). En ce qui me concerne j’utilise trois règles de base: le verbe est essentiellement pronominal, alors accord avec le sujet. La phrase est de forme passive, accord avec le sujet. Le COD est placé avant, accord avec le COD. Mais il reste plusieurs cas où il est difficile de déterminer la situation avec précision. Je vous mets à ce sujet un lien très intéressant où l’auteur a fait une étude exhaustive du cas du participe passé avec la forme pronominale.
J’attends vos commentaires avec impatience.
http://www.etudes-litteraires.com/grammaire/accord-participe-passe-pronominaux.php

    Bonjour Gilles,
    Si je ne me trompe pas, s’apercevoir dans le sens « prendre conscience de » n’est pas un verbe essentiellement pronominal mais un pronominal « par gallicisme » (que de noms barbares !) Ça veut en fait dire qu’il n’appartient ni à la catégorie des accidentellement pronominaux (se laver, se sourire, etc. qui peuvent exister sans le pronom réfléchi), ni à celle des essentiellement pronominaux (s’enfuir, s’emparer, etc. qui n’existent pas sans le pronom réfléchi). Car apercevoir existe sous les deux formes mais ces deux formes n’ont pas le même sens. Et cette nouvelle catégorie impose que l’on accorde le participe passé avec le sujet. Car le pronom n’a pas valeur de COD (« je m’aperçois de mon erreur », je n’aperçois pas moi de mon erreur) = sens non réfléchi.
    Pour mon humble part, j’utilise donc les cas suivants :
    – verbes essentiellement pronominaux : accords avec le sujet (sauf s’arroger, mais bon… niveau emploi, ça reste peu fréquent !)
    – verbes accidentellement pronominaux : on remplace être par avoir et on cherche le COD (avant accord, après, pas d’accord)
    – verbes « style » s’apercevoir (il y a aussi s’attaquer à, se résoudre à, s’attendre à, etc.) = par gallicisme pour crâner 😉 = qui n’ont pas le même sens avec ou sans le pronom : accord avec le sujet.
    – verbes utilisés à la forme passive : accord avec le sujet
    – verbes pronominaux transitifs indirects : se succéder, se plaire, se ressembler, se téléphoner, etc. Participe passé invariable.

    A lire, simples et intéressants :
    http://www.francaisfacile.com/exercices/exercice-francais-2/exercice-francais-90221.php
    et
    http://www.languefrancaise.net/forum/viewtopic.php?id=5120

        Mouais… J’espère quand même que ça ne fait pas trop « j’me la pète » parce que ce n’était pas l’esprit de mon intervention ! 😮
        Mais j’avoue que quand j’ai appris l’existence des verbes pronominaux par gallicisme ça m’a beaucoup éclairée (ça m’a changé la vie : ah ah ah !) et ça m’a fait comprendre les choses que je trouvais obscures jusque-là 😉 : donc intervention dans un souci de partage 😀
        Bonne journée et vive l’orthographe (et la grammaire !)

Bonjour,

Pour l’exemple 7 : « De nombreux collègues s’étaient souvenus de la date de son anniversaire. »
Je ne comprend pas bien le « s » final de « souvenus ».

Pouvez-vous m’éclairer ?

Merci,
-_-_-_-

    Bonjour,
    Avec les verbes essentiellement pronominaux, l’accord est obligatoire. C’est d’ailleurs le cas le plus simple.
    Un verbe essentiellement pronominal est un verbe qui n’existe pas sans le petit pronom « s' » devant (ou « m' », ou « se »…).
    Exemples de verbes essentiellement pronominaux : s’enfuir, se souvenir, s’évader, s’écrier, s’évanouir… Car on ne peut pas dire j’enfuis, je souviens, j’évade, j’écrie, j’évanouis…

Lors d’une discussion avec une amie, nous nous sommes questionnés sur l’accord dans la phrase suivante :

Les mains qu’ils sont lavé ?! ou Les mains qu’ils se sont lavées ?!

      Bonjour!

      J’essaie juste d’apprendre le français moi-même, c’est une langue étonnante. Mais je ne peux pas comprendre si nous pouvons dire: « Elle a lavé les mains de son petit frère ». Ou voilà un autre exemple: « Ils se sont aperçus de leur erreur. » Pourquoi nous ne pouvons pas dire « Ils ont aperçu leur erreur » si le verbe « apercevoir » a la définition « se rendre compte » aussi. Comment être sûr quand utiliser le verbe « être » ou le verbe « avoir »? Excusez-moi si la question est trop bête, mais je n’arrive pas à comprendre..

      Merci par avance!

Bonsoir

Je veux juste attirer l’attention sur une petite faute dans la ligne suivante, située sous le titre « Règle » ci-dessus :
« Les verbes pronominaux se conjuguant avec l’auxiliaire « être », leur participe passé s’accorde le plus… »
je crois « g + a » se prononce « ga » comme dans « garage » et que le « u » de « gua » étant inutile !!!

    Bonjour Houmam,
    il n’y a pourtant aucune erreur. Il s’agit bien de « conjuguant », le mot « conjugant » n’existant pas, même si g+a forment bien le son « ga ».

        Pour conjuguer un verbe, on enlève la terminaison de l’infinitif ( ici conjugu – er )et on la remplace par la terminaison du temps choisi, par exemple il conjugu-a, au passé simple. Participe présent , en conjugu-ant ! Et voilà !

          Je te remercie Nee_bulleuse pour ton aide. Je crois qu’avec cette règle, tout est clair ! Merci encore !

      j’ai une question voisine, mais avec « se plaire ».
      Donc, on est d’accord: « ils se sont plu dans le Midi ».
      Et on l’a vu dans l’exemple 4, « ils se sont plu à souligner le .. ».
      Mais pour un sens différent:
      « Ils se sont vus, et se sont plus tout de suite. »
      Je pense que l’accord est correct ici, c’est bien ça ?
      Je cherchais aussi comme MeE une règle du type action réciproque (règle qui n’existe pas, donc ?), mais en fait la règle qui s’applique est simple: « accidentellement pronominal –> accord avec le COD si avant le verbe », correct ?

        L’accord n’est pas correct car on voit quelqu’un, mais on plait À quelqu’un. Dans un cas, il y aura donc un COD, dans l’autre, un COI. Il ne peut y avoir d’accord qu’avec un COD, s’il est placé avant l’auxiliaire.

        Pour ce qui est de la règle, c’est ce qui fonctionnera le mieux.

Pfiou moi qui suis très attachée à la correcte écriture de la langue française j’ai été destabilisée en voyant tout ça! Il y a quand même des choses que je ne savais pas, comme avec les verbes « se rire » etc, et les « ils se sont… » en référence à quelqu’un, où j’accordais systématiquement!
Merci pour ces précisions, j’essaierai de les appliquer désormais!

Merci Monsieur Bruno,
Je dois passer un test de français la semaine prochaine pour l’obtention d’un poste de secrétaire. J’ai compris mieux que dans les livres de grammaire.
Merci pour aider les gens qui aiment la langue française à mieux l’écrire et à la parler.