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L’origine de ces fameuses expressions : « Faire l’école buissonnière »

En cette période de rentrée, une envie réapparaît dans l’esprit des élèves, qui les avait quittés au cours des vacances : faire l’école buissonnière. Si aujourd’hui cette expression n’est plus l’apanage des écoliers, son origine nous ramène dans les écoles du XVIe siècle.
Par Aline Laffont
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La buissonnière était en fait une école clandestine, qui se tenait dans les champs. À cette époque, Martin Luther, théologien, professeur et père de la Réforme protestante, défia l’autorité du pape en ne reconnaissant que la Bible pour autorité religieuse légitime. Ses idées lui valurent de se retrouver excommunié en 1561, la peine la plus ancienne et la plus lourde chez les chrétiens.

N’étant ainsi plus reconnu, Luther ne pouvait plus enseigner. Il fonda donc sa propre Église, l’Église luthérienne. Mais prêcher cette religion en public était difficile, la présence des prêtres luthériens étant rejetée par l’Église catholique… qui contrôlait également les écoles. Peu à peu ils commencèrent à dispenser leur enseignement dans des écoles clandestines, à travers les campagnes, les bois, derrière des buissons. Le Parlement finit par découvrir ces pratiques et interdit formellement ces « écoles buissonnières ».

Le sens actuel a évolué, car à l’époque de Luther faire l’école buissonnière consistait tout de même à y aller ! Étrangement, nous utilisons maintenant cette expression pour signifier le fait de ne pas se rendre à l’école ou sur son lieu de travail, pour profiter de flâneries. On peut « sécher » les cours pour se cacher derrière les buissons, mais il est rarement question d’enseignement secret.

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Publié par Aline Laffont
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    chani
    13 juillet 2026 à 10 h 27 min
    "Témoin de connexion" au lieu de "cookies". Les expressions françaises sont toujours plus longues et plus compliquées que les anglo-saxonnes. Ce genre de pédenterie rétrograde me révolte et le français est trop prétentieux pour accepter les mots dont les anglais sont à l'origine. Conséquence : la langue française disparaitra à terme et c'est normal.
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    Sandrine Campese
    13 juillet 2026 à 11 h 00 min
    Bonjour chani, je ne sais pas où vous avez vu "témoin de connexion", pas dans l'article en tout cas. Ce choix sémantique n'est donc pas de notre fait, même si nous défendons, dès que cela est possible, l'usage de mots français plutôt que d'anglicismes. Le remplacement systématique que vous évoquez est généralement le fait de FranceTerme (https://www.culture.fr/franceterme). Les équivalents proposés ne sont pas toujours heureux, souvent "trop" longs, mais l'initiative a le mérite d'exister et de nous inciter à être créatifs, ce que la langue française permet largement ! Bonne journée.

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