Oral du brevet des collèges : préparer ses élèves

L'oral du brevet est une épreuve qui doit être préparée avec beaucoup de soin : en effet, être orateur ne s'improvise pas !

Le brevet des collèges représente pour beaucoup d’élèves le premier véritable examen académique qui se solde par l’obtention d’un diplôme national. L’épreuve orale, qui existe depuis 2017, compte pour 100 points sur 800 et ne doit pas être négligée… et ce d’autant que la prise de parole devant un public est une compétence qui sert tout au long de la vie. Enseignants, vous préparez vos élèves à cette épreuve. Le Projet Voltaire vous apporte des conseils et vous propose par ailleurs une solution d’entraînement : Mon oral.

Le brevet des collèges et le DNB : les enjeux

Valider un premier examen académique

Les épreuves du brevet des collèges se déroulent à la fin de la classe de troisième. Elles donnent lieu à la délivrance d’un diplôme : le DNB (diplôme national du brevet). Si celui-ci ne conditionne pas l’entrée au lycée ni dans une filière particulière (générale, CAP, professionnelle ou technologique), il s’agit néanmoins d’une échéance importante. Les élèves en effet pour la première fois à un examen académique… sachant que l’étape suivante sera souvent le baccalauréat.

De surcroît, le DNB peut être demandé pour intégrer certaines écoles ou passer des concours. Dans tous les cas, mieux vaut le valider et en disposer afin d’attester ses connaissances et de continuer ses études en ayant franchi avec succès cette première marche. Le brevet porte sur l’ensemble des connaissances et des compétences acquises à ce stade de la scolarité. Il est noté sur 800 points, avec l’obligation pour le candidat d’obtenir au moins la moyenne.

Évaluer les connaissances acquises au collège par les élèves : le socle commun (400 points)

C’est d’abord sur un socle commun de huit composantes que sont évalués les élèves. On parle alors de contrôle continu : selon le site de l’Éducation nationale, « la maîtrise de chaque composante est appréciée lors du conseil de classe du 3e trimestre de la classe de 3e ». On juge alors si les élèves ont une maîtrise insuffisante (10 points), fragile (25 points), satisfaisante (40 points) ou très bonne (50 points). Un élève peut obtenir jusqu’à 400 points grâce au socle commun.

Vérifier les connaissances et les compétences grâce aux épreuves (400 points)

En fin d’année de troisième, les élèves passent plusieurs épreuves comptant pour le brevet des collèges : le français (100 points), les mathématiques (100 points), l’histoire-géographie (50 points), les sciences (50 points), et enfin l’épreuve orale (100 points). Au total, un élève peut donc obtenir jusqu’à 400 points grâce aux épreuves. Il peut par ailleurs « gagner » des points supplémentaires grâce à des enseignements facultatifs.

On le voit, l’oral du brevet n’est pas « anodin ». Avec 100 points sur les 800 possibles, elle compte pour 12,5 % dans le résultat final du brevet et prend toute sa place à côté des épreuves écrites. C’est loin d’être négligeable ! De surcroît, l’expression orale est utile tout au long de la vie. Cela représente notamment un « galop d’essai » avant le grand oral du baccalauréat. Mieux vaut donc s’y préparer avec soin… sachant que l’exercice n’est pas forcément simple. Déborah Mambé Thomazeau, enseignante de français à Villiers-sur-Marne, le souligne : « Prendre la parole n’a rien d’inné. Il s’agit d’un exercice plus complexe qu’on le croit et l’élève doit savoir précisément sur quoi il est noté. »

Je découvre la solution Mon oral

L’épreuve orale du brevet des collèges

Une épreuve, plusieurs modalités

L’épreuve orale du brevet porte sur un projet travaillé durant la scolarité. Le site de l’Éducation nationale précise les choses : « L’épreuve orale porte sur un projet mené en histoire des arts ou dans le cadre d’un EPI ou de l’un des parcours éducatifs. »

Elle peut prendre deux formes :

  • soit un entretien individuel de 15 minutes, où l’élève expose son propos pendant 5 minutes et est interrogé pendant 10 minutes par les membres du jury ;
  • soit un entretien collectif de 25 minutes, où les élèves exposent leur propos pendant 10 minutes et sont interrogés pendant 15 minutes.

Les différents types de sujets de l’épreuve

Comme vu plus haut, les élèves disposent de plusieurs types de sujets dans le cadre de l’épreuve.

  • Histoire des arts : il s’agit d’analyser une œuvre en fonction d’une problématique. Différents arts sont proposés (roman, dessin, photographie, arts appliqués, architecture, etc.), selon ce qui a été étudié au cours de l’année.
  • EPI (enseignement pratique interdisciplinaire) : mis en place à l’entrée au collège, ils permettent d’explorer un sujet spécifique en mobilisant plusieurs matières.
  • Parcours éducatifs : il s’agit pour l’élève de traiter un sujet en relation avec la santé, l’avenir, la citoyenneté ou l’éducation artistique et culturelle.
Mon oral, outil du Projet Voltaire, facilite le travail des enseignants dans le cadre de la préparation à l'oral du brevet des collèges.

Réussir l’épreuve orale : nos conseils pour vos élèves

Travailler le plan

Pas de réflexion sans plan ! Les élèves doivent comprendre de quelle manière il faut organiser son propos.

  • L’introduction pose les questions « quoi » (dire ce dont on va parler), « pourquoi » (la raison pour laquelle ce sujet a retenu l’attention de l’élève) et « comment » (la manière dont il va parler du sujet).
  • La première partie permet généralement une description ou une présentation du sujet travaillé.
  • La seconde partie permet quant à elle d’exposer les enjeux, les difficultés… Elle est également l’occasion pour l’élève de donner son avis et son ressenti.
  • La conclusion permet à l’élève de préciser dans quelle mesure ce sujet a été constructif pour lui et pour son parcours.

En amont de l’épreuve, on peut donc travailler sur ces points spécifiques, et suivre de surcroît le travail de chaque élève pour s’assurer que cela « va dans le bon sens ».

Attention au langage du corps !

Les élèves ne doivent pas oublier que la moitié des points de l’épreuve sont consacrés non pas au fond, mais à la forme. La communication non verbale a son importance. Outre les conseils de bon sens (comme de saluer le jury), il peut donc être intéressant de faire travailler les élèves sur des exposés de manière régulière.

D’une part, cela leur permettra de moins appréhender l’expression orale. D’autre part, outre l’analyse du fond, ce sera l’occasion de revenir sur la manière dont ils se tiennent, de repérer les tics de langage… Le reste de la classe peut également être amené à intervenir et à donner son avis.

S’entraîner en conditions réelles avec Mon oral

S’entraîner à la prise de parole, à la fois sur la forme et sur le fond, c’est justement l’objet de Mon oral, une solution Projet Voltaire créée par des enseignants pour des enseignants. L’outil permet notamment aux élèves d’évaluer une prestation orale (discours, débat, etc.), mais aussi de se filmer ou de s’enregistrer sur leur téléphone sur un sujet donné. Le professeur peut alors corriger leur prestation à partir d’une grille d’évaluation sur mesure et personnalisable.

Mon oral : une solution pour entraîner ses élèves

Organiser un oral blanc

Il est toujours intéressant d’organiser un oral blanc pour mettre les élèves en condition. De cette manière, ils sont mieux préparés le jour J. Mieux vaut par ailleurs que les deux échéances ne soient pas trop éloignées : cela permet aux élèves d’avoir en tête les consignes et les conseils qui ont été donnés.

Gérer son trac

Une prestation orale face à un jury peut être intimidante pour des élèves n’ayant pas l’habitude de ce type d’exercice. Il ne faut donc pas hésiter à leur conseiller de lire et relire leur présentation à haute voix, afin de la connaître sur le bout des doigts le jour J. Il peut également être intéressant de se servir de la solution Mon oral (présentée ci-dessus) pour réceptionner les présentations des élèves en amont de l’examen et les commenter.

Anticiper certaines questions

Les élèves n’ayant pas l’habitude de ce type d’épreuve n’ont pas forcément le réflexe de se demander quelles questions peuvent « tomber » le jour de l’examen. Pourtant, beaucoup peuvent être anticipées. S’y préparer, c’est éviter les embûches. Il peut donc être intéressant d’organiser en classe des ateliers de réflexion pour réfléchir à ces fameuses questions. Un jeu de rôle peut par exemple permettre à des élèves de jouer les « examinateurs ».

Vérifier les supports et les utiliser à bon escient

Il convient enfin de mettre en garde les élèves sur l’utilisation des supports… et de leur rappeler que ceux-ci portent bien leur nom ! Ils permettent de donner du corps à la présentation orale, mais ne la remplacent en aucune manière. Ainsi, le tableau, le powerpoint, toute autre réalisation… rien de cela ne remplace une prestation efficace. C’est l’une des clés pour obtenir une bonne surprise lors des résultats du brevet.

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