« magasin » ou « magazin » ? « magasine » ou « magazine » ?

Erreur couramment commise

Un « magazine » se trouve dans un « magasin » de journaux, mais où se trouve le « z » ? Dans « magasin » ou dans « magazine » ?

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Règle (comment ne plus commettre cette erreur)

Veillez à ne pas écrire « magazin » pour « magasin », « magasine » pour « magazine ». Si vous ne savez plus lequel des deux termes s’écrit avec un « z », rappelez-vous que « magazine » prend un « z » comme « gazette », et que le « s » de « magasin » se retrouve à l’initiale de « supermarché ».

Avis de l’expert – Bruno Dewaele, champion du monde d’orthographe, professeur agrégé de lettres modernes

Joli imbroglio que celui-là ! Le français avait d’abord fait preuve d’indépendance d’esprit en résistant aux influences du latin médiéval (magazenum), de l’arabe (mahazin) et de l’italien (magazzino) pour imposer le « s » à son « magasin ». En revanche, il ne résistera pas, beaucoup plus tard, à celle de l’anglais pour son « magazine », pourtant issu – un comble ! – du français… « magasin ».

 

Exercices (cherchez les erreurs)

  1. Le magazine sera dans les boîtes aux lettres en début de mois.
  2. Les rayons du magazin ont été dévalisés.
  3. Ce grand magasin occupe un bâtiment de trois étages.
  4. Les magasines gratuits sont financés uniquement par la publicité.
  5. Des coupons de réduction sont à détacher à l’intérieur du magasine.
  6. J’aimerais parler au responsable du magasin.
  7. Le magazin ne rouvre qu’à 15 heures aujourd’hui.
  8. Le professeur Tournesol tient une chronique dans ce magasine scientifique.
  9. L’abonné paie son magasine un euro de moins qu’en kiosque.
  10. Les vendeurs du magasin doivent être vêtus de noir.

Réponses

  1. Phrase correcte.
  2. Faux. Il faut écrire : Les rayons du magasin ont été dévalisés.
    Le « magazin » dont il est question ici s’apparente-t-il plus à une gazette ou à un supermarché ?  À un supermarché, bien sûr. Il prend donc le « s » de « supermarché » et s’écrit « magasin ».
  3. Phrase correcte.
  4. Faux. Il faut écrire : Les magazines gratuits sont financés uniquement par la publicité.
    Les « magasines » dont il est question ici s’apparentent-ils plus à des gazettes ou à des supermarchés ? À des gazettes, bien sûr. Ils prennent donc le « z » de « gazette » et s’écrivent « magazines ».
  5. Faux. Il faut écrire : Des coupons de réduction sont à détacher à l’intérieur du magazine.
    Le « magasine » dont il est question ici s’apparente-t-il plus à une gazette ou à un supermarché ? À une gazette, bien sûr. Il prend donc le « z » de « gazette » et s’écrit « magazine ».
  6. Phrase correcte.
  7. Faux. Il faut écrire : Le magasin ne rouvre qu’à 15 heures aujourd’hui.
    Le « magazin » dont il est question ici s’apparente-t-il plus à une gazette ou à un supermarché ? À un supermarché, bien sûr. Il prend donc le « s » de « supermarché » et s’écrit « magasin ».
  8. Faux. Il faut écrire : Le professeur Tournesol tient une chronique dans ce magazine scientifique.
    Le « magasine » dont il est question ici s’apparente-t-il plus à une gazette ou à un supermarché ? À une gazette, bien sûr. Il prend donc le « z » de « gazette » et s’écrit « magazine ».
  9. Faux. Il faut écrire : L’abonné paie son magazine un euro de moins qu’en kiosque.
    Le « magasine » dont il est question ici s’apparente-t-il plus à une gazette ou à un supermarché ? À une gazette, bien sûr. Il prend donc le « z » de « gazette » et s’écrit « magazine ».
  10. Phrase correcte.

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Auteurs :
Bruno Dewaele, champion du monde d’orthographe, professeur agrégé de lettres modernes
Agnès Colomb, auteur-adaptateur, correctrice professionnelle
Pascal Hostachy, cofondateur du Projet Voltaire et de la Certification Voltaire
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Keljob.com devient partenaire de la Certification Voltaire

Keljob.com – grand site de recrutement en ligne – invite sur son site internet les candidats à passer la Certification Voltaire pour valoriser leur niveau d’orthographe sur leur CV.

Sur son site internet, Keljob propose des services aux candidats : mesurer son niveau en anglais, faire un bilan de personnalité, rédiger un CV et, désormais, mesurer son niveau en orthographe.

82 % des recruteurs étant sensibles au niveau d’orthographe des candidats, le quiz d’orthographe proposé par Keljob en partenariat avec le Projet Voltaire sensibilise le candidat sur ses atouts et sur ses lacunes. Ce dernier peut alors décider de se faire une piqûre de rappel avec le Projet Voltaire et/ou de passer la Certification Voltaire – certificat de niveau en orthographe – pour mettre en valeur cette compétence sur son CV.

Et vous, quel score avez-vous eu sur ce quiz ?

http://www.keljob.com/rubriques/outils/projetvoltaire/projetvoltaire.jsp

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Projet Voltaire enfin sur Android !

Le Projet Voltaire – n° 1 de la remise à niveau en orthographe avec plus de 650 000 utilisateurs – lance son application Android.

Après le succès de son application iPhone ayant déjà séduit plus 350 000 personnes, le Projet Voltaire lance son application Android. Cette innovation est compatible avec l’ensemble des appareils utilisant ce système d’exploitation : smartphones et tablettes. Elle permet à chaque utilisateur de faire un point sur son niveau en orthographe et d’accéder automatiquement à un programme d’entraînement personnalisé, adapté à ses lacunes et à son rythme.

L’application du Projet Voltaire gratuite contient 3 modules et est disponible sur Google Play. La version complète compte 12 niveaux et coûte 6,99 €.

Des phrases sont proposées. Pour chacune d’entre elles, il faut cliquer sur la faute ou sur le bouton : « Il n’y a pas de faute ». La réponse s’affiche immédiatement et la règle d’orthographe est précisée en cas d’erreur. Le système détermine les difficultés de l’utilisateur et calcule pour lui un parcours adapté. Il le fait travailler sur ses lacunes propres jusqu’à ce qu’il soit autonome face aux difficultés qui le mettaient jadis en défaut. À tout moment, l’utilisateur peut visualiser sa progression et ses statistiques d’avancement.

« Sur les 650 000 utilisateurs du Projet Voltaire, déclare son cofondateur Pascal Hostachy, plus de la moitié ont téléchargé l’application iPhone ou iPad. Les smartphones et les tablettes s’imposent comme le support n° 1. Il est naturel que, fort de son succès sur iPhone, le Projet Voltaire démocratise son usage grâce à Android. »

L’usage sur Android est réservé aux particuliers. Après installation, l’application s’utilise hors ligne, c’est-à-dire sans connexion internet. 

Mesurez-vous au Projet Voltaire en téléchargeant l’application sur Google Play à cette adresse :

https://play.google.com/store?hl=fr

 

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Jouez sur Twitter avec « 1 faute par jour »

Un nouveau compte Twitter vient d’arriver : « 1 faute par jour » (@1fauteparjour). Ce nouveau compte sur le site de microblogage réconcilie, par le jeu, les Français avec l’orthographe.

@1fauteparjour propose ainsi aux utilisateurs de Twitter de chasser quotidiennement et définitivement une faute d’orthographe de leur univers. Bien sûr, l’abonnement à @1fauteparjour est gratuit.

Une faute à 9 heures

Tous les jours à 9 heures, @1fauteparjour publie une phrase illustrant l’actualité de manière décalée, rédigée par Bruno Dewaele, esprit libre, professeur agrégé de lettres modernes et champion du monde d’orthographe. Le problème ? Cette phrase comporte une faute ; l’utilisateur de Twitter saura-t-il la déceler ? Loin de la dictée de Pivot, le niveau de langage reste accessible, et les fautes sont choisies parmi celles émaillant le quotidien des internautes.

Une correction à 14 heures

Le jour même, à 14 heures, @1fauteparjour publie la phrase correctement rédigée (sans la faute !), avec un lien donnant accès à son explication permettant de ne plus commettre cette erreur.

 

Une demi-journée de suspense

Les utilisateurs de Twitter ont donc cinq heures pour découvrir la faute, la corriger, la commenter, la partager… à partir d’une phrase de Bruno Dewaele proposant un regard décalé sur l’actualité.

À 14 heures, tout est joué !

Abonnez-vous gratuitement au compte Twitter @1fauteparjour à l’adresse suivante :

http://twitter.com/1fauteparjour

« L’orthographe est une chose trop sérieuse pour ne pas la considérer comme un formidable espace de jeu dans lequel se promener au moins une fois par jour, dit Bruno Dewaele, véritable plume d’1 faute par jour. »

Cette initiative est lancée par le Projet Voltaire, n° 1 de la remise à niveau en orthographe avec plus de 650 000 utilisateurs, dont Bruno Dewaele est un éminent expert.

« Rechercher une faute dans une phrase est une gymnastique aux multiples bénéfices, explique Pascal Hostachy, cofondateur du Projet Voltaire. Cela incite à la relecture (fondamentale pour ses propres écrits), dédramatise la faute, aiguise le regard et favorise la mémorisation de la règle associée à la faute. On parle alors d’acquisition d’automatismes. »

Et vous, serez-vous plus rapide que le champion du monde ?

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« cauchemar » ou « cauchemard » ?

Erreur couramment commise

Quand on sait que le verbe correspondant est « cauchemarder », qu’il est tentant d’écrire « cauchemard » au lieu de « cauchemar » !

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Règle (comment ne plus commettre cette erreur)

En dépit de ses dérivés « cauchemarder » et « cauchemardesque », le nom « cauchemar » ne se termine pas par un « d ».

Avis de l’expert – Bruno Dewaele, champion du monde d’orthographe, professeur agrégé de lettres modernes

Avant de le perdre au XVIIe siècle, « cauchemar » s’est longtemps écrit avec un « e » final qui le rapprochait de son homologue anglais nightmare. Cette finale -mare, commune à de nombreuses langues, renvoie à un « spectre », à un « fantôme provoquant de mauvais rêves ».

 

Exercices (cherchez les erreurs)

  1. Changer de supérieur a fait de mon travail un cauchemard.
  2. Les menaces de grève sont le cauchemard du gouvernement.
  3. Cet entretien avec la direction a été un vrai cauchemar.
  4. Depuis que la direction a changé, le personnel vit un cauchemard éveillé.
  5. Ces objets fragiles sont un cauchemar à emballer.
  6. Tous les services connaissent le cauchemard des réductions budgétaires.
  7. Signer ce contrat permettrait à l’entreprise de sortir du cauchemar.
  8. Organiser le transport des instruments est un cauchemard logistique.
  9. Ma mission chez ce client a tourné au cauchemar.
  10. Dans 1984, Orwell décrit un monde en proie au cauchemard totalitaire.

Réponses

  1. Faux. Il faut écrire : Changer de supérieur a fait de mon travail un cauchemar.
    « Cauchemar » ne se termine pas par un « d ».
  2. Faux. Il faut écrire : Les menaces de grève sont le cauchemar du gouvernement.
    « Cauchemar » ne se termine pas par un « d ».
  3. Phrase correcte.
  4. Faux. Il faut écrire : Depuis que la direction a changé, le personnel vit un cauchemar éveillé.« Cauchemar » ne se termine pas par un « d ».
  5. Phrase correcte.
  6. Faux. Il faut écrire : Tous les services connaissent le cauchemar des réductions budgétaires.
    « Cauchemar » ne se termine pas par un « d ».
  7. Phrase correcte.
  8. Faux. Il faut écrire : Organiser le transport des instruments est un cauchemar logistique.
    « Cauchemar » ne se termine pas par un « d ».
  9. Phrase correcte.
  10. Faux. Il faut écrire : Dans 1984, Orwell décrit un monde en proie au cauchemar totalitaire.
    « Cauchemar » ne se termine pas par un « d ».

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« excepté les garçons » ou « exceptés les garçons » ?

Erreur couramment commise

Si tentant qu’il soit d’accorder « excepté » avec le nom qui suit et auquel il se rapporte par le sens, n’écrivez pas « J’ai vu toute cette série, exceptés les deux derniers épisodes », mais « J’ai vu toute cette série, excepté les deux derniers épisodes ».

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Règle (comment ne plus commettre cette erreur)

Employés sans auxiliaire avant un nom ou un pronom, certains participes passés (« compris », « excepté », « mis à part », « passé », « vu », « étant donné », etc.) sont perçus comme des prépositions et restent invariables. En revanche, s’ils sont placés après le nom ou le pronom, ils s’accordent avec lui :

J’aime tout dans l’hiver, excepté la neige.
Mis à part les pâtisseries, ce régime n’interdit aucun aliment.

Mais

 

J’aime tout dans l’hiver, la neige exceptée.
Les pâtisseries mises à part, ce régime n’interdit aucun aliment.

Avis de l’expert – Bruno Dewaele, champion du monde d’orthographe, professeur agrégé de lettres modernes

Certains grammairiens se montrent aujourd’hui compréhensifs et reconnaissent du bout des lèvres que l’on a le choix entre accord et invariabilité pour « étant donné » et « mis à part ». Cette dernière n’en reste pas moins préférable, pour peu que soient réunies les conditions définies ci-dessus.

 

Exercices (cherchez les erreurs)

  1. Vues ses compétences, il peut prétendre à n’importe quel emploi.
  2. Tout le monde a fait grève, exceptées les équipes du site de Calais.
  3. La facture s’élève à mille euros, TVA comprise.
  4. La crise touche tous les domaines, exceptés les secteurs de pointe.
  5. Les pages du site seront mises à jour, y compris la page d’accueil.
  6. Vue la dangerosité du produit, seul un technicien peut le manipuler.
  7. Rien ne pourra m’arrêter, mise à part la mort.
  8. Étant donnés ses mauvais résultats, on lui conseille de redoubler.
  9. La boutique est ouverte tous les jours, excepté le dimanche et le lundi.
  10. Je travaille trente-cinq heures par semaine, pauses y comprises.

Réponses

  1. Faux. Il faut écrire : Vu ses compétences, il peut prétendre à n’importe quel emploi.
    Le participe passé « vues » est placé avant le nom « compétences » : il ne s’accorde donc pas et on écrit « vu ses compétences ».
  2. Faux. Il faut écrire : Tout le monde a fait grève, excepté les équipes du site de Calais.
    Le participe passé « exceptées » est placé avant le nom « équipes » : il ne s’accorde donc pas et on écrit « excepté les équipes ».
  3. Phrase correcte.
  4. Faux. Il faut écrire : La crise touche tous les domaines, excepté les secteurs de pointe.
    Le participe passé « exceptées » est placé avant le nom « secteurs » : il ne s’accorde donc pas et on écrit « excepté les secteurs de pointe ».
  5. Phrase correcte.
  6. Faux. Il faut écrire : Vu la dangerosité du produit, seul un technicien peut le manipuler.
    Le participe passé « vue » est placé avant le nom « dangerosité » : il ne s’accorde donc pas et on écrit « vu la dangerosité ».
  7. Faux. Il faut écrire : Rien ne pourra m’arrêter, mis à part la mort.
    Le participe passé « mise » est placé avant le nom auquel il se rapporte, « mort » : il ne s’accorde donc pas et on écrit « mis à part la mort ».
  8. Faux. Il faut écrire : Étant donné ses mauvais résultats, on lui conseille de redoubler.
    Le participe passé « donnés » est placé avant le nom auquel il se rapporte, « résultats » : il ne s’accorde donc pas et on écrit « étant donné ses mauvais résultats ».
  9. Phrase correcte.
  10. Phrase correcte.

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« avoir à faire » ou « avoir affaire » ?

Erreur couramment commise

On a envie d’écrire « à faire » en toutes circonstances, aussi bien dans « il n’y a plus rien à faire » que dans « elle a à faire à plus fort qu’elle », alors qu’il faut écrire « elle a affaire à plus fort qu’elle ».

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Règle (comment ne plus commettre cette erreur)

Vous pouvez remplacer cette expression par « avoir à réaliser (quelque chose) » ou « avoir à refaire » ? Il faut alors écrire « à faire ».

Sinon, c’est de « affaire » qu’il s’agit, et il est presque toujours suivi de « à ». Pour vous en assurer, remplacez l’expression « avoir affaire à » par « être en rapport avec » :

Le médecin à qui le malade a eu affaire était un charlatan. = Le médecin avec qui le malade a été en rapport était un charlatan.

mais

Il a fort à faire pour rattraper son retard. ≠ Il est fort en rapport avec pour rattraper son retard.

Avis de l’expert – Bruno Dewaele, champion du monde d’orthographe, professeur agrégé de lettres modernes

Il est à noter que si la forme « avoir affaire » n’a pas disparu, comme on l’a vu plus haut, de nos habitudes langagières, il n’en va pas de même quand elle est suivie de la préposition « de ». On n’a aujourd’hui plus rien… à faire de la construction « avoir affaire de », laquelle fut pourtant plébiscitée par nos écrivains classiques.

 

Exercices (cherchez les erreurs)

  1. J’espère n’avoir jamais à faire un tel choix.
  2. Ici, les médecins ont à faire à un ennemi redoutable : le choléra.
  3. Il a encore affaire valider le devis par le client.
  4. On a affaire à un négociateur coriace.
  5. Dans le cadre de cette mission, il aura affaire à divers corps de métier.
  6. Dans l’industrie du luxe, on a à faire à des clients exigeants.
  7. Au guichet, il a eu affaire à une nouvelle recrue qui l’a mal renseigné.
  8. Elle refuse catégoriquement d’avoir à faire à lui.
  9. Je souhaite avoir à faire à un responsable.
  10. Comment être sûr qu’on a à faire à un artisan compétent ?

Réponses

  1. Phrase correcte.
  2. Faux. Il faut écrire : Ici, les médecins ont affaire à un ennemi redoutable : le choléra.
    Le remplacement de « avoir affaire à » par « être en rapport avec » est-il possible ? Oui : « Ici, les médecins sont en rapport avec un ennemi… » est correct. C’est le signe qu’il faut écrire « affaire » et non « à faire ».
  3. Faux. Il faut écrire : Il a encore à faire valider le devis par le client.
    Le remplacement de « avoir affaire à » par « être en rapport avec » est-il possible ? Non : « Il est encore en rapport avec valider le devis… » n’a aucun sens. Il ne faut donc pas écrire « affaire valider », mais « à faire valider ».
  4. Phrase correcte.
  5. Phrase correcte.
  6. Faux. Il faut écrire : Dans l’industrie du luxe, on a affaire à des clients exigeants.
    On peut parfaitement dire : « Dans l’industrie du luxe, on est en rapport avec des clients exigeants. » Il s’agit donc ici de la locution « avoir affaire à », dans laquelle « affaire » s’écrit en un seul mot.
  7. Phrase correcte.
  8. Faux. Il faut écrire : Elle refuse catégoriquement d’avoir affaire à lui.
    Le remplacement de « avoir affaire à » par « être en rapport avec » est-il possible ? Oui : « Elle refuse catégoriquement d’être en rapport avec lui » est correct. C’est le signe qu’il faut écrire « affaire » et non « à faire ».
  9. Faux. Il faut écrire : Je souhaite avoir affaire à un responsable.
    « Je souhaite être en rapport avec un responsable » est correct : il s’agit donc ici de la locution « avoir affaire à », et on n’écrit pas « à faire », mais « affaire ».
  10. Faux. Il faut écrire : Comment être sûr qu’on a affaire à un artisan compétent ?
    Le remplacement de « avoir affaire à » par « être en rapport avec » est-il possible ? Oui : « Comment être sûr qu’on soit en rapport avec un artisan compétent ? » est correct. Il faut donc écrire « affaire » et non « à faire ».

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« apeller » ou « appeler » ? « rapelle » ou « rappelle » ?

Erreur couramment commise

Pouvez-vous dire quelle consonne, du « p » ou du « l », est doublée dans « appeler » ? Si vous en êtes incapable, ne jetez pas la pierre à celui qui promet de vous « rapeller » au lieu de vous « rappeler » !

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Règle (comment ne plus commettre cette erreur)

Retenez que, dans « appeler » comme dans « rappeler » :

- il y a toujours deux « p » : « appeler », « rappeler », « nous rappelons », etc. ;
- il y a deux « l » quand on entend le son « è » : « je rappelle », « nous le leur rappellerons », etc. ;
- il n’y a qu’un « l » quand on entend le son « eu » : « tu appelais », « nous appelions », etc.

Avis de l’expert – Bruno Dewaele, champion du monde d’orthographe, professeur agrégé de lettres modernes

L’usager de la langue répugne, en général, à écrire plus d’une consonne double au sein d’un même mot. Voilà qui peut expliquer sa circonspection devant les formes, on ne peut plus correctes pourtant, « appelle » et « rappelle ». Les graphies fautives « apeller » ou « rapeller » sont en revanche malaisées à justifier, tant elles sont en contradiction avec la prononciation…

 

Exercices (cherchez les erreurs)

  1. L’Angleterre a rapellé ses soldats envoyés en Irak.
  2. En guise d’introduction, je vous rapellerai ces quelques chiffres…
  3. Quel indicatif faut-il composer pour appeler un numéro en Suède ?
  4. Si vous souhaitez parler au directeur, rapellez dans une heure.
  5. Chers clients, nous vous rapellons que la boutique ferme à 19 heures.
  6. Appelez-les pour confirmer le rendez-vous.
  7. S’il ne se manifeste pas, je n’hésiterai pas à l’appeler.
  8. Je programme des e-mails pour me rappeler mes rendez-vous.
  9. Une affiche rapelle la marche à suivre pour bien se laver les mains.
  10. Le constructeur d’automobiles a rapellé tous les modèles de la gamme.

Réponses

  1. Faux. Il faut écrire : L’Angleterre a rappelé ses soldats envoyés en Irak.
    Qu’entend-on quand on prononce « rapellé » ? « Rappèlé ». Or, on ne doit pas entendre « è » ici mais « eu », signe qu’il ne faut qu’un « l ». En outre, « rappeler » prend toujours deux « p » : il faut écrire « rappelé ».
  2. Faux. Il faut écrire : En guise d’introduction, je vous rappellerai ces quelques chiffres…
    Les deux « l » de « rapellerai » permettent de former le son « è » : il n’y a donc pas d’erreur sur ce point. En revanche, il n’y a qu’un « p » alors que « rappeler » en prend toujours deux. On doit écrire « je vous rappellerai ».
  3. Phrase correcte.
  4. Faux. Il faut écrire : Si vous souhaitez parler au directeur, rappelez dans une heure.
    Qu’entend-on quand on prononce « rapellez » ? « Rappèlé ». Or, on ne doit pas entendre « è » ici mais « eu », signe qu’il ne faut qu’un « l ». En outre, « rappeler » prend toujours deux « p » : il faut écrire « rappelez ».
  5. Faux. Il faut écrire : Chers clients, nous vous rappelons que la boutique ferme à 19 heures.
    Qu’entend-on quand on prononce « rapellons » ? « rappèlons ». Or, on ne doit pas entendre « è » ici mais « eu », signe qu’il ne faut qu’un « l ». En outre, « rappeler » prend toujours deux « p » : il faut écrire « rappelons ».
  6. Phrase correcte.
  7. Phrase correcte.
  8. Phrase correcte.
  9. Faux. Il faut écrire : Une affiche rappelle la marche à suivre pour bien se laver les mains.
    Les deux « l » de « rapelle » permettent de former le son « è » : il n’y a donc pas d’erreur sur ce point. Mais « rappeler » prend toujours deux « p » : on écrit « rappelle » et non « rapelle ».
  10. Faux. Il faut écrire : Le constructeur d’automobiles a rappelé tous les modèles de la gamme.Qu’entend-on quand on prononce « rapellé » ? « Rappèlé ». Or, on ne doit pas entendre « è » ici mais « eu », signe qu’il ne faut qu’un « l ». En outre, « rappeler » prend toujours deux « p » : il faut écrire « rappelé ».

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« les canaris chantent » ou « les canaris chantes » ?

Erreur couramment commise

On a envie d’écrire « les canaris chantes » puisque ces trois mots sont au pluriel et sont liés par le sens.

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Règle (comment ne plus commettre cette erreur)

À la 3e personne du pluriel (« ils », « elles »…), écrivez « les canaris chantent », et non « les canaris chantes »… si nombreux soient-ils. Veillez à ne pas écrire avec un « s » (marque du pluriel des substantifs et adjectifs) les verbes conjugués à cette fameuse 3e personne.

Pour identifier le verbe, essayez de le conjuguer à un autre temps, l’imparfait par exemple :

Les canaris chantent. = Les canaris chantaient.

Le sens est conservé : il s’agit bien d’un verbe, et la terminaison d’un verbe conjugué à la 3e personne du pluriel est « -nt », et non « -s ». Il va de soi que ce « s », indésirable à la 3e personne du pluriel, serait à sa place à la 2e du singulier : « tu chantes » !

 

Avis de l’expert – Bruno Dewaele, champion du monde d’orthographe, professeur agrégé de lettres modernes

Si cette terminaison en « -ent » en égare plus d’un, c’est que, purement graphique, elle ne se prononce qu’en liaison (« chantent-ils »). Voilà sans doute la raison pour laquelle le parler populaire s’est ingénié, par le passé, à lui substituer une finale tonique, comme en témoigne le paysan du Dom Juan de Molière, qui s’écrie : « Vlà des hommes qui nageant là-bas ! »

 

Exercices (cherchez les erreurs)

  1. Quels employés n’espèrent pas d’augmentation ?
  2. Les experts estimes les dégâts à un million d’euros.
  3. Vos rapports comportes un nombre effrayant de fautes.
  4. Nos produits ne contiennent pas d’OGM.
  5. Des organismes de formation s’intéresses à notre logiciel.
  6. Aujourd’hui, cinquante entreprises fonctionnes avec notre solution.
  7. Les techniciens identifient rapidement le problème.
  8. Nos abonnés bénéficies de tarifs préférentiels.
  9. Ce sont les Français qui remportes la coupe Davis.
  10. Les visiteurs ne peuvent pas nourrir les animaux.

Réponses

  1. Phrase correcte
  2. Faux. Il faut écrire : Les experts estiment les dégâts à un million d’euros. « Estimer » est un verbe dont le sujet est « les experts », qu’on peut remplacer par « ils » (« ils estiment ») : on écrit « estiment » et non « estimes ».
  3. Faux. Il faut écrire : Vos rapports comportent un nombre effrayant de fautes. On peut écrire la phrase à l’imparfait : « Vos rapports comportaient un nombre effrayant de fautes. » « Comporter » est donc un verbe, dont le sujet, « vos rapports », peut être remplacé par « ils » : on écrit « comportent ».
  4. Phrase correcte.
  5. Faux. Il faut écrire : Des organismes de formation s’intéressent à notre logiciel. Mise au futur, la phrase conserve son sens : « Des organismes de formation s’intéresseront à notre logiciel. » « S’intéresser » est donc un verbe, dont le sujet est « des organismes » (= ils) : on écrit « s’intéressent ».
  6. Faux. Il faut écrire : Aujourd’hui, cinquante entreprises fonctionnent avec notre solution. « Fonctionner » est un verbe dont le sujet, « cinquante entreprises », peut être remplacé par « elles » (« elles fonctionnent ») : on écrit « fonctionnent » et non « fonctionnes ».
  7. Phrase correcte.
  8. Faux. Il faut écrire : Nos abonnés bénéficient de tarifs préférentiels. « Bénéficier » est un verbe : on peut dire « ils bénéficiaient », « ils bénéficieront », etc. On écrit donc « nos abonnés (= ils) bénéficient ».
  9. Faux. Il faut écrire : Ce sont les Français qui remportent la coupe Davis. On peut dire : « Ce sont les Français qui remporteront la coupe Davis. » « Remportent » est donc une forme du verbe « remporter », et il prend ici la terminaison « ent », son sujet étant « les Français ».
  10. Phrase correcte.

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Auteurs :
Bruno Dewaele, champion du monde d’orthographe, professeur agrégé de lettres modernes
Agnès Colomb, auteur-adaptateur, correctrice professionnelle
Pascal Hostachy, cofondateur du Projet Voltaire et de la Certification Voltaire
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Les origines de ces fameuses expressions : « L’argent n’a pas d’odeur »

Effectivement, l’argent n’a pas d’odeur, mais l’explication de cette expression est plus surprenante qu’il n’y paraît. Pour comprendre ses origines, il faut remonter au règne de l’empereur romain Vespasien.

Environ 70 ans après le début de notre ère, le nouveau souverain devait trouver un moyen rapide de renflouer les caisses de l’empire, complètement vidées par son prédécesseur, Néron.
Vespasien eu l’idée de mettre en place un certain nombre de taxes. C’est le chrysargyre qui marqua durablement les esprits. Touchant l’industrie et le commerce, cet impôt se trouva aussi appliqué à la collecte d’urine. Cette substance était en effet quotidiennement utilisée par les teinturiers pour préparer les tissus avant la coloration ainsi que pour dégraisser les laines.
Une mesure qui lui valut un grand nombre de moqueries. Vespasien aurait, selon certains, déclaré « pecunia non olet », c’est-à-dire « l’argent n’a pas d’odeur ».

Une variante, toujours liée à ce même personnage historique, fait référence aux vespasiennes. L’empereur aurait fait installer des toilettes publiques payantes dans tout l’empire afin de gagner de l’argent. Critiqué par son fils pour cette mesure injuste, l’empereur aurait rétorqué que si les toilettes s’accompagnaient d’odeurs nauséabondes, il n’en était rien de l’argent ainsi récolté.

On utilise maintenant cette expression pour dire que peu importe d’où provient l’argent, même s’il est mal acquis, le principal est d’en avoir.
On ne sait pas si le blanchiment d’argent découle de cette expression mais on comprend tout l’intérêt de vouloir laver l’argent sale dans ces conditions.

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