Syntaxe Syntaxique Connecteurs logiques : la conclusion Une fois n’est pas coutume, cette règle ne traite pas d’orthographe, mais de syntaxe, l’art de construire une phrase. Pour ce faire, de petits mots appelés « connecteurs logiques » sont à notre disposition. Et ils sont indispensables, notamment pour conclure. Quels sont-ils, et comment les employer ? Évaluer mon niveau Pour progresser en français, faites le test ! Lancer l’évaluation On vous explique Le connecteur logique de « conclusion » le plus connu est certainement « donc », l’une des fameuses conjonctions de coordination « mais, ou, et, donc, or, ni, car ». Pour résumer ou introduire une conclusion, il existe quantité d’autres connecteurs logiques qu’il est recommandé d’utiliser pour varier son vocabulaire et pour exprimer des nuances : « en conclusion » (voire « en guise de conclusion »), « pour conclure » ; « pour finir », « à la fin », « finalement », « en fin de compte » ; « en somme », « en résumé », « en un mot », « en définitive », « en dernier lieu », « en dernier ressort », « en dernière analyse » (plus rare) ; « bref » et, dans certains cas, « ainsi » et « enfin ». Notons que les locutions « en somme », « en définitive », ou encore « en dernier ressort » permettent de rehausser son registre de langue. Exemple : « Donc vous voulez prendre ma place. » à « En somme, vous voulez prendre ma place. » Avis de l'expert Sandrine Campese Autrice langue française, créatrice de la mnémographie Vous remarquerez que l’expression « au final », bien qu’employée comme formule de conclusion, est absente de la liste, et pour cause : l’Académie française la considère comme « grammaticalement fautive », lui préférant « finalement », « en dernier ressort », « en dernière analyse », « pour finir », « à la fin », « en dernier lieu ». À lire également sur notre blog : « Au final » ou « en fin de compte » ? Exercice Les charges augmentent, les clients se font rares. Donc j’aurais dû rester salarié ! Il s’est mis à pleuvoir des cordes. Donc on aurait mieux fait de rester à la maison. Il ronfle, prend toute la couette… Donc mes nuits sont un enfer. Tout le monde a applaudi, même les plus sceptiques. Donc le pari est réussi. Si je lui pose la question, il sera obligé de me répondre. Donc j’en aurai le cœur net. Il n’a cessé de se contredire. Donc tout le monde a compris qu’il était coupable. Les températures chutent, les jours raccourcissent. Donc l’hiver approche. La conciliation à l’amiable a échoué. Donc c’est le tribunal qui tranchera. La voiture ne démarre plus depuis des années. Donc elle est bonne pour la casse ! Chacun campait sur ses positions. Donc un compromis a été trouvé. Réponses Les charges augmentent, les clients se font rares. En résumé, j’aurais dû rester salarié ! Il s’est mis à pleuvoir des cordes. Finalement, on aurait mieux fait de rester à la maison. Il ronfle, prend toute la couette… Bref, mes nuits sont un enfer. Tout le monde a applaudi, même les plus sceptiques. En conclusion, le pari est réussi. Si je lui pose la question, il sera obligé de me répondre. En somme, j’en aurai le cœur net. Il n’a cessé de se contredire. En définitive, tout le monde a compris qu’il était coupable. Les températures chutent, les jours raccourcissent. En fin de compte, l’hiver approche. La conciliation à l’amiable a échoué. En dernier ressort, c’est le tribunal qui tranchera. La voiture ne démarre plus depuis des années. En un mot, elle est bonne pour la casse ! Chacun campait sur ses positions. À la fin, un compromis a été trouvé. Auteurs Projet Voltaire Pour cette règle d’orthographe Projet Voltaire : Sandrine Campese, autrice et membre du comité d’experts Projet Voltaire. Mélany Bigot, relectrice.