Reconversion – la Certification Voltaire au service du métier de relecteur-correcteur

Hélène SaloneDans une démarche de reconversion, Hélène SALONE, 32 ans, s’oriente vers le métier de relecteur-correcteur. Elle a passé le certificat d’orthographe Certification Voltaire à Saint-Berthevin en Mayenne, centre d’examen le plus proche d’Angers où elle habite. Son objectif était d’atteindre le niveau d’experte avec un score supérieur à 900…

Quel score avez-vous obtenu ?

J’ai obtenu un score de 923 points ce qui me donne toute satisfaction car je visais les 900 points pour justifier de mon niveau auprès des professionnels de l’écrit.

C’est un très beau score ! Les fautes d’orthographe n’ont qu’à bien se tenir. Vous étiez-vous entraînée auparavant ?

Oui bien sûr, je n’en suis pas arrivée là sans un peu d’entraînement, en fait 2 mois intensifs de révision dont mon mari se souviendra longtemps ! J’ai usé voire abusé des programmes Voltaire Supérieur et Voltaire Excellence jusqu’à maîtriser à la quasi-perfection les règles les plus compliquées aux nuances subtiles et presque insaisissables ! L’occasion rêvée de rouvrir Bescherelle, Grevisse et autres ouvrages de référence et de se replonger avec passion dans les arcanes de la langue française ! En peaufinant ma préparation, j’ai découvert telle une pépite, le site de Bruno Dewaele, champion du monde d’orthographe dont j’ai particulièrement goûté les billets d’humeur quasi quotidiens qui se révèlent de véritables délices tant sur le fond que sur la forme.

Pouvez-vous vous présenter ?

J’ai 32 ans, je suis mariée et j’ai 3 jeunes enfants pour lesquels j’ai pris un congé parental qui touche bientôt à sa fin. Je suis titulaire d’un bac L et d’un BTS « assistante de direction », la conjoncture de l’époque ne m’a permis d’aller plus haut dans les études. J’ai travaillé 5 ans : d’abord sur Paris dans une agence de traduction puis sur Angers dans une grosse société de services aux entreprises. Actuellement je prépare activement ma reconversion professionnelle car j’aspire à mettre en application mes qualités rédactionnelles et de communication et de plus je souhaite travailler depuis mon domicile pour concilier vie professionnelle épanouissante et vie de famille. J’envisage sérieusement de me former au métier de relecteur-correcteur.

Pourquoi avoir passé cette certification d’orthographe ?

J’ai passé la Certification Voltaire dans le but d’obtenir une première légitimation de mes compétences avant d’aller plus avant dans mon projet professionnel.

J’ai également passé cet examen par goût du défi et parce que je suis depuis toujours une fervente partisane de l’exception – ou des exceptions – française !

Conseilleriez-vous ce certificat d’orthographe aux personnes qui préparent une reconversion ?

Je recommande très vivement aux personnes en reconversion professionnelle, en attente d’une évolution de carrière ou sans emploi de passer cette certification car la maîtrise de l’orthographe est un critère de sélection de plus en plus prisé des recruteurs : ainsi leurs CV auront un petit quelque chose en plus que les autres n’ont pas !

Quels sont vos projets ?

Après mon bon score, je compte profiter pleinement de cette reconnaissance pour poursuivre mon projet : me former, trouver le statut juridique qui me correspondra et me lancer… Je suis ouverte à toutes les propositions qui me seront offertes !

Et puis à titre personnel, la Certification a réveillé mon appétit de compétition et je me sens prête à relever de nouveaux challenges orthographiques…

Enfin, pourquoi pas devenir d’une manière ou d’une autre ambassadrice de ce beau projet qui remet à l’honneur le bon usage de la langue de Molière !

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bonjour
j’ai l’impression que les fautes d’orthographe doivent passer après les mauvais choix de mots ou d’expressions voire les lourdeurs d’écriture.

    Bonjour christianleg, je ne crois pas que l’orthographe puisse être reléguée au second plan et qu’il faille faire une « hiérarchie ». Une faute d’accord, une virgule manquante, et vous changez complètement le sens de vos propos ! Exemple : « a payé / à payer » – « On va manger les enfants / On va manger, les enfants ». Bonne journée.

Bonjour,

Curieuses questions que je vois ici… On ne devient pas correcteur ou correctrice en claquant des doigts et il ne suffit pas d’être « très bon en orthographe » pour y parvenir et encore moins pour se lancer dans l’aventure de l’exercice en libéral de cette activité, tant s’en faut ! Ce métier, car c’en est bel et bien un, requiert une formation spécialisée et demande également des qualités, tant morales que physiques, que tous les candidats n’ont pas, à savoir :
– résistance physique (il faut pouvoir rester plusieurs heures d’affilée derrière un ordinateur, parfois des journées entières si vous êtes en « libéral », le samedi, le dimanche… Attention aux cervicalgies !) ;
– très bonne vue qui, par la force des choses, en prendra tout de même un coup à la longue ;
– capacité de concentration supérieure à la moyenne (une mouche passe… une faute passe !) ;
– savoir montrer de l’intérêt pour tout type d’écrit, car il est fort rare qu’un correcteur corrige uniquement des ouvrages qui ont trait à ses goûts personnels (les « littéraires » doivent savoir que les plus rébarbatifs livres de maths se corrigent aussi… aïe, aïe, aïe !) ;
– pouvoir mettre en doute ses propres savoirs, capacité à se remettre en question, passer du temps la tête dans ses dictionnaires et ses ouvrages didactiques ;
– excellente culture générale, volonté de faire des recherches documentaires dans des domaines qui sont inconnus, voire qui n’éveillent que peu l’intérêt du correcteur lui-même ;
– bonne connaissance de plusieurs langues étrangères, pour deux raisons : lecture-correction parfois en langue étrangère, possibilité de correction d’un texte certes écrit en français mais mal traduit d’une langue étrangère ;
– apprentissage des signes de correction (utile si jamais on vous demande de corriger sur épreuves, ce qui se pratique encore) ;
– acceptation du côté parfois ingrat et toujours humble de la tâche (si, à la sueur de votre front, des heures et des jours durant, vous réécrivez un ouvrage qui par la suite connaît un certain succès en librairie, ce sont l’auteur et l’éditeur qui tirent les marrons du feu, pas vous !) ;
– savoir accepter des rémunérations de plus en plus basses… En effet, l’avènement du statut d’auto-entrepreneur a entraîné l’arrivée sur le marché d’une foule de « corrigeouilleurs » amateurs et autres écrivains publics qui se prétendent correcteurs. Depuis, chacun voulant sa part du gâteau, les tarifs ne cessent d’être tirés vers le bas.

J’en passe et des meilleures.

Vous semblez surprise, Sylvie, que les maisons d’édition ne vous répondent pas. Rassurez-vous, elles ne répondent pas plus aux vrais correcteurs qu’à vous ! Les maisons d’édition, pour la plupart, « emploient » des stagiaires à bas coût (ou à Bakou ?)…

Il va de soi que la seule certification Voltaire, quelle que soit l’excellence de cet « examen », ce que je ne nie pas, ne saurait suffire. Sachez que pour devenir correctrice, il vous faudra apprendre également les très nombreuses règles de typographie (il y a trois, voire quatre fautes de typographie dans vos quelques lignes) et fréquenter une école spécialisée où n’entre pas qui veut (sélection très rigoureuse, coût de la formation élevé si on n’a pas de DIF, examen ardu).
Dans le texte de Mme Salone, j’ai repéré plusieurs erreurs, certes minimes, mais que tout correcteur aurait vues, les avez-vous repérées ?
Plus grave, j’ai sursauté en voyant ceci :
« Et puis à titre personnel, la Certification a réveillé mon appétit de compétition et je me sens prête à relever de nouveaux challenges orthographiques…
Enfin, pourquoi pas devenir d’une manière ou d’une autre ambassadrice de ce beau projet qui remet à l’honneur le bon usage de la langue de Molière ! »
Aviez-vous vu dans les deux premières lignes l’énorme faute de français qui contredit lourdement les propos tenus dans les deux autres ? En bon français, on ne dit pas « challenge », on dit « défi, gageure, mise à l’épreuve ».

Bon courage tout de même !

CQFD (j’ai de bons restes de maths aussi…)

      Pour « gageure », je vous renvoie à cet article http://www.projet-voltaire.fr/blog/regle-orthographe/vingt-mots-a-prononcer-enfin-correctement (mais je devine, vu votre clin d’oeil, que vous connaissez la réponse). Quant aux féminin d’ambassadeur, il faut vivre avec son temps. Avant l’ambassadrice n’était en effet « que » l’épouse de l’ambassadeur. Désormais cette fonction est aussi occupée par des femmes. Bonne journée !

        Encore aujourd’hui, l’ambassadrice, au sens propre du terme, est bien l’épouse de l’ambassadeur. Quand une femme occupe cette fonction, on lui donne bien le titre de Madame l’Ambassadeur.
        Toutefois, dans le sens figuré que vous employez, « ambassadrice » est tout à fait acceptable.

        Et, pour la petite histoire, la France n’a compté qu’une seule Ambassadrice (extraordinaire) portant ce titre précis : il s’agit de Mme du Bec, et c’était en… 1645 !

        Bon courage à vous 🙂

        Non, je regrette. Avec tout le respect que je vous dois (je connais certains de vos livres), les règles sont édictées par l’Académie française qui, rappelons-le, depuis sa création en 1635, est la gardienne de la langue française et la seule institution à faire figure d’autorité en la matière. Elle est très clair sur ce point :
        – Si l’opposition des sexes n’est pas pertinente, elle établit, à l’intérieur même de la langue, une SÉGRÉGATION qui va à l’encontre du but recherché.
        – En ce qui concerne les titres, les grades et les fonctions, au nom de la NEUTRALITÉ institutionnelle et juridique qui leur est attachée, l’Académie française recommande d’éviter, dans tous les cas non consacrés par l’usage, les termes du genre dit « féminin » et de préférer les dénominations de genre non marqué (ce dernier est le seul à pouvoir traduire la nature INDIFFÉRENCIÉE des titres, grades, dignités et fonctions). La NEUTRALITÉ doit souligner l’identité du rôle et du titre indépendamment du sexe de son titulaire. On ne doit pas confondre une personne avec la fonction qu’elle exerce. Mais si l’on veut marquer, par déférence, que c’est une femme qui occupe telle fonction, la formule d’usage est : Madame le député, le ministre, etc.

        Voir :
        http://academie-francaise.fr/questions-de-langue#38_strong-em-fminisation-des-noms-de-mtier-de-titres-etc-em-strong
        http://www.academie-francaise.fr/actualites/feminisation-des-noms-de-metiers-fonctions-grades-et-titres
        http://academie-francaise.fr/actualites/la-feminisation-des-noms-de-metiers-fonctions-grades-ou-titres-mise-au-point-de-lacademie
        http://www.academie-francaise.fr/actualites/feminisation-des-titres-et-des-fonctions

          Cher Monsieur, permettez-moi, d’avoir un avis moins tranché sur la question. Vous dites que l’Académie française est la « seule à faire figure d’autorité en matière de langue française », j’imagine donc, suivant cette logique, que vous écrivez « ognon » et « nénufar », puisqu’elle a entériné les rectifications orthographiques de 1990. De même, l’Académie française tolère « voire même », qui, pour les puristes, relève du pléonasme. Tout cela pour dire que l’Académie française peut se montrer tour à tour conservatrice et tolérante. Le Projet Voltaire, au nom duquel je m’exprime ici, s’appuie sur les dernière éditions papier des dictionnaires Larousse et Le Robert, lesquels indiquent à « ambassadeur, ambassadrice » : « représentant(e) permanent(e) d’un État auprès d’un État étranger ». Au passage, ces deux ouvrages de référence n’ont pas intégré toutes les variantes orthographiques nées de la réforme de 1990. Ils le font progressivement, en observant l’usage, comme le faisait jadis Claude Favre de Vaugelas, surnommé « le greffier de l’usage ». Bonne soirée.

          Réponse au message de Sandrine ci-dessous :

          À propos des rectifications de l’orthographe (et non la réforme) : permettez-moi, à mon tour, d’avoir un avis moins tranché. Voici ce que dit l’Académie française elle-même :
          – http://academie-francaise.fr/actualites/lacademie-francaise-et-la-reforme-de-lorthographe
          – http://academie-francaise.fr/actualites/declaration-de-lacademie-francaise-sur-la-reforme-de-lorthographe
          – http://academie-francaise.fr/touches-noires
          – http://academie-francaise.fr/eloge-de-loignon
          – http://plus.lefigaro.fr/page/michel-vernet
          (Faire un clic sur « Lire la suite » de la première ou la deuxième citation).

          J’ajoute le rapport rédigé par Philippe de Saint Robert (de l’ASSELAF) et remis au président de la République : http://asselaf.fr/a_debat_r.html

          Au sujet des dictionnaires Larousse et Le Robert, voici ce que dit encore l’Académie française :
          « Si vous vous demandez comment un mot nouveau fait son entrée dans le Dictionnaire de l’Académie française, sachez que chaque dictionnaire possède SA POLITIQUE ÉDITORIALE et intègre les mots en fonction de CRITÈRES QUI LUI SONT PROPRES. Ainsi, l’Académie française n’accepte dans son Dictionnaire que les mots correctement formés, répondant à un véritable besoin linguistique et déjà bien ancrés dans l’usage. »
          Source : http://academie-francaise.fr/questions-de-langue#53_strong-em-mots-nouveaux-ou-nologismes-em-strong
          Or, dans la neuvième édition de son Dictionnaire, voici ce que l’on peut lire à l’entrée ambassadeur : « Madame l’ambassadeur. Le nouvel ambassadeur est une femme énergique. » Ambassadrice dans une autre acception que « femme de l’ambassadeur » ou « femme chargée d’une mission, d’un message, etc., pour un PARTICULIER » (voir l’entrée ambassadrice) ne répond à aucun véritable besoin linguistique puisque les titres, les grades et les fonctions ne se féminisent pas et doivent rester neutres.
          Lorsqu’un dictionnaire et une quelconque autre source que ce soit va à l’encontre de ce que dit l’autorité de la langue française, j’en déduis qu’il faut considérer ce qui contredit l’Académie française comme nul et non avenu.
          Principe d’obéissance à une autorité.

          Pour clore ce débat, vous avez tout à fait le droit de suivre l’avis de l’Académie française sur le sujet de la (non)féminisation des noms de métiers. Il n’en demeure pas moins qu’écrire « ambassadrice » ne saurait constituer une faute, ce féminin étant régulièrement formé. Bonne journée.

Bonjour,

Titulaire de la certification Voltaire (946 points) passée à Perpignan le 11 juin 2014, je souhaite ardemment utiliser mes compétences en tant que correctrice/relectrice mais je ne sais comment m’y prendre! J’ai démarché des maisons d’édition, en vain …

Auriez-vous quelques conseils à me donner? Merci.

Bien cordialement
Sylvie Taburet

    Bonjour Sylvie, je ne saurais que trop vous conseiller de doubler vos envois de candidatures par une présence sur internet et les réseaux sociaux. Avez-vous créé un site, une page Facebook ou un compte Twitter ? Êtes-vous inscrite sur Viadeo ou Linkedin ? Dans de plus en plus de domaines – la rédaction / correction n’échappe pas à la règle – une recherche classique ne suffit pas, il faut « activer son réseau », parler le plus possible de votre activité, pas seulement à vos proches mais à vos connaissances « virtuelles ». Au-delà des maisons d’édition, les agences de communication et les médias font également appel à des correcteurs. Une manière de démarcher un média en ligne : pointer (avec humour et tact) une coquille subsistant dans un de leurs articles et leur proposer vos services. Avec toutes les fautes que l’on peut voir çà et là, cela vous fait un « paquet » de mails à envoyer ! Bon courage dans vos recherches, et félicitations pour votre excellent score à notre certification ! 🙂

Cher Madame Salone,
Je débute une carrière comme relectrice-correctrice, et je n’ai aucune idée des tarifs que je dois demander. Pourriez-vous m’éclairer là-dessus, ce serait pour moi une aide précieuse.

Dans l’attente d’une réponse, acceptez Madame, l’expression de mes salutations distinguées.

Marjolaine Robert