« L’expression écrite, c’est aussi une liberté. » « Savoir bien parler, bien écrire, je pense que c’est un vrai atout dans la vie. Et c’est un beau cadeau d’offrir ça à ses collaborateurs. » Audrey Grolet Responsable engagement & DEI France Entreprises Groupe Bel Pour commencer, pourriez-vous nous présenter en quelques mots le Groupe Bel ? Audrey Grolet, responsable engagement & DEI France : Le Groupe Bel est un groupe agroalimentaire international connu pour des marques emblématiques comme La Vache qui rit, Boursin, Kiri, Pom’Potes, ou encore Babybel. Au-delà de ces marques, le Groupe Bel est un groupe qui place la responsabilité environnementale et l’humain au cœur de son projet d’entreprise. Pourquoi avoir lancé cette formation en 2022 ? Quel était le besoin ou le constat ? Aviez-vous des objectifs précis lors du lancement ? Audrey Grolet : Nous sommes partis d’un constat très clair : l’expression écrite constitue un marqueur social fort. Elle peut ouvrir des portes, mais aussi en fermer certaines, voire devenir un facteur d’exclusion. Nous avions également un enjeu majeur : accompagner la parentalité à travers le pack Famille. Nous savons à quel point il peut être difficile pour les parents de soutenir leurs enfants dans leur parcours scolaire. C’est précisément sur ce point que le Projet Voltaire représente une véritable force et un atout précieux. En quoi la maîtrise du français est-elle importante au quotidien ? Jean-Baptiste d’Huart, directeur R&D agroalimentaire : Une erreur d’expression ou un mot mal choisi peuvent avoir des conséquences importantes pour l’entreprise. Cela peut faire perdre du temps, ou éventuellement, sans forcément remettre un projet en cause, le mettre en difficulté et diminuer ses chances de succès. Donc, pour moi, c’est important. Et cela peut être un des outils pour être plus pertinent, plus percutant, dans notre expression. En tant que manager, c’est important d’utiliser des termes précis, de maîtriser la langue et de savoir échanger à bon escient avec ses collègues. Pourquoi avoir choisi de former l’ensemble de vos équipes ? Audrey Grolet : Nous avons ouvert la plateforme Projet Voltaire à tous nos collaborateurs en France, soit près de 4 000 personnes. Nous avons une conviction forte : l’accès à la liberté par l’expression. Bien s’exprimer, pouvoir prendre la parole, c’est aussi pouvoir grandir personnellement et professionnellement. Donc c’était une évidence pour nous d’ouvrir ce parcours à l’ensemble de nos collaborateurs, quel que soit leur métier. Comment se déroule le déploiement en interne ? Audrey Grolet : Au lancement, nous avons voulu un déploiement très ludique avec des quiz, des jeux, mais aussi une grande dictée. Je pense que l’on a souhaité une approche un peu décomplexée du sujet, voire joyeuse. C’était aussi une volonté pour attirer l’attention et montrer à tout le monde que chacun pouvait avoir un intérêt à participer au Projet Voltaire. Et pour maintenir l’engagement tout au long de l’année, nous organisons fréquemment des temps forts, ou nous profitons des temps forts qui sont organisés par le Projet Voltaire, et nous communiquons assez régulièrement également. Quels temps forts sont particulièrement appréciés par vos collaborateurs ? Audrey Grolet : Le cahier de vacances, réalisé chaque année par le Projet Voltaire, est vraiment quelque chose qui fonctionne bien. Nous savons que, chez nous, le pack Famille est très utilisé. C’est donc un gros temps fort de communication autour du Projet Voltaire pour nous. Nous sommes ravis d’avoir cette mise à disposition. Le calendrier de l’Avent est également un temps fort très apprécié. Pour le diffuser en interne, nous utilisons des écrans ainsi que des publications sur notre réseau social interne. C’est un dispositif assez classique, mais qui fonctionne bien, toutes les actions sont chouettes. Nous avons aussi organisé, un an ou deux après le lancement, un webinaire avec un quiz géant. Les gens sont contents : ils se connectent, ils participent. Que pensez-vous de la solution Projet Voltaire ? Audrey Grolet : Ce que nous apprécions particulièrement, c’est que la plateforme est très intuitive et, surtout, que les parcours s’adaptent à son niveau, à son rythme. Donc, évidemment, personne n’a jamais le même parcours sur la plateforme, et c’est un vrai point fort. Jean-Baptiste d’Huart : Le système est très simple. Comme il repose sur la révision, avec une pédagogie et un apprentissage qui tiennent vraiment compte des capacités de mémorisation de chacun, je pense que c’est très adapté, quel que soit le niveau. Ce qui est assez pratique avec l’outil, c’est qu’il propose une approche agréable, avec un aspect ludique, des récompenses et des commentaires. C’est plutôt attrayant. La possibilité d’utiliser l’application est aussi un vrai plus, notamment pour se former dans les transports en commun. À titre personnel, je prends pas mal le train, donc c’est un aspect pratique important dans nos vies un peu minutées. Comment intégrez-vous la formation dans votre emploi du temps ? Jean-Baptiste d’Huart : Dans mon travail, je suis amené à beaucoup interagir, et j’ai aussi de grandes périodes où je travaille avec des chiffres. J’ai donc pris la formation un peu comme une pause : je me challenge sur l’orthographe, sur la manière d’écrire proprement, et dans une logique d’amélioration continue sur cet aspect-là. C’est un peu comme faire un Sudoku : je change de sujet, et cela m’aère l’esprit. Qu’est-ce que ça a changé dans votre lien avec l’écrit ? Jean-Baptiste d’Huart : Je savais que j’avais une marge de progression. On arrive toujours avec une certaine assurance, en se disant : « Je sais écrire en français, je sais m’exprimer simplement. » On s’appuie sur ses habitudes, sur la formation scolaire que l’on a pu avoir. Mais finalement, grâce à l’outil, je me suis vite aperçu de mes limites, et je pense que cela a contribué au fait que j’arrive à gérer des sujets multiples et que j’essaye d’être le plus efficace possible, sujet par sujet. De plus, le fait de participer à cette formation a un peu changé mon attitude vis-à-vis des fautes des autres, cela m’a appris à ne pas surréagir face à une faute ponctuelle, parce que chacun de nous peut en faire, ce n’est pas dramatique. Ce qui compte, c’est d’éviter de les répéter et de continuer de s’améliorer. Vous envisagez aussi de proposer le Certificat Voltaire : pourquoi ? Audrey Grolet : Le Certificat Voltaire, c’est une reconnaissance officielle et valorisante. C’est une manière pour nous aussi de donner confiance à nos collaborateurs, évidemment, et de renforcer leur employabilité. Et pour l’entreprise, c’est aussi une manière de valoriser l’investissement que nous avons fait depuis quelques années sur cette plateforme. Comment se passe votre collaboration avec le Projet Voltaire ? Audrey Grolet : Nous sommes très satisfaits de notre collaboration avec le Projet Voltaire. Déjà parce qu’il y a énormément de temps forts qui sont prévus au cours de l’année, ce qui est plus facile en matière d’animation. Mais aussi parce que l’équipe est très réactive, à l’écoute des besoins, et elle s’adapte vraiment à nos demandes.