1- Être précis et pertinent Pour une prise de parole percutante, il est important de montrer que l’on sait de quoi on parle. À l’occasion d’une prise de parole, et plus particulièrement pour un examen oral, on attend de vous que vous soyez précis(e) et pertinent(e). Comment être précis(e) ? Un des premiers indicateurs recherchés par votre auditoire est très simple : l’emploi d’un vocabulaire spécifique adapté à votre sujet. Ce lexique vous permettra de montrer votre niveau de maîtrise. Au-delà des mots-clés employés, on attend de vous que vous fassiez preuve de pertinence. Il est tentant, quand on a très bien appris son cours, de vouloir montrer ses nombreuses connaissances sur un sujet. On n’attend pas de vous que vous retraciez la page Wikipédia de votre sujet. On attend de vous que vous illustriez chacun de vos propos par des faits. Nul besoin d’en citer quinze, quelques-uns feront l’affaire. N’oubliez pas que vous pourrez aussi montrer vos connaissances pendant l’entretien. Je découvre le parcours Expression orale 2- La maîtrise du sujet L’importance de l’introduction et de la conclusion Bien que vous ayez sans doute préparé votre épreuve par écrit, il n’est pas recommandé d’apprendre par cœur l’intégralité de votre oral au mot près. C’est pour cela que le premier conseil portait sur les mots-clés. En revanche, il peut être judicieux de bien structurer votre phrase d’introduction (aussi appelée « accroche ») et celle de conclusion, la première visant à susciter de la curiosité et à poser le thème, la seconde à faciliter la compréhension du propos. Il existe différentes façons de rédiger son accroche et sa conclusion. En vous inspirant des exemples proposés dans l’exercice 1, vous serez en mesure de trouver des formules convenant à votre sujet. Une fois ces phrases prêtes, apprenez-les. Cela vous permettra aussi de diminuer votre niveau de stress. Vous serez plus confiant(e) puisque vous saurez comment démarrer. La phrase d’introduction Elle n’a pas pour objectif de présenter un argument, elle sert surtout à donner un aperçu de ce qui va suivre. La règle essentielle à respecter est la suivante : la phrase d’accroche doit être en lien avec le sujet dont vous allez parler. La conclusion La conclusion permet de reprendre le message avancé en début d’oral. De la même manière que votre introduction présente votre sujet, la conclusion résume votre propos. Elle se compose d’éléments simples Un connecteur qui indique que c’est la conclusion. A l’écrit, on voit bien qu’on est à la fin du texte ; à l’oral, il est préférable d’indiquer à l’auditoire que vous entamez votre conclusion, il sera dès lors plus attentif. Un rappel de la problématique avancée en introduction. L’idée est de créer un écho entre l’introduction qui expose le message et la conclusion qui résume le message. Nul besoin de reprendre la question de l’introduction mot pour mot, mais on doit comprendre que vous reprenez la question initiale et que vous y répondez. Un bref rappel de votre idée principale. Il est possible que votre auditoire soit moins attentif en fin d’épreuve. N’hésitez donc pas à faire un résumé clair de votre propos, vous augmenterez ainsi la compréhension de votre message. Si vous trouvez ça difficile, demandez-vous : « S’il y avait une seule chose que je voudrais que les gens retiennent de mon intervention, qu’est-ce que ce serait ? » Une ouverture. Il y a plusieurs manières de clore sa présentation. Vous pouvez montrer que vous n’avez exposé qu’une partie du problème, en montrant ses limites, par exemple. Vous pouvez aussi rebondir sur la question principale, pousser l’auditoire à l’action ou à la réflexion, ou encore ajouter une touche personnelle et clore par une citation. Les possibilités sont multiples, à vous de trouver votre style. L’argumentation et la logique La qualité de votre oral est fortement liée à la qualité de votre argumentation. Elle se doit de suivre une certaine logique, souvent mise en lumière par des connecteurs logiques (donc, cependant, en revanche, d’une part, …). Ces connecteurs permettent de donner une intention (convaincre, admettre, opposer, illustrer, …) et facilitent grandement la compréhension du message. Plus votre prise de parole est longue, plus vous devrez expliciter la logique de votre plan grâce à ces connecteurs. 3- Travailler sa voix Une fois le propos construit, il est temps de s’intéresser à la manière dont vous allez le délivrer. C’est ce qu’on appelle la prosodie. Elle prend en compte tout ce qui se rapporte à la voix : la vitesse à laquelle vous vous exprimez, les variations de rythme, la clarté de votre diction, l’intensité de votre voix ou encore l’intonation. Tous ces éléments permettent une prise de parole efficace et favorise la compréhension de vos propos. L’intensité et la clarté Si le jury, lors de votre oral, doit se concentrer pour entendre ce que vous dites, il aura du mal à comprendre votre message. Le jour de l’oral, n’hésitez pas : projetez votre voix. Ce serait dommage que la qualité de votre travail soit masquée par un manque de volume. De même, faites attention à ne pas avaler vos mots, pensez à bien articuler. Un malentendu peut rapidement arriver. La vitesse d’élocution Sur le même principe, parler trop vite laisse peu de temps à votre interlocuteur pour intégrer ce que vous dites. Et le stress peut nous faire parler bien plus vite qu’à l’accoutumée. À l’inverse, parler trop lentement peut parfois provoquer de l’inattention. Le temps que vous finissiez votre phrase, l’interlocuteur en a déjà oublié le début. Le rythme et la ponctuation À l’écrit, on peut se fier à la ponctuation pour comprendre le sens d’un texte. À l’oral, il n’y a pas de ponctuation visible. C’est donc à celui qui parle de faciliter la compréhension en rendant audible la ponctuation. Par convention, on laisse une pause à la fin d’une phrase si cette phrase est une question par exemple. On fait une courte pause à la fin d’une phrase, pour informer l’auditeur qu’une unité de sens est finie et qu’une autre démarre, on peut aussi baisser le ton, pour représenter une fin de paragraphe ou de partie. Une erreur très commune est d’oublier de faire une micro-pause pour représenter une virgule. Réfléchissez-y, vous ne dites pas la même chose si vous dites : « On va manger mamie ! » que si vous dites « On va manger (micro-pause représentant une virgule) mamie ! » Aidez-vous du rythme pour véhiculer votre message, accélérez lors d’énumérations, ralentissez pour les propos les plus importants. L’intonation Enfin, mettez un peu de couleur dans votre voix. Vous l’avez peut-être déjà vécu : écouter quelqu’un qui s’exprime de manière monotone peut être très compliqué. Même si le message est intéressant, il arrive souvent que l’on décroche. L’intonation aide aussi à faciliter la compréhension, comme la ponctuation peut le faire à l’oral. Par exemple, lorsque l’on veut nuancer plusieurs éléments dans une phrase, les éléments qui ont moins d’importance sont dits plus bas que ceux essentiels, par exemple. J’améliore mon expression 4- Les derniers réglages avant l’oral L’oral approche ! En suivant nos conseils précédents, vous avez travaillé le fond et la forme. Il reste deux éléments à mettre en place pour être dans les meilleures conditions pour l’oral : savoir en quoi consiste exactement l’épreuve et savoir se préparer juste avant l’oral. Éliminer au maximum les imprévus C’est le moment de faire les derniers préparatifs et de mettre en place un mini-échauffement à faire avant toute prise de parole importante. Tout d’abord, lors d’un oral, il y a des consignes, un temps à respecter, des critères d’évaluation, un ou des examinateurs. Les oraux académiques sont souvent divisés en deux parties : vous présentez votre sujet dans un premier temps, puis s’ensuit un entretien. C’est normal, un niveau de maîtrise d’un sujet s’évalue à partir d’une présentation que vous avez eu le temps de construire pour la rendre pertinente, mais l’examinateur souhaite aussi observer comment vous restituez vos connaissances à un instant T, sans préparation. Mettre en place une routine d’échauffement Il faut voir la prise de parole comme un sport où tous les muscles sont impliqués. En effet, votre langue compte à elle-seule dix-sept muscles ! Comme quand vous faites du sport, il est préférable de s’échauffer avant son oral. En chant, on échauffe les cordes vocales avant de leur demander un effort. Les comédiens ont d’ailleurs des routines avant une représentation. Dans les exercices qui suivent, on vous propose une routine de dix minutes que vous pouvez facilement mettre en place avant votre oral. N’oubliez pas non plus l’image que vous renvoyez lors de votre oral. Quelqu’un de recroquevillé, qui croise les bras ou baisse la tête, ne renverra pas l’image de confiance et de maîtrise préférable lors d’un oral. Barack Obama est souvent pris en exemple lorsque l’on parle de posture. N’hésitez pas à regarder quelques vidéos de ses prises de parole et inspirez-vous de sa gestuelle. En parlant d’Obama, sa femme Michelle représente parfaitement l’efficacité d’un entraînement à la prise de parole. Dans ses premiers discours en tant que First Lady, elle était très hésitante, trouvait l’exercice difficile, avalait quelques mots. Quelque temps plus tard et avec de l’entraînement, elle est devenue une excellente oratrice. 5- Interagir avec le jury et écouter Un oral se déroule devant un jury ou un public, qui a parfois la possibilité de réagir et de poser des questions sur le sujet. Cela implique de l’imprévu, qui peut s’ajouter au stress d’une prise de parole. Cependant, vous pouvez limiter les imprévus en vous préparant bien et en écoutant attentivement les questions qui vous sont posées. Que vous sachiez répondre ou non, une bonne manière de commencer votre réponse est de reformuler la question. Cela vous permet de vous assurer de l’avoir comprise. N’hésitez pas à reprendre les mots de la question pour montrer que vous avez saisi ce qui vous est demandé. Nombreux sont ceux qui, ayant mal écouté la question, n’y répondent pas. Mais comment faire si vous ne savez pas quoi répondre ? Si vous n’avez pas la réponse, ne vous laissez pas démonter, nous vous proposons de rediriger la conversation vers un aspect de votre sujet que vous maîtrisez plus : reformulez la question pour montrer que vous la comprenez (même si vous n’allez pas vraiment y répondre), puis basculez sur le sujet où vous êtes plus à l’aise. Admettons que le jury vous pose une question sur le PNB d’un pays et que vous ne sachiez pas ce qu’est le PNB, vous pourriez dire : « Je ne maîtrise pas bien le sujet du PNB, en revanche, je peux vous parler du PIB, qui est un autre indice de richesse et qui s’en rapproche. » Attention, n’abusez pas de la stratégie de redirection, admettons que l’on vous pose trois questions, il serait mal vu de ne répondre à aucune et de rediriger en permanence la question. Cela montrerait un manque de maîtrise de votre sujet. Je découvre le parcours Expression orale Conclusion Ça y est, vous voilà prêt(e) à affronter votre épreuve orale ! Lisez et relisez soigneusement ces conseils, entraînez-vous et faites en sorte d’arriver à l’examen dans les meilleures conditions, en ayant bien dormi au préalable. Nous vous souhaitons toute la réussite possible ! 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