Écrivain public, scribe des temps modernes

Vous en avez déjà entendu parler sans vraiment savoir qui ils sont ? Toutes les questions que vous vous posez sur ce « vieux métier d’avenir » trouveront réponse dans ce dossier du Projet Voltaire consacré aux écrivains publics. Une biographie, un discours, une lettre de motivation, un procès-verbal ou une lettre intime, autant d’écrits qu’ils peuvent rédiger, corriger et mettre en page pour vous… ou que vous serez en mesure de produire si vous souhaitez devenir vous-même écrivain public.

Le Projet Voltaire met un coup de projecteur sur l’un des plus vieux métiers du monde : l’écrivain public. Maîtrisant parfaitement la langue française, il n’est pas seulement incollable en grammaire, en orthographe et en syntaxe. Il doit également avoir une bonne culture générale, le sens de l’écoute et de très grandes capacités d’adaptation pour que ses écrits correspondent au mieux à la situation et à la personnalité du requérant.

Qui peut faire appel à ses services ? Sur quels documents travaille-t-il ? Comment devient-on écrivain public ? Quels organismes l’accompagnent ? Comment se forme-t-il ? Retrouvez toutes les réponses à ces questions dans le dossier du Projet Voltaire consacré à ce beau métier.

Les solutions du Projet Voltaire pour une expression professionnelle

Sommaire :

Scribe des temps modernes

De l’Égypte antique à la Révolution française, en passant par le Moyen Âge, l’écrivain public, jadis nommé « scribe », « druide », « copiste » ou encore « clerc » (même si ces statuts et métiers impliquaient bien d’autres fonctions !) a traversé les époques. On s’en remettait à lui pour graver dans le marbre les événements importants et pour aider la majorité de la population qui ne savait ni lire ni écrire.

Mais à la fin du XIXe siècle, la mise en place de l’instruction obligatoire affaiblit son rôle. L’école fait reculer l’illettrisme et rend moins nécessaire de passer par un intermédiaire pour communiquer par écrit. Même si la profession ne disparaît pas, l’écrivain public range sa plume et, pendant près d’un siècle, ne s’occupe plus que d’écrits officiels et contractuels.

À partir des années 1980, on se remet à faire appel à lui. En effet, malgré le développement de l’enseignement, certaines personnes sortent du système scolaire sans maîtriser le français. Contre toute attente, la multiplication des médias et l’arrivée d’Internet remettent l’écrit au centre de la communication et en font un véritable enjeu de société. Ainsi, le début du XXIe siècle marque le retour de l’écrivain public, dont les missions se diversifient. Le métier d’écrivain public, mal connu, se modernise et se structure pour mieux répondre aux besoins de la clientèle, composée de particuliers et de professionnels.

Devenir écrivain public : dossier Voltaire

La définition de ses fonctions est large : l’écrivain public est un professionnel de la communication écrite entre individus ou entre personnes et administrations. Spécialiste de la langue française, il peut animer des ateliers d’écriture, aider aux démarches administratives, ou encore donner des conseils en écriture professionnelle et privée. Il peut aussi apporter une aide à la rédaction. Dans les faits, l’écrivain public s’occupe de tous types de courriers, de testaments, de formations, de formulaires et de dossiers, de relectures, de mémoires, de thèses… Il facilite les rapports avec les services de l’État ou ceux de la Sécurité sociale.

Selon sa clientèle, ses horaires varient beaucoup. Il peut travailler à son domicile ou dans les locaux de son client. Certains écrivains publics disposent d’une enseigne commerciale.

Si ce métier vous intéresse et que vous songez à l’exercer au sortir de vos études ou dans le cadre d’une reconversion, vous apprendrez dans ce dossier Voltaire tout ce que vous devez savoir sur la réalité de ce métier, les formations qui permettent de l’exercer, et les organismes qui le soutiennent.

L’écrivain public : ses qualités

L’écrivain public doit naturellement aimer écrire… et aimer les gens, puisqu’il écrit pour eux ! Ces deux aspects sont indissociables : avoir une belle plume est nécessaire mais pas suffisant, puisqu’on doit la mettre au service d’autrui. L’écrivain public, reprécisons-le, est un professionnel de l’écrit qui met ses compétences rédactionnelles au service d’une clientèle. Cela le différencie, par exemple, d’un auteur. Tout de suite, tordons le cou à quelques idées reçues…

Ne tapez pas « écrivain public gratuit » dans Google… parce que ses services sont payants

Mais d’où vient donc l’idée que l’écrivain public pourrait travailler gratuitement ? En tous les cas, elle est fausse. Si certaines associations proposent une assistance aux démarches administratives de manière bénévole, l’écrivain public, lui, propose ses services contre rémunération. C’est bien normal, l’écriture est son gagne-pain ! Il assure de surcroît des services très spécifiques. Ainsi, la rédaction de biographie, qui implique beaucoup de temps et un fort investissement, relève des compétences de l’écrivain public.

Non, les écrivains publics n’accompagnent pas seulement les personnes illettrées

Les personnes en situation d’illettrisme sont généralement aidées par les services sociaux. L’écrivain public peut le faire également, et certains proposent des ateliers sociolinguistiques. Toutefois, ses missions vont bien au-delà. Il s’adresse aussi et surtout à un nouveau type de clientèle, sachant écrire mais souhaitant communiquer de manière efficace.

Écrivain public n’est pas un métier ringard

Mal connu, peut-être… Ringard, certainement pas ! L’écrivain public est indispensable dans notre société de communication écrite, et plus encore depuis l’avènement du numérique. Les très nombreuses tâches (évoquées plus haut) qu’il peut prendre en charge attestent son utilité et de sa modernité.

Qui peut faire appel à un écrivain public ?

Bonne nouvelle pour toutes celles et tous ceux qui souhaitent se lancer : la clientèle de l’écrivain public est illimitée, ou presque ! Les professionnels comme les particuliers peuvent avoir besoin de faire appel à cette profession. Comme précisé plus haut, parmi les particuliers, certains sont en situation d’illettrisme. Dans ce cas, la dimension sociale du métier prend toute son ampleur. L’écrivain public peut aider ces personnes à sortir d’un certain isolement.

Devenir écrivain public : dossier Voltaire

Toutefois, de plus en plus, les écrivains publics sont sollicités par des personnes qui savent écrire mais manquent d’assurance ou de temps. Il peut s’agir d’actifs en poste ou en recherche d’emploi, d’étudiants en fin de cycle, de personnes âgées souhaitant raconter leur vie à leurs enfants et petits-enfants.

Enfin, la clientèle des écrivains publics compte une grande part d’entreprises, d’associations et de collectivités.

Parmi les particuliers faisant appel aux services d’un écrivain public :

  • 39 % sont des actifs ;
  • 37 % sont des retraités ;
  • 20 % sont des étudiants.

Parmi les professionnels qui sollicitent un écrivain public :

  • 26 % sont des TPE ;
  • 20 % sont des PME ;
  • 20 % sont des associations ;
  • 15 % sont des collectivités locales.

Le travail de l’écrivain public : de l’écrit personnel à l’atelier d’écriture

Les documents sur lesquels l’écrivain public est amené à travailler sont très variés.

Écrits personnels

Un particulier peut lui demander de l’aide pour des écrits personnels, qui resteront dans l’intimité, ou au contraire, pour des écrits professionnels et administratifs ayant vocation à être diffusés. Il peut s’agir de :

  • biographies ;
  • discours ;
  • épithalames ;
  • éloges funèbres ;
  • lettres intimes.

Documents administratifs individuels et de communication

L’écrivain public peut aussi travailler sur tout ce qui touche au monde professionnel et à la communication individuelle. Il peut lui être demandé de ne pas toucher au fond. Par exemple :

  • CV ;
  • lettres de motivation ;
  • rapports de stage ;
  • manuscrits ;
  • thèses et mémoires ;
  • courriers administratifs (CAF, CPAM, MSA, impôts, Pôle emploi…) ;
  • montage de dossiers.

Documents professionnels

L’écrivain public intervient à la demande sur les documents suivants :

  • discours politiques ;
  • lettres officielles ;
  • rapports et comptes rendus ;
  • procès-verbaux (colloques, réunions, assemblées générales…) ;
  • monographies ;
  • supports de communication (dépliants, plaquettes, brochures…) ;
  • journaux internes et externes ;
  • pages web et bases de données…

Conseil, rédaction, relecture…

L’écrivain public peut également proposer ses compétences en conseil, en rédaction, en réécriture, en relecture, en correction, en mise en page.

Note : l’écrivain-conseil® a pour spécialité la production d’écrits de qualité, mais aussi le travail de relecture et de correction.

Stages et ateliers d’écriture

L’écrivain public peut enfin animer des stages ou des ateliers d’écriture, notamment à la demande de municipalités, d’associations ou d’entreprises.

Note : les écrivains publics sont de plus en plus sollicités pour rédiger des biographies. Il s’agit d’un exercice exigeant mais valorisant, qui peut donner lieu à une publication. Il est de plus en plus fréquent de faire appel aux services d’un écrivain public pour la rédaction d’une biographie familiale.

Ses obligations déontologiques

Si l’écrivain public travaille sur un écrit personnel, il doit veiller à répondre à des impératifs de fidélité et d’authenticité. Si c’est un écrit professionnel, il met l’accent en premier lieu sur l’efficacité et le message à transmettre.

Il s’interdit par ailleurs certains écrits : lettres de menace, de chantage, d’injures ou d’insultes, documents destinés à tromper (faux, fraude, plagiat, détournement de texte).

Il s’interdit également d’écrire ou de réécrire des travaux universitaires dans le cadre de l’obtention d’un diplôme.

Dans le cadre des conseils en écriture, il n’empiète pas sur le travail des professions réglementées : notaires, huissiers, commissaires-priseurs, avocats, experts-comptables… Il n’effectue aucune des prestations réservées à certains professionnels (par exemple la consultation et rédaction d’actes juridiques).

Enfin, il doit respecter le secret professionnel : il s’engage à ne pas divulguer la nature des demandes et des contenus qui lui sont soumis.

Note : les règles de déontologie sont contenues dans la charte de l’écrivain public de l’AEPF (Académie des écrivains publics de France).

Devenir écrivain public : dossier Voltaire

Comment devenir écrivain public ? Les formations

Pour exercer le métier d’écrivain public, aucune formation n’est imposée, aucun diplôme n’est requis… ce qui ne veut pas dire que pratiquer cette profession est simple ! L’écrivain public doit faire ses preuves et se montrer capable de se constituer une clientèle.

Parmi les qualités attendues de lui :

  • une parfaite maîtrise de la langue française : orthographe, grammaire, syntaxe, ponctuation, vocabulaire…
  • une bonne culture générale et des connaissances juridiques et administratives ;
  • une capacité d’adaptation, d’écoute et de communication ;
  • un sens de la psychologie, de la patience et un excellent relationnel, notamment pour appréhender la dimension « sociale » du métier ;
  • un sens commercial.

La plupart des écrivains publics sont diplômés en lettres, en droit, en sciences humaines, en psychologie ou en journalisme. Depuis quelques années, des formations spécifiques existent pour ce métier. Il existe par ailleurs des formations à distance.

Licence professionnelle « Conseil en écriture professionnelle et privée – Écrivain public » (université Sorbonne Nouvelle – Paris 3)

Cette licence est accessible au niveau bac + 2. Son but est « de former des professionnels de l’écriture pour autrui capables de répondre aux besoins à la fois de la collectivité et des personnes privées, en apportant à tous publics une aide à la rédaction ».

Plus d’informations sur cette licence ici.

Licence professionnelle « Intervention sociale : accompagnement de publics spécifiques. Parcours écrivain public – conseil en écriture » (université de Toulon)

Cette licence professionnelle est également accessible au niveau bac + 2. Elle propose « une initiation aux trois volets du métier : l’accompagnement en écriture de personnes en difficulté, l’écriture littéraire et l’écriture au service des entreprises ».

Plus d’informations sur cette licence ici.

Formation « Écrivain public » du CNED :

Cette formation à distance affiche l’objectif suivant : « Acquérir les bases du métier et s’entraîner à la rédaction de documents divers. » Elle s’adresse à tous les publics avec cette recommandation : « Niveau baccalauréat et aisance rédactionnelle conseillés. »

Plus d’informations sur cette formation ici.

Formation « Écrivain public » du CNFDI

Cette formation à distance qui s’adresse à tous les publics propose d’aborder notamment les points suivants :

  • S’approprier des notions de droit civil et de législation du travail.
  • Maîtriser les écrits professionnels.
  • Maîtriser les fonctions simples et avancées de Word.
  • Maîtriser les techniques de recherche d’emploi (CV et lettre de motivation).
  • S’initier à la graphologie.

Plus d’informations sur cette formation ici.

L’orthographe, une nécessité !

On l’a dit plus haut. Répétons-le : l’écrivain public doit maîtriser la langue française sur le bout des doigts ! Pour cela, il peut être utile de renforcer ses compétences grâce au Projet Voltaire, qui propose des formations en orthographe, en expression et en orthotypographie notamment. Celles-ci peuvent être financées avec le compte personnel de formation (CPF).

Je découvre les formations CPF du Projet Voltaire

Agréments et certifications

Deux organismes proposent des agréments aux écrivains publics. Il s’agit de l’AEPF (Académie des écrivains publics de France) et du GREC (Groupement des écrivains-conseils®). Nous reparlons par ailleurs de ces deux organismes plus en détail dans la partie suivante.

Agrément de l’AEPF

L’AEPF délivre un agrément aux écrivains publics ayant, parmi d’autres obligations, suivi une journée de formation. Les conditions varient ensuite selon le temps depuis lequel on exerce la profession.

Cet agrément permet de valider les qualités humaines, les compétences rédactionnelles et la maîtrise de la langue française chez les écrivains publics qui se lancent ou qui sont déjà en activité. En cas de réussite, l’écrivain public devient « membre agréé de l’AEPF » : il bénéficie de la visibilité de l’association pour se faire connaître et il peut échanger ses bonnes pratiques avec d’autres écrivains publics.

Agrément du GREC

Le GREC intègre ses adhérents à la suite d’une procédure incluant un test et nécessitant le respect de la charte de conduite. Pour ses adhérents en activité depuis plus de deux ans, il a mis en place une procédure de certification. C’est une démarche volontaire incluant la rédaction d’un mémoire examiné par un jury de certificateurs et garantissant l’aptitude du candidat à produire des documents écrits de qualité.

Pensez aussi au Certificat Voltaire !

Le Certificat Voltaire est reconnu par les entreprises et les professionnels. Un écrivain public qui le valide avec un bon score pourra plus facilement faire la preuve de ses compétences et, ainsi, recevoir des missions.

Je me prépare au passage du Certificat Voltaire

Quels organismes accompagnent l’écrivain public ?

Nous l’avons vu, le métier d’écrivain public n’est pas réglementé. Toutefois, des organismes existent pour accompagner les professionnels. Leur objectif : faire en sorte que ceux-ci ne soient pas livrés à eux-mêmes et faire connaître leur activité au plus grand nombre. Parmi ces organismes : l’AEPF (Académie des écrivains publics de France) et le GREC (Groupement des écrivains-conseils®) évoqués plus haut.

L’Académie des écrivains publics de France (AEPF)

Créée en 1980, l’AEPF est la plus ancienne et la plus grande association regroupant les écrivains publics. Son but : donner aux professionnels une reconnaissance de leurs savoirs et compétences. Elle œuvre pour promouvoir le métier et l’activité commerciale de ses adhérents, conseiller les personnes nouvellement agréées, et participer à la formation continue de ses membres.

L’AEPF organise des journées d’information et des formations. Elle référence ses membres sur son site.

Notez-le : le Projet Voltaire propose aux adhérents de l’AEPF des remises sur ses offres de formation ainsi que sur sa formation de formateurs.

Le Groupement des écrivains-conseils® (GREC)

Créé en 2002, le GREC représente les écrivains-conseils® en activité. Son but : rompre leur isolement géographique et organiser la profession vis-à-vis des tiers pour promouvoir son image. Concrètement, il facilite le maillage des compétences et les partenariats ponctuels ou réguliers entre les cabinets.

Adhérer au GREC permet de ne plus être isolé, d’échanger avec ses pairs et de participer aux rencontres annuelles.

Au GREC, on ne parle pas d’écrivain public, mais d’écrivain-conseil®. Cette appellation protégée a été choisie pour les raisons suivantes :

  • elle est plus appropriée que celle d’écrivain public pour insister sur la dimension d’écoute, d’accompagnement, de collaboration…
  • elle représente davantage la diversité contemporaine des compétences, des prestations, des clientèles, des modes d’exploitation ainsi que la modernité des outils utilisés ;
  • elle évite la confusion fréquente avec « service public ».

Le syndicat national des prestataires et conseils en écriture (SNPCE)

Créé en 2007, le SNPCE vise à défendre les intérêts matériels et moraux de ses membres. Pour cela, il propose l’accès à une caisse de solidarité en cas de difficultés financières, la gratuité des ateliers de formation, un accès hebdomadaire à des marchés publics, des modèles de conditions générales de vente adaptées au métier d’écrivain public, etc.

Notez-le : le Projet Voltaire propose aux adhérents du SNPCE des remises sur ses offres de formation ainsi que sur sa formation de formateurs.

Devenir écrivain public : dossier Voltaire

Comment tirer parti de l’ère numérique ?

En quoi la communication en ligne a-t-elle modifié le rapport à la clientèle ? Comment profiter des nouveaux outils ? Voici les principaux avantages, pour l’écrivain public, du passage à l’ère numérique.

Se faire connaître

Même installé à la campagne, un écrivain public peut être joint grâce à un site internet bien conçu et bien référencé, couplé à une présence active sur les réseaux sociaux. Cela peut représenter une aubaine pour les professionnels qui vivent dans de petites villes ou des villages et peuvent continuer à exercer leur activité sans renoncer à une certaine qualité de vie.

Élargir sa clientèle

Auparavant, l’écrivain public travaillait pour les habitants de son village, de sa commune… Désormais, il peut écrire pour des clients qui vivent partout en France et à l’étranger. Les demandes lui sont adressées par courriel, le règlement est réalisé à distance, les fichiers sont échangés électroniquement… Si certains services comme la rédaction de biographie nécessitent encore de véritables rencontres, le professionnel a acquis une grande part de liberté supplémentaire.

Développer de nouvelles expertises

Si l’outil numérique apparaît généralement comme un atout formidable, il peut aussi constituer un handicap pour certaines personnes qui peinent à le maîtriser. De plus en plus, l’écrivain public est amené à accompagner ces personnes en situation d’illettrisme numérique (pas toujours âgées, contrairement à une idée reçue). Il s’agit de les épauler dans leurs démarches à effectuer en ligne : s’inscrire à Pôle emploi, consulter ses relevés et attestations de la CAF, envoyer une candidature à un recruteur…

Par ailleurs, des écrivains publics ont saisi l’occasion de travailler en ligne pour se spécialiser dans la rédaction et la correction web ou travailler avec d’autres professionnels. Pendant que le graphiste, l’infographiste ou le webmestre crée la trame, l’écrivain insère des contenus.

Adapter les formations

La communication en ligne a conduit différents organismes à adapter leurs formations. L’orthotypographie est désormais beaucoup plus présente (utilisation des majuscules et des minuscules, des espacements, de la ponctuation, de l’italique, etc.). La mise en page est également davantage travaillée en formation pour écrire et corriger des écrits numériques.

Dernières choses à savoir avant de se lancer dans une carrière d’écrivain public

Parce qu’un professionnel averti en vaut deux, voici quelques informations complémentaires sur le métier d’écrivain public et les débouchés possibles.

Écrivain public est un métier solitaire

Si vous aimez travailler en équipe, passez votre chemin. L’écrivain public travaille seul la plupart du temps, et ce même s’il est accompagné par les organismes présentés ci-dessus. Généralement, il exerce à domicile, où il reçoit ses clients. L’avantage : il peut organiser son temps comme il le souhaite et être plus disponible pour sa famille ou ses activités de loisir. Mieux vaut donc se lancer dans cette carrière si on aime travailler seul.

  • 88 % des écrivains publics travaillent à domicile.
  • 78 % sont des entrepreneurs individuels indépendants.

Il n’est pas toujours facile d’en vivre

Les écrivains publics peuvent manquer de clients réguliers. Pour cette raison, 54 % d’entre eux exercent une autre activité, permettant de dégager une source de revenus complémentaire : enseignant, journaliste, traducteur…

  • 52 % des écrivains publics ont une rémunération annuelle inférieure à 5 000 euros.
  • Pour 25 % de ces professionnels, la rémunération est comprise entre 5 000 et 10 000 euros.
  • Enfin, pour 23 % seulement, elle est comprise entre 10 000 et 40 000 euros.

Il faut prévoir un investissement de départ

Cet investissement, variable selon les projets, est en moyenne de 5 000 euros, une somme à laquelle il faut ajouter les frais de publicité. L’écrivain public en a besoin pour acquérir du matériel (ordinateur, logiciels, fournitures diverses) et payer d’éventuelles formations.

Les tarifs d’un écrivain public

Un écrivain public peut choisir de facturer ses prestations à la page, à l’heure ou au forfait. La moyenne des tarifs horaires varie entre 35 et 45 euros hors taxes. Le tarif est souvent forfaitaire pour les travaux importants : correction de mémoires, thèses et manuscrits, rédaction de biographie.

Les débouchés pour l’écrivain public

On l’a vu, l’écrivain public travaille très souvent de manière indépendante. Il lui appartient de se spécialiser dans certains domaines (écrits administratifs, corrections, rédaction de biographie…) et de se constituer une clientèle. Il doit également entretenir un réseau pour obtenir de nouvelles missions.

Dans certains cas, un écrivain public peut devenir salarié en obtenant un poste en mairie ou dans une association afin, le plus souvent, d’accompagner les publics en difficulté. Il peut aussi devenir « script doctor », ce qui signifie proposer ses services en tant que spécialiste dans la réécriture d’un scénario. Il peut se spécialiser dans la littérature (« écrivain fantôme » ou « écrivain à gages ») et écrire pour une autre personne, le plus souvent une célébrité.

L’écrivain public peut choisir plus tard de se reconvertir en journaliste ou de passer des concours de la fonction publique.

Remerciements :

  • Sylvie Monteillet : écrivain public, administratrice de l’AEPF.
  • Sophie Strnadel : adhérente du GREC et membre du SNPCE.

Lisez également sur notre blog : fautes d’orthographe, comment ne plus en faire ?

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Répondre à G. Errichelli, EP agréé Annuler la réponse

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    Bonjour Bernard, obligatoire, je ne pense pas, mais chaudement recommandé, oui :-). Je vous invite à vous rapprocher de l’AEPF ou du GREC et de leur poser la question. Bon week-end.

Bonjour,

Votre méritoire présentation du métier d’écrivain public semble toute entière dédiée à la filière professionnelle des conseillers en écritures privées.

Vous semblez oublier l’existence du canal historique : la filière traditionnelle, celle qui pratique encore et toujours le vieux métier d’écrivain public qui n’est déjà plus tout à fait le vôtre. Des femmes et des hommes attachés aux valeurs de fraternité – solidarité dans leur version actuelle – avec les populations en difficulté avec la lecture et l’écriture.

A titre indicatif, notre association AIDEMA19 reçoit plus de 1000 usagers par an qui se déplacent de toute la région parisienne.
Nombreux sont les centres sociaux qui accueillent des permanences d’écrivains publics; certaines communes et administrations se préoccupent aussi de l’accès aux droits.

Si bénévoles nous sommes, certains d’entre nous – ce fut mon cas – sont aussi salariés en qualité d’écrivain public à vocation sociale; appellation proposée par Franck Danger qui enseigne au DU de Toulon Ecrivain Public/ Auteur conseil.

Je suis conscient que vous n’ignorez pas que le bénévole non certifié par l’AEPF, ni certifié par le GREC n’est pas nécessairement dépourvu de qualifications et de compétences. Nombre de bénévoles exercent, ou ont exercé des professions à caractère juridique, administratif, social solidement assises sur des diplômes de l’enseignement supérieur.

A titre d’exemple, dans notre équipe, nous comptons deux écrivains publics diplômés de la Sorbonne nouvelle et de Toulon, des assistantes sociales, une enseignante agrégée, une avocate, plusieurs juristes, et des cadres supérieurs de la fonction publique…

Pour vous rassurer sur notre souci de la qualité des prestations que nous proposons, notre association a déjà organisé cinq saisons des Journées de formation d’écrivains publics, qui réunissent nos consoeurs et confrères franciliens.

Je me permets de porter à votre connaissance le commentaire, que l’un des membres de notre réseau m’a communiqué, et qui a fait l’objet d’autres réactions de nos consoeurs et confrères :

Je ne sais pas combien nous sommes, écrivains publics à vocation sociale, mais à lire la fiche du Projet Voltaire, nous ne devons être qu’une infime minorité peu enviable.
Jamais je n’ai pensé aux personnes qui viennent nous voir comme à des clients et le sens commercial ne me semble pas un critère majeur de compétence.
Je me sens grognon après cette lecture, heureusement que demain je tiens une permanence où je vais rencontrer des personnes avec des soucis et des besoins, presque tous dans le champ social.
Portez haut et fort la plume solidaire
Jacques

A titre personnel je ne me sens ni gnognon ni embarrassé par votre document à la présentation très professionnelle.

Le caractère non exhaustif de votre travail induit qu’il semble qu’il y ait peu d’affinité entre votre culture professionnelle parfaitement respectable et que j’espère pleine d’avenir pour votre branche d’activité, et la nôtre, essentiellement fondée sur l’altruisme et la solidarité, la coopération et le partage, l’amitié et l’épanouissement que procurent les écritures publiques.

Et je ne peux que regretter que, par les temps qui courent, notre branche ait le vent en poupe.

Au plaisir de vous rencontrer,
Très cordialement

Xavier Péron/Plume Solidaire

    Bonjour Xavier,

    J’ai appris depuis peu que les bénévoles bénéficiaient également de formations en interne, mais ce qui me dérange dans votre intervention, c’est que vous semblez vous targuer d’être les seuls à être dotés de valeurs de solidarité. Or, je ne peux pas vous laisser affirmer cela. Le fait d’employer dans mon vocabulaire le terme de « client » ne m’empêche absolument pas de pratiquer l’écoute active, la reformulation et d’avoir la volonté de bien faire et de mettre en confiance « l’usager », pour reprendre votre substantif. Je réalise même un suivi des dossiers en contactant une fois par an des personnes pour lesquels il y a un suivi. Donc, j’en suis fort désolée, mais votre statut de « bénévole » n’augure en rien vos qualités. Nous sommes tout autant que vous à l’écoute de nos clients. Nous n’avons simplement pas les mêmes finalités ni prétentions. Moi, je développe mon activité pour continuer à en vivre et être reconnue comme experte dans mon domaine, tandis que vous, vous pratiquez votre activité dans un but non lucratif. Par ailleurs, si ne vous faites qu’assurer des permanences ou intervenir uniquement en milieu associatif et social, je présume que vous ne rédigez pas de récit de vie, car il faut du temps et de l’investissement pour cela. Vous ne rédigez pas non plus de monographies d’entreprises, de plaquettes commerciales ou de contenus Web. Moi, je pratique à la fois le métier dans son versant social et dans son versant « communication et Web ». J’aime corriger et mettre en pages des mémoires et des thèses. J’aime rédiger des courriers, améliorer la fluidité d’un texte, etc. Avez-vous le temps de faire tout cela ? Non, je pense que vous n’êtes cantonné qu’à des tâches administratives : rédaction de courriers administratifs, professionnels ou privés. Par conséquent, les écrivains publics qui ont évolué avec les nouveaux besoins du marché sont à la fois des plumes solidaires, certes, mais surtout des plumes professionnelles rompues aux techniques rédactionnelles et capables de rédiger aussi bien pour des particuliers que pour des associations ou des professionnels.

        Je suis tout à fait d’accord avec Samia. Dans notre métier aussi, l’humain reste au centre ; comment cela pourrait-il être autrement lorsque nous recueillons les souvenirs en vue d’une biographie, d’un récit de vie ? Nos prestations sont facturées, à nos clients, certes, car il s’agit de notre métier dont nous essayons de vivre.

      Je partage totalement votre point de vue.
      En outre, opposer écrivains publics bénévoles et écrivains publics professionnels rémunérés n’a aucun sens. Nous menons les uns et les autres des missions différentes et sans doute complémentaires. Il n’y pas de manière « noble » de pratiquer ce métier, ni en ne le faisant que dans une dimension sociale à but non lucratif, ni en n’écrivant que des biographies d’ailleurs (une opinion qui constitue parfois une autre conception « élitiste » de notre belle profession).
      Ainsi, en ce qui me concerne, en même temps que j’écris des biographies, j’assure des permanences hebdomadaires dans une Maison de justice et du droit et dans un centre pénitentiaire, pour un tarif horaire très en deçà de celui que je pratique en libéral et en tout cas sans rapport avec les compétences développées. Mais le fait d’être rémunéré pour cette activité assure une vraie régularité à mes prestations, m’oblige à rendre des comptes à ceux qui me rémunèrent en même temps qu’elle me garantit une liberté et une indépendance vis-à-vis de l’administration pénitentiaire. Les associations de solidarité animées par des bénévoles sont pleines de salariés…
      Il n’y a rien de déshonorant à vivre de cette activité, comme il n’y a rien d’anormal à le faire bénévolement.
      Il n’y pas de petit ou de grand écrivain public. Il y a des hommes et des femmes qui pratiquent ce métier, avec déontologie, professionnalisme et empathie et avec les compétences et les valeurs qui sont propres à chacun.

    La lecture attentive de votre billet m’amène à vous répondre sur plusieurs points. Précisons que je suis écrivain public, diplômée de la Sorbonne Nouvelle depuis 2012 et professionnelle installée en libéral, ce qui ne m’empêche pas de revendiquer la pratique d’une « écriture sociale » laquelle ne saurait se résumer à la pratique du bénévolat et au remplissage de dossiers.
    Il existe des bénévoles qui accomplissent un « travail » formidable et des professionnels qui font un travail désastreux. Toutefois, recourir au bénévolat pour l’exercice d’une mission de service public, c’est s’en remettre à une forme de charité que, pour ma part, je réprouve. Au nom de quel principe, une personne en difficulté avec l’écrit devrait-elle s’en remettre à un bénévole, plutôt qu’à un professionnel ?
    Oui, écrire pour autrui est un métier à part entière, qui à ce titre devrait être règlementé a minima et rémunéré comme il se doit.
    Qui aurait l’idée d’entrer dans une boulangerie et de demander au boulanger de donner son pain bénévolement ? Comment justifiez-vous que s’agissant d’écriture nous devrions avoir honte de demander un paiement pour un travail que nous avons choisi ?
    Ce n’est pas en recourant au bénévolat que nous obtiendrons l’indispensable réglementation qui protégera autant les clients (usagers, demandeurs) que les écrivains publics eux-même. Oui, il faut de la solidarité, mais il est urgent que les pouvoirs publics prennent enfin la mesure des besoins dans le domaine de l’écriture, de la lecture et du passage désormais quasiment obligatoire par Internet pour effectuer de plus en plus de démarches. Les bénévoles qui continuent à pallier gratuitement les lacunes de l’État masquent la réalité des besoins.
    Outre les personnes qui ne maîtrise pas la langue française, le nombre d’illettrés signe l’échec de la politique de l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. C’est donc aux pouvoirs publics de financer les moyens de venir en aide à ces personnes. Battons-nous pour un droit à l’écrit gratuit pour l’usager, (le client, le demandeur(, mais rémunéré à sa juste valeur pour les écrivains publics. Ce combat me semblerait plus juste que le procès qui est fait à tous ceux qui ont fait le choix d’écrire pour les autres en sachant très bien qu’ils gagneraient très peu même après être passé par une solide formation.
    Les bénévoles ont, dites-vous, fait de bonnes études dans des domaines variés. Sans doute, mais il est très possible d’être aussi bon juriste que mauvais écrivain public (l’inverse est vrai aussi !). C’est pourquoi la formation devrait être obligatoire pour pouvoir exercer et vous ne pouvez pas comparer les quelques journées d’initiation ou de découverte proposées (et encore pas toujours) aux bénévoles avec une année universitaire consacrée aux multiples aspects de ce métier ou encore une démarche de VAE.
    Bénévole ce n’est pas un métier, c’est un passe-temps. Or, être écrivain public, c’est avant tout s’engager et engager les personnes pour qui nous travaillons. Quid de la responsabilité du bénévole qui écrira la mauvaise lettre, ou la lettre de trop ou qui donnera le mauvais conseil ? Votre posture institutionnalise le fait que les plus pauvres n’auraient que la possibilité de s’en remettre à la charité, sans aucun gage de qualité de la prestation et sans aucun recours. Dommage !
    L’écrivain public, quelque soit son champ d’intervention, est voué au social, lequel ne limite pas, loin s’en faut, à la rédaction de lettres à caractère administratif.
    Permettre à des personnes en difficulté avec l’écrit d’exprimer des idées, des sentiments ou des pensées plus intimes c’est aussi du social. Je ne comprends pas ce besoin de classer les écrivains publics en social et non social. « Écrire pour autrui » me semblerait plus juste et moins clivant.
    Cordiales salutations

    Bonjour Xavier, bonjour à tous,
    La plupart des groupements existants représentent en effet des prestataires indépendants. Sans doute parce qu’existe le socle commun de la licence professionnelle qui unit tous ses étudiants, Plume & Buvard accueille et défend à égalité prestataires et salariés. Pour nous, ils n’exercent pas un métier différent ; certains écrivains publics travaillent en parallèle sous les deux statuts. Si le métier glisse ces dernières années vers celui de conseil en écriture, c’est en partie parce que le professionnel a besoin d’en vivre, dans le contexte général actuel de réduction des effectifs et des budgets de la fonction publique et assimilés. Si nous voulons faire reconnaître le métier, nous avons besoin de la participation et de la détermination de tous. Diviser le métier selon les statuts ne peut qu’affaiblir notre action vers sa reconnaissance.
    Selon nous – nous avons eu l’occasion d’échanger longuement avec Franck Danger sur ce sujet – tous les écrivains publics ont par définition la « vocation sociale », c’est justement ce qui les différencie des autres professions d’écriture et de rédaction : par exemple, l’objectif de l’écrivain public qui organise ou anime des ateliers d’écriture n’est pas tant de faire de l’écriture littéraire – tant mieux si cela est le cas – que de créer du lien social.
    Le statut de prestataire n’est pas non plus en contradiction avec le « canal historique » du métier d’écrivain public « proche des populations en difficulté avec la lecture et l’écriture ». Sous l’Ancien Régime, où la majorité de la population ne savait pas bien lire ni écrire, l’écrivain public travaillait aussi pour les artisans et petits commerçants, et prétendait être rémunéré au même titre que les autres métiers – les travaux de l’historienne Christine Métayer le montrent. Parce que le métier d’écrivain public n’était pas réglementé, les autres professionnels tentaient de saper sa crédibilité en l’assimilant à sa clientèle populaire illettrée, cela s’est encore accentué quand l’écrivain public a mis par écrit les revendications des ouvriers grévistes de la Révolution industrielle.
    Le problème des bénévoles est plus complexe et divise les professionnels, y compris au sein de Plume & Buvard. L’insertion professionnelle de l’écrivain public est particulièrement difficile : on ne saurait dire s’il y a pléthore de bénévoles parce qu’il n’y a pas de budget pour engager des écrivains publics salariés ou prestataires, ou s’il n’y a pas de budget parce que les bénévoles sont une aubaine pour l’institution. Les bénévoles ne sont « pas nécessairement dépourvu(s) de qualifications et de compétences » dites-vous, donc a contrario pas toujours pourvus non plus, et là est bien le problème. Ce qui gêne en premier lieu les écrivains publics professionnels, c’est le manque de formation de certains bénévoles, nombre d’entre nous sommes au quotidien témoins de dérapages, de dépassement des limites ; le service au public est dans ces cas mal assuré et cela nuit à l’image du métier. Les associations et collectivités en sont conscientes et travaillent à la formation de leurs bénévoles. Elles ont le mérite d’exister – nous connaissons bien celles de l’AIDEMA – quelques demi-journées ne peuvent cependant pas se comparer aux 944 heures de formation et de pratique des écrivains publics diplômés de la licence de la Sorbonne Nouvelle. Pour certains, une solution acceptable serait que les bénévoles soient obligatoirement encadrés par des écrivains publics professionnels ; vous le rappelez, cela est déjà le cas dans certaines permanences.
    Je partage le sentiment de Samia qui affirme que nous tous, quels que soient nos statuts, sommes « dotés de valeurs de solidarité ». Notre vocation sociale affirmée, le goût de ce métier qu’on n’exerce jamais par hasard, les personnes que nous représentons, en particulier celles fragilisées qui ont tant besoin de nos services, tout cela devrait nous unir pour valoriser et promouvoir l’image de notre métier si mal connu, prisonnier des représentations que chacun s’en fait.
    Cordialement,
    Viviane Le Houëdec, présidente de Plume & Buvard

      Chère consœur, chers collègues,
      Le point de vue, tout en nuance, argumenté et érudit, que vous développez répond parfaitement à mes attentes de conciliation entre des approches différentes, de désir d’unité et de cohésion.
      En préalable à ma réponse à votre commentaire je voudrais simplement, pour désamorcer toute interprétation polémiste de mon propos, dévoiler l’intention de mon commentaire initial.
      En retraite depuis quelques années, la question de l’identité – professionnelle ou bénévole – de l’écrivain public ne représente aucun enjeu personnel. C’est par espièglerie, par goût de la réflexion et pour nourrir notre micro débat interne que j’ai fait part sur ce site, de la réaction d’une partie des écrivains publics bénévoles de mon entourage.
      Cela ne change rien à notre bonheur commun et partagé, selon des modalités différentes, de pratiquer notre activité.
      En gage de ma bonne foi, je vous donne parfaitement raison sur les points suivants :
      – Si nous voulons faire reconnaître le métier, nous avons besoin de la participation et de la détermination de tous. Diviser le métier selon les statuts ne peut qu’affaiblir notre action vers sa reconnaissance.
      – Le statut de prestataire n’est pas en contradiction avec le « canal historique » du métier d’écrivain public « proche des populations en difficulté avec la lecture et l’écriture »
      – L’insertion professionnelle de l’écrivain public est particulièrement difficile : (…) il n’y a pas de budget parce que les bénévoles sont une aubaine pour l’institution.
      – Ce qui gêne en premier lieu les écrivains publics professionnels, c’est le manque de formation de certains bénévoles, nombre d’entre nous sommes au quotidien, témoins de dérapages, de dépassement des limites ; le service au public est dans ces cas mal assuré et cela nuit à l’image du métier.
      – quelques demi-journées (de formation) ne peuvent cependant pas se comparer aux 944 heures de formation et de pratique des écrivains publics diplômés de la licence de la Sorbonne Nouvelle.
      – Nous tous, quels que soient nos statuts, sommes « dotés de valeurs de solidarité ». Notre vocation sociale affirmée, le goût de ce métier qu’on n’exerce jamais par hasard, les personnes que nous représentons, en particulier celles fragilisées qui ont tant besoin de nos services, tout cela devrait nous unir pour valoriser et promouvoir l’image de notre métier si mal connu, prisonnier des représentations que chacun s’en fait.

      Mon intention profonde, identique à la vôtre, est d’attirer l’attention sur la nécessité d’établir des passerelles de complémentarité d’action entre bénévoles et professionnels. Ce qui induit la reconnaissance mutuelle.
      Dans mon esprit, la prise en compte par la branche professionnelle que vous représentez, de la composante bénévole, en raison de son maillage sur l’ensemble du territoire national, et parce qu’elle joue un rôle essentiel dans le champ social et administratif, constitue un facteur de cohésion qui ne peut qu’exercer une influence favorable à la promotion de l’image de votre métier.
      Je suis convaincu à l’avenir, que les professionnels auront tout intérêt à ne pas considérer les bénévoles comme des concurrents, mais comme des partenaires et des alliés.
      Cette suggestion s’appuie, pour reprendre vos termes, sur le constat que, dans la période actuelle, les « bénévoles constituent plutôt une aubaine pour l’institution (et non l’inverse) pour ne pas engager d’écrivains publics salariés ou prestataires ». Ma conviction, est que cette situation durera aussi longtemps que l’attractivité de l’activité continuera de s’exercer auprès des futurs bénévoles.
      Cette aubaine que nous représentons pour les élus de la nation est fondée, de mon point de vue, sur la honte qu’ils éprouvent, repoussée sous le tapis, de cette indignité nationale qu’est l’illettrisme en France. 2,5 millions d’adultes entre 18 et 65 ans sont considérés comme illettrés (Centre d’observation de la société – 15 mai 2014)
      Du point de vue du citoyen que je suis, l’enjeu à long terme est donc l’éradication de l’illettrisme – le Venezuela l’a fait dans une large mesure -, dont la conséquence prévisible sera la disparition des prestations de base à caractère essentiellement sociales et administratives (formulaires et courriers simples) que toute personne résidant en France devrait être en capacité d’accomplir. A terme, la disparition de ces prestations devrait conduire à l’instauration de pratiques bénévoles qualifiées – certifiées par un diplôme -, et supervisées par des professionnels ou des bénévoles reconnus pour leur expertise et leur expérience*.
      *par des jurys composés de professionnels, d’universitaires et de bénévoles certifiés
      Le bénévolat n’est certainement pas, je suis le premier à en convenir, la panacée aux problématiques de l’illettrisme auxquelles nous sommes confrontés; handicap qui pourrait bien aller en s’aggravant avec la dématérialisation en cours des démarches. Durée réduite de l’activité, irrégularité des présences, turn over des bénévoles; carences de formation…Mais le bénévolat est aussi une forme d’engagement civique qui, en ce qui concerne les populations immigrées que nous accompagnons, répond à un besoin impérieux. Populations qui ne disposent pas des ressources pour rémunérer un écrivain public professionnel.
      Au passage, cela signifie aussi, que d’autres ressorts plus personnels (1), associés ou non à la rémunération, expliquent la longévité et l’attachement à cette activité à caractère désintéressé chez certains d’entre nous.
      (1) d’ordres psychique (réalisation de soi), relationnel (réseau d’amitié, connaissance des usagers), expérientiel (développement personnel), philosophique (réflexion éthique), citoyen (agir dans la cité), culturel (découverte des civilisations et des cultures), spirituel (lié à une pratique confessionnelle)…
      Dans ce sens, je pense par exemple qu’une action commune en faveur de l’élaboration concertée d’une plateforme commune de formation continue, pourrait constituer un levier pour dépasser les représentations des uns et des autres; et agir concrètement pour assurer une meilleure qualité du service public.
      Je propose, dans le cadre des Journées de formation des écrivains publics que nous organisons, de vous inviter à une rencontre au cours de laquelle vous présenteriez des situations de dérapages que vous avez constatées, assorties de préconisations que vous formuleriez pour y remédier.
      Dans une perspective plus lointaine, la cohésion professionnels-bénévoles pourrait ainsi faciliter une reconnaissance dont les effets se feront d’autant mieux sentir sur l’ensemble des acteurs concernés et votre profession, que des bénévoles y auront concourue.
      A défaut d’initiative conjointe, je crains, que les bénévoles constitueront encore longtemps une aubaine pour les politiques, continueront à s’user pour finir par se tourner vers des activités de loisirs moins contraignantes, et que les professionnels auront grand peine à s’extraire de leur isolement actuel.

      J’ai exercé cette activité sur ses deux versants – bénévole et salarié, et sans diplôme ad hoc -.Je persévère à la pratiquer avec la même assiduité, avec un bonheur intense.
      Croyez chère consœur et chers collègues, – ai-je besoin de vous convaincre ? – que l’activité bénévole d’écrivain public, loin de constituer un simple passe-temps cantonné aux tâches administratives, est une voie d’enrichissement mutuel et d’épanouissement personnels puissante. C’est aussi un chemin de vie avec ses obstacles à franchir, ses apprentissages permanents, ses découvertes ; qui comporte des doutes, des déconvenues et des réussites.
      Mais surtout : elle incite à l’ouverture à autrui.
      Tel est le sens de ce commentaire.
      Mon vœu le plus cher est que bénévoles et professionnels agissent de concert dans leur intérêt commun, et dans l’intérêt des populations que nous servons. C’est-à-dire dans l’intérêt général.
      Je retourne à ma retraite et vous souhaite à tou(te)s bon courage, beaucoup de plaisir et de succès dans vos prestations publiques et privées.
      Au plaisir de vous lire et de vous rencontrer; très cordialement.
      Xavier Péron/Plume Solidaire
      Cordialement

Bonjour,

J’ai pris connaissance de cette synthèse et je la trouve conforme à la pratique de notre métier et à nos valeurs. Merci ! À propos de l’effectif des écrivains publics et professionnels de l’écrit exerçant en France, le SEPPE (un nouveau syndicat ayant vu le jour très récemment) en dénombre près de 1 400, recensés sur la base de données publiques, d’annuaires et autres bases de données. Le recensement, cependant, n’est pas exhaustif compte tenu de ceux qui ne sont enregistrés dans aucun registre.

En ce qui me concerne, compte tenu des nombreuses demandes de renseignements émanant de futurs écrivains publics préparant le plus souvent la formation du CNED, j’ai mis en place, depuis la rentrée de septembre, une demi-journée de découverte du métier en immersion. Ce stage d’observation permet, d’une part, à l’observateur, de se familiariser avec les tâches quotidiennes de l’écrivain public en activité et avec ses outils de travail. Il découvre ainsi concrètement la manière dont je pratique le métier. D’autre part, l’un des objectifs du stage est de conforter le stagiaire dans son orientation et de faire le pont entre la formation théorique du CNED et la pratique réelle du métier. Le point 10 de mon programme concerne d’ailleurs une mise en situation. J’espère ainsi pouvoir susciter des vocations grâce à une présentation complète et pratique de notre métier.

Bonne fiche de synthèse, merci.
Cependant, elle laisse supposer que cette profession est largement accompagnée par les organismes cités, et je ne suis pas certain que ce soit majoritairement le cas.
Bien cordialement.

    Bonjour et merci ! L’accompagnement n’est pas automatique en effet. Il faut que l’écrivain public prenne contact avec ces organismes pour bénéficier, par exemple, d’une formation, obtenir un agrément ou une certification, et figurer dans leurs annuaires. Bonne journée.

Bonjour,

Quand j’ai vu que Projet Voltaire avait réalisé un dossier sur mon métier, je me suis réjoui de ce coup de projecteur sur une profession méconnue et puis, j’ai très vite déchanté. En fait de présentation du métier, il s’agit plutôt d’une opération commerciale (très mal) déguisée visant à promouvoir certaines organisations au détriment des autres.

Je passe rapidement sur les erreurs d’orthographe relevées dans le document, erreurs qui, vous en conviendrez, sont du plus mauvais effet pour une structure qui se pose en championne de la discipline et qui prône une relecture rigoureuse, d’autant que sur votre page Facebook, vous n’êtes pas les derniers à moquer les erreurs des autres.

Venons-en maintenant aux griefs qui me font aujourd’hui mettre les pieds dans le plat, comme l’on dit… Vous présentez d’abord le métier d’écrivain public comme étant une profession requérant un haut niveau d’exigences, avant de revoir subitement celles-ci à la baisse, dès qu’il est question de la formation des professionnels qui se destinent à l’exercer. Certes, vous évoquez bien la licence professionnelle d’écrivain public et de conseil en écriture de la Sorbonne Nouvelle, mais pour aussitôt encourager les postulants à s’en passer, puisque s’agissant d’une profession non réglementée et selon vos propres termes, aucune formation n’est imposée et aucun diplôme n’est exigé. Sur ce point précis, je ne peux m’empêcher de retrouver l’argumentaire, déjà maintes fois entendu, de deux de vos associations partenaires, qui n’ont visiblement pas intérêt à ce que cela advienne.

Vous renvoyez ensuite vos lecteurs vers les associations, justement, à même de les conseiller dans leur orientation professionnelle et là, mon sang ne fait qu’un tour ! Ainsi, à vous lire, je comprends que Plume & Buvard n’est tout simplement pas considérée comme représentative des écrivains publics professionnels puisqu’elle n’est pas citée, ce que confirment d’ailleurs les commentaires précédents.

À moins que ce ne soit un choix délibéré (ce qui pour moi ne fait aucun doute) d’écarter l’association de cette présentation car l’AEPF comme le GREC sont partenaires du Projet Voltaire, ce qui n’est pas le cas de ladite association. Faut-il donc mettre la main au pot pour être respecté ? Même le SNPCE est cité, ce qui me conduit à penser que l’absence de Plume & Buvard n’est donc pas un simple oubli.

Si la « concurrence déloyale » commence à ce niveau-là et qu’il n’est pas possible de travailler en bonne intelligence avec ces groupements professionnels, la reconnaissance du métier n’ira pas bien loin.

J’ajoute que Plume & Buvard est la seule association d’écrivains publics professionnels à faire une place équitable, jusque dans son conseil d’administration, à tous les écrivains publics, ceux de l’AEPF et du GREC en particulier, sans ostracisme, ce qui n’est visiblement pas réciproque.

Je terminerai néanmoins mon propos par des remerciements car nous avons tous besoin que notre profession soit mieux représentée, mieux reconnue, et votre dossier, malgré ses lacunes et défauts, y contribue sûrement. Mais enfin, de grâce et à l’avenir, soyez sérieux et professionnels jusqu’au bout : informez-vous et relisez-vous !

    Bonjour Christophe, merci pour vos remarques qui nous permettent de préciser notre point de vue. Loin de nous l’idée de ne pas traiter toutes les formations et tous les organismes sur un pied d’égalité. L’association Plume & Buvard regroupant les écrivains publics diplômés de la licence professionnelle de la Sorbonne, il va de soi que les personnes intéressées par cette formation seront orientées vers cette association. Enfin, vous dites : « Vous présentez d’abord le métier d’écrivain public comme étant une profession requérant un haut niveau d’exigences, avant de revoir subitement celles-ci à la baisse, dès qu’il est question de la formation des professionnels qui se destinent à l’exercer. » Pas du tout ! Nous disons : « Pour exercer le métier d’écrivain public, aucune formation n’est imposée, aucun diplôme n’est exigé / Depuis une dizaine d’années, des formations ont vu le jour, contribuant à revaloriser le métier d’écrivain public. » En résumé, la formation n’est pas obligatoire, mais conseillée si l’on veut mettre toutes les chances de ce côté. C’est ce message, et aucun autre, que nous avons voulu faire passer ! Bonne journée.

Bonjour,
Merci pour ce coup de projecteur sur notre métier, qui depuis des siècles s’est toujours adapté à son époque et à son public, et reste pourtant si mal connu. Vous contribuez à émousser quelques idées reçues. Mais la lecture de votre document soulève quelques remarques.
Concernant les données chiffrées, vu que le métier n’a pas de code APE dédié, aucune statistique fiable n’est réellement disponible. Le nombre d’écrivains publics actifs en France serait d’un millier si l’on se base sur les écrivains publics figurant aux Pages jaunes ; mais nombreux sont ceux qui n’y sont pas inscrits – sans compter ceux qui exercent sous le statut de salarié.
Vous écrivez page 9 : « Pour exercer le métier d’écrivain public, aucune formation n’est imposée, aucun diplôme n’est exigé », certes, mais faut-il vraiment mettre ce point en exergue ? Vous ajoutez cependant que les formations, dont la licence professionnelle de la Sorbonne Nouvelle Paris 3, « contribuent à revaloriser le métier d’écrivain public », c’est un peu rapidement passer sur 944 heures de formation dont 420 de stage pratique !
Plume & Buvard, association des écrivains diplômés titulaires de la licence, qui œuvre à la reconnaissance et à la professionnalisation du métier (prestataires de services ET salariés), défend la nécessité d’une formation et d’un diplôme pour exercer. Vous le soulignez vous-même page 15, il n’est pas facile d’en vivre, tant la concurrence est vive, y compris de la part de bénévoles, pour la plupart non formés. Aussi, pour défendre le métier, nous encourageons les écrivains publics en exercice à préparer ce diplôme national par le biais de la VAE.
L’association Plume & Buvard n’est mentionnée nulle part dans votre brochure : nous considéreriez-vous d’office comme des champions d’orthographe ? Si c’est le cas, nous sommes flattés…
Viviane Le Houëdec,
présidente de Plume & Buvard

    Chère Madame,
    Merci pour message, nous sommes ravis que le dossier vous ait plu. Pour répondre de manière générale à vos remarques, il s’agit d’un document informatif pour faire connaître le métier d’écrivain public au plus grand nombre. Il ne prétend pas à l’exhaustivité. Nous invitons évidemment les intéressés à poursuivre leurs recherches, notamment auprès d’organismes professionnels comme l’AEPF et le GREC qui ne pourront que leur conseiller de suivre une formation telle que celle dispensée à la Sorbonne et de prendre contact avec votre association. Bonne continuation et bonne journée.

Bonjour !
Un très bon récapitulatif en effet, clair et ordonné, qui correspond tout à fait à ce que j’ai découvert en une journée d’information.
Un écrivain public ou, un écrivain conseil (je ne sais pas encore l’avenir le dira …) en formation.
PS si d’autres sont dans ma situation, je suis preneur d’échanges …
Cordialement.

Merci pour votre initiative et votre travail sur le métier d’écrivain public, en pleine évolution.
Votre dossier sera utile à ceux qui ne nous connaissent pas, particuliers et entreprises, ou qui n’osent pas faire appel à nous.
Bien cordialement,

Bonjour,
j’ai été très satisfait en lisant cet article sur les écrivains publics et une question me vient soudain.
Je suis auteur amateur, passionné par l’écriture, aider les autres par un tel métier me séduit, mais voilà je n’ai pas les diplômes requis. Est-ce vraiment un obstacle pour une formation ?
Merci.

    Bonjour Christian, comme vous avez pu le constater, il n’y a pas de « diplômes requis » pour exercer le métier d’écrivain public. Ce n’est donc pas un obstacle pour une formation. N’hésitez pas à prendre contact avec l’AEPF ou le GREC pour plus d’informations.

      bonjour
      Je suis moi-même écrivain public conseil, membre du GREC et j’exerce depuis bientôt trois ans. Bien que notre profession ne soit pas réglementée et qu’aucune exigence en matière de diplôme ne soit requise, on ne peut pas s’improviser écrivain public sans un minimum de formation par respect pour notre belle profession et envers nos clients qui nous accordent leur confiance ; car au-delà des mots c’est une relation privilégiée, riche, qui s’instaure entre le client et nous, proche de l’intime, notamment dans les récits de vie.
      Après des études littéraires, j’ai suivi la formation du CNED, très complète mais… insuffisante. Je l’ai approfondie au sein d’un atelier d’écriture pour aller toujours plus loin. Un écrivain public n’a jamais fini de se former, et merci au Projet Voltaire de contribuer à notre professionnalisme.

    Bonjour Christian,
    J’ai un peu le même profil que le tien. Autodidacte passionné mais sans formation scolaire. J’assure au mieux en suivant actuellement une formation au CNFDI. Je suis donc allé à une journée …. à l’AEPF. J’écris des nouvelles, j’ai envie d’aller vers l’autre par le biais de l’écriture.
    Bonne continuation
    Pascal

    Bonjour Christian,
    Effectivement, pour accéder à certaines formations, un niveau requis est parfois nécessaire.
    Cependant, depuis 1985, un décret de loi permet de reprendre ses études en faisant valoir ses acquis professionnels et personnels. Pour faciliter l’accès à cette reprise d’études, les organismes de formation mettent en place le dispositif de la VAPP (Validation des Acquis Professionnels et Personnels).
    Lorsque vous aurez porté votre choix sur une formation, n’hésitez pas à interroger les responsables pédagogiques sur ce point.
    Cordialement,
    Viviane Le Houëdec, présidente de Plume & Buvard

    Bonjour Christian,
    Oui, c’est un très beau métier que celui d’écrivain public, c’est le mien ! J’ai pour ma part, suivi les cours de la Sorbonne Nouvelle, une formation intensive d’un an, avec cours théoriques et stages pratiques. Tous les aspects du métier sont étudiés, c’est enrichissant et exaltant et surtout, cette formation garantit vraiment une qualification solide pour exercer la profession, qualification qui aboutit à un diplôme professionnel, le seul actuellement.
    Si je trouve ce dossier relativement bien fait malgré quelques oublis, je déplore aussi « l’oubli » de la mention de l’association Plume&Buvard, qui est l’association des écrivains publics diplômés de la Sorbonne Nouvelle. Elle aussi œuvre à la connaissance du métier et regroupe tout de même les seuls professionnels titulaires d’un diplôme d’écrivain public (bac + 3, licence professionnelle)

Ce dossier va permettre à mieux faire connaître la réalité du métier d’écrivain public, avec sa riche diversité et ses difficultés aussi… Merci pour ce joli travail!

Merci pour cet état des lieux de la profession et surtout d’avoir souligné la dimension moderne du métier, ce qu’il peut apporter aux particuliers et aux entreprises. Les demandes sont effectivement diverses et se développent avec Internet, les services d’un écrivain public devenant alors plus accessibles.

J’ai lu avec intérêt votre dossier consacré aux écrivains publics. Je l’ai trouvé particulièrement intéressant, clair et juste. Écrivain public moi-même, j’adhère totalement à son contenu. Bravo pour cette magnifique synthèse.