À trancher une bonne fois pour toutes : la féminisation des noms de métiers

Le jeudi 28 février 2019, l’Académie française a indiqué qu’« il n’existe aucun obstacle de principe à la féminisation des noms de métiers ». Pour autant, l’institution se montre prudente. Dans un rapport d’une vingtaine de pages, produit par une commission de quatre académiciens, elle se refuse à « édicter des règles de féminisation », se bornant à « indiquer les limites » des nouvelles formes. Voici ce qu’il faut retenir de ces recommandations.

Cas n° 1 : les noms de métiers épicènes

= Ils ont la même forme au masculin et au féminin : architecte, artiste, journaliste, juge, secrétaire, comptable, garde, gendarme, diplomate, maire, ministre, peintre, poète, etc.
Seul le déterminant permet de différencier le féminin : une architecte, la maire, cette poète…

Certains de ces noms terminés par un « e » muet, comme maire, peintre, poète, faisaient anciennement leur féminin en -esse : mairesse, peintresse, poétesse, lequel était plus marqué.

Maître ou maîtresse ?
Si « maîtresse » est le féminin traditionnel de « maître » (une maîtresse d’école, une maîtresse de maison…), la forme « maître » semble se maintenir dans le titre des gens de loi (avocat, huissier, notaire…) et dans d’autres noms comme « maître d’œuvre » et « maître d’ouvrage ».

Cas n° 2 : les noms de métiers terminés par une consonne

Ils font leur féminin par l’ajout d’un « e » final (et, selon les cas, accent grave ou doublement de consonnes) :
un artisan > une artisane, un banquier > une banquière, un cheminot > une cheminote, un croupier > une croupière, un expert > une experte, un financier > une financière, un principal > une principale, un maçon > une maçonne, un mécanicien > une mécanicienne

Médecin ou médecine ?

La forme médecine désignant déjà la discipline médicale, elle n’a pas les faveurs de l’usage, tout comme « camelot » et « marin », qui font camelote et marine. L’Académie préconise de dire « une femme médecin » (comme dans le titre français de la célèbre série des années 1990 Docteur Quinn, femme médecin, où « docteur » reste au masculin…) ou « une femme marin ».

Plombière et pompière
Dans son rapport, l’Académie passe sous silence ces deux cas. C’est Alain Rey qui nous donne un éclairage : les formes plombière et pompière (et donc sapeuse-pompière) sont tout à fait envisageables, même si elles « ne sonnent pas très bien ». Le lexicographe indique également que plombières est le nom d’une glace (aux fruits confits).

Cas n° 3 : les noms de métiers en -eur

Ils font leur féminin :
– en -euse, lorsqu’un verbe correspond au nom : un carreleur une carreleuse (carreler), un contrôleur > une contrôleuse (contrôler), un entraîneur > une entraîneuse (entraîner), un employeur > une employeuse (employer), un démarcheur > une démarcheuse (démarcher), un programmeur > une programmeuse (programmer).

C’est aussi le cas des disciplines sportives : un basketteur > une basketteuse, un footballeur > une footballeuse, un volleyeur une volleyeuse.

– en -eure, dans les autres cas : un proviseur > une proviseure, etc. Le « e » muet final n’est pas prononcé. Si l’on suit cette logique, « prédécesseur » aurait pour féminin prédécesseure, puisqu’il n’y a pas de verbe « prédécesser » !

—> Professeur, professeure ou professeuse ?
L’Académie indique que le féminin professeure est le plus répandu, sans pour autant exclure la simple féminisation de l’article (la professeur).

Alain Rey, quant à lui, laisse le choix entre professeuse (il est vrai que le verbe professer existe), professoresse (sur le modèle de l’italien professoressa) ou professeure, à l’instar des Québécois. Il souligne que le féminin en -eure a « un inconvénient assez grave : il ne se marque qu’à l’écrit. À la prononciation, c’est la même chose. C’est une féminisation partielle et des féministes ont raison de protester : si à l’oral, on ne fait pas la différence, on est revenu à la case départ. »

Cas n° 4 : Les noms de métiers en -teur

Ils font leur féminin :
– en -teuse lorsqu’un verbe correspond au nom : un acheteur > une acheteuse (acheter), un rapporteur > une rapporteuse (rapporter), un toiletteur > une toiletteuse (toiletter) ;
– en -trice en l’absence d’un verbe ou quand le verbe ne comporte pas de « t » dans sa terminaison : un appariteur > une apparitrice, un directeur > une directrice, un rédacteur > une rédactrice.

Attention, la distinction qu’opère l’Académie est loin d’être fiable ! Nous employons les formes féminines auditrice, éditrice, inspectrice ou encore sculptrice, alors que les verbes auditer, éditer, inspecter et sculpter comportent un « t » dans leur terminaison…

C’est grave, docteure ?
Jusqu’alors l’usage s’en tenait à la forme masculine (une docteur ou une femme docteur), désormais c’est la forme docteure qui semble s’imposer, supplantant doctoresse.

Auteur, auteure ou autrice ?
Au féminin, il devient :
auteure : forme la plus courante ;
autrice : forme moins courante, mais qui connaît un regain de vitalité, notamment dans les milieux universitaires. Elle est la plus satisfaisante du point de vue linguistique (on dit bien une créatrice ou une réalisatrice). À noter que autrice n’est pas un néologisme : il était en usage du XVIe au XIXe siècle !

L’Académie n’écarte pas pour autant la forme masculine auteur, compte tenu du « caractère tout à fait spécifique de la notion, qui enveloppe une grande part d’abstraction (…) comme c’est le cas pour « poète » voire pour « médecin » ».

De manière générale, l’institution n’écarte pas, dans certains cas, le maintien de la forme masculine : « Les raisons qui, en certains cas, s’opposent à la féminisation ne peuvent être a priori considérées comme irrecevables », évoquant des écueils « pratiques » et « psychologiques ».

Cas n° 5 : les noms de grades dans l’armée

Ils peuvent tous être féminisés (leur féminisation est d’ailleurs fixée par un décret) : un adjudant > une adjudante, un caporal une caporale, un colonel > une colonelle, un général > une générale, un lieutenant une lieutenante, un préfet > une préfète, un sergent > une sergente, etc.

Cheffe, oui cheffe !
Cheffe serait la forme féminine la plus usitée. Exemples : cheffe de chantier, cheffe d’équipe, cheffe de rayon, cheffe de gare, cheffe de rang, cheffe de bureau, cheffe de cabinet, cheffe d’orchestre. Ainsi Marie NDiaye a-t-elle publié en 2018 un roman intitulé La Cheffe, roman d’une cuisinière.

L’Académie signale néanmoins d’autres formes comme : (la) chef, chèfe, chève (comme « brève »), cheffesse (ancien), sans omettre cheftaine.

En revanche, dans les rangs de l’armée, « chef » reste invariable car il est pris adverbialement (on sous-entend « en chef ») : caporale-chef, sergente-chef, adjudante-chef.

Consulter le rapport : http://www.academie-francaise.fr/sites/academie-francaise.fr/files/rapport_feminisation_noms_de_metier_et_de_fonction.pdf

Sandrine Campese

Crédit photo ©Jean-Christophe Marmara/Le Figaro

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Mairesse, préfète, sont plutôt utilisés (les mots) pour les conjointes.
Une pompière est (était?) me nom d’une femme travaillant à la « pompe », atelier de retouche dans l’industrie de la confection .

    Bonjour Franjo, à l’époque où les femmes n’avaient pas forcément accès à certains métiers, oui, mais ce n’est plus le cas depuis longtemps… Aujourd’hui, si vous dites que vous avez croisé la pharmacienne, on comprend que c’est la personne qui tient une pharmacie, pas la femme du pharmacien. C’est la même chose pour les autres mots. Le langage ne fait que refléter l’évolution de la société. Bonne fin d’après-midi.

Très intéressant, cette graphie des mots, des noms au féminin! L’oreille et les yeux demandent un peu de temps, l’intellection pareillement.

    Bonjour Jacpoète, merci pour votre message empli de sagesse et de poésie. Vous avez raison, ce n’est bien souvent qu’une question d’habitude… Bon week-end.

    « Avocat », « financier » et « rapporteur » sont déjà « pris » aussi et ça ne les empêche pas de désigner des métiers. Bonne journée.

mon, « instit » disait…
attention au féminin des mots en « teur »
amateur = …un pléonasme !
pardonnez-moi cette plaisanterie …
Cordialement

Merci, Sandrine, pour cette synthèse que vous nous offrez.
Je me suis empressée de lire le rapport de l’Académie, car je suis très favorable au retour de la féminisation des noms de métiers — car, oui, n’en déplaise, elle existait déjà au XVe siècle !
À Ingrid V. et aux autres personnes curieuses ou tout simplement désireuses de faire ou de voir évoluer notre langue, je recommande l’excellent ouvrage, court et cependant bien documenté, de l’autrice Éliane Viennot intitulé « Le Langage inclusif : pourquoi, comment » aux éditions iXe, 2018 (15 €).
Ce petit livre apporte, entre autres, des stratégies pratiques à mettre en œuvre au quotidien, du SMS au courriel en passant par la note et le compte rendu, afin d’être plus précis·e pour, par exemple, différencier un groupe constitué uniquement d’hommes, d’un autre constitué de femmes ET d’hommes : simple et efficace pour qui veut communiquer en incluant tout le monde — et éviter de mettre des points médians partout : promis, des alternatives existent \°/
Écrivaine publique permanencière exerçant en libéral, je ne me prive pas, dans mes écrits pour autrui (avec leur accord et après explication) pour utiliser l’écriture inclusive.
Bonne journée.

    Merci Yane pour toutes ces informations. L’écriture inclusive est un tout autre sujet. Ici, il s’agit de la féminisation des noms de métiers, ce qui représente déjà une sacrée (r)évolution, ! Pour le reste, on va y aller par étapes ;-). Bon après-midi.

    Merci Yane pour toutes ces informations. L’écriture inclusive est un tout autre sujet. Ici, il s’agit de la féminisation des noms de métiers, ce qui représente déjà une sacrée (r)évolution, ! Pour le reste, on va y aller par étapes ;-). Bon après-midi.

Oh la la ! Je suis effarée des commentaires réfractaires ! Eh oh les gens, la langue d’un pays reflète sa pensée, sa vision du monde. Il ne s’agit pas de féminisme mais de reconnaissance des femmes, de droits des femmes. À un moment où l’on constate les violences qui leur (nous) sont faites. On devrait tellement se réjouir que l’Académie se « décrotte » enfin et accepte la reconnaissance des compétences des femmes (car derrière un métier il y a des compétences). Et au lieu de cela on entend « ah, autrice c’est moche et puis je ne suis pas habitué.e ». Et s’ouvrir l’esprit, voir plus loin que le bout de son nez, on va s’y habituer ?
Je suis formatrice (notamment en orthographe et recommandée Voltaire 🙂 ), avec des publics en insertion et j’introduis l’écriture inclusive car c’est AUSSI par cela que va s’opérer le changement de mentalité.
Merci Sandrine pour ce parfait article qui va me permettre d’argumenter la féminisation des noms de métiers !

    Bonjour Ingrid, merci à vous pour votre message, effectivement, la plupart des arguments « contre » sont d’ordre affectif ou esthétique. Il est donc difficile d’y apporter une réponse rationnelle qui tombera forcément à côté. Comme vous, je pense que c’est une question d’habitude. Bien sûr, chacun est libre de faire ce qu’il veut, de féminiser ou non, il ne s’agit que de recommandations. Bonne journée :-).

    Bonjour Zully, c’est votre choix. Bien sûr qu’il faut agir au niveau social et salarial. Mais l’un n’empêche pas l’autre :-). La langue nous permet de formuler une pensée qui va ensuite guider notre action. La féminisation des noms de métiers participe donc de ce processus. C’est en tout cas ce qu’indique l’Académie française dans son rapport. Bonne journée.

Bonjour, romancière en parallèle d’une vie de maîtresse d’école, je me suis habituée à autrice d’autant plus que c’est un mot du vieux français, et auteure me parait tellement artificiel. Pour écrivaine, mot ancien aussi, je sens moins d’atomes crochus. Je suis avant tout créatrice de textes, lectrice, éditrice de mes écrits, mais aussi « passeuse » d’histoires. Je regretterais doctoresse et poétesse…

    Bonjour Louisa, libre à chacune de choisir la forme qui lui convient le mieux. Point de vue strictement personnel : je n’aimais pas du tout « autrice », j’ai fini par m’habituer et depuis je dors très bien ;-). Bonne journée !

Bonjour,
Je fais confiance aux académiciens et académiciennes, ils et elles sont censés avoir « la science », mais certaines appellations sonne mal aux oreilles (écrivaine), peut-être un manque d’habitude.
Comment devrait-on appeler une femme maitre-tailleuse ?
Je suis également curieux du sort réservé aux grades d’officier marinier (sous-officier de la Marine nationale).
Je ne suis pas sectaire, je verrai à l’usage.
Bien à vous.

    Bonjour Pascal6063, vous avez raison de vous interroger, c’est ce qui va avancer la réflexion. L’essentiel est de rester ouvert à la discussion, d’écouter les arguments des uns et des autres. Bonne journée.

      quand je lis : je fais confiance aux académiciens et aux académiciennes , ils et elles….sont censés…(là ne faudrait ils pas encore en plus ajouter « et censées »….on tombe dans le charabia……et même je trouve à l’opposé du but à atteindre….! j’oubliais : sonnent… En tous cas pour mon épouse il est hors de question qu’on l’appelle docteure…..elle est docteur en médecine, c’est son titre, pour elle son sexe n’a rien à voir dans son titre !…..par ailleurs cet alourdissement de l’écrit…que devient -il en texto ??

        Bonjour Hervé, votre épouse a tout à fait le droit de conserver la forme masculine, docteur si elle le souhaite. L »Académie française ne produit que des « recommandations », des « aiguillages », pour celles et ceux qui souhaitent féminiser les noms de métiers. Or, en la matière, elle remarque que la forme docteure semble s’imposer dans « l’usage ». Et l’histoire de la langue française nous a montré que l’usage finit toujours par trancher. Quant aux textos, ce n’est pas une lettre de plus qui va changer la donne.. Bon après-midi.

    Bonjour Jacques, cet article décortique le rapport de l’Académie française, qui peut être consulté in extenso. À la lecture de ce rapport, quelles sont les questions auxquelles vous n’avez pas obtenu de réponses ? Bonne journée.

Bonjour, je n’ai aucun problème avec la féminisation des noms de métiers, d’ailleurs je n’ai jamais eu de soucis sous les ordres d’une chef ou d’une cheffe, sans doute parce j’ai appris depuis mon plus jeune âge à respecter tout humain.

La féminisation au service de la complication ! Est-ce qu’on n’a pas atteint les limites du bout du bout du n’importe quoi ? Je suis une femme mais il me semble qu’à part passer pour des casse-pieds on gagnera fort peu à une telle avancée (et quelle avancée !!!) ! Bref n’a-t-on que ce genre de combats à mener ?

    Bonjour Éva. L’Académie se borne à faire état de l’usage. Si ces formes se répandent, c’est bien pour répondre à un besoin. Libre à vous de les adopter ou de les rejeter. Bonne journée.

      Tous les usages ne sont pas souhaitables à retranscrire : c’est ainsi qu’on se retrouve avec des reum, des bolos ou autres termes qui ne veulent rien dire (bonjour les cours d’étymologie dans quelques années !). L’académie devrait au contraire être là pour encadrer les écarts de langage et ne pas fournir de légitimité à tout. Enfin… ça n’engage que moi, mais quand nous parlons de ces sujets entre femmes de mon entourage nous sommes toutes d’accord : trop de féminisme tue le féminisme ! Bonne journée à vous aussi !

        Je suis Bien d’accord avec vous EVA.
        Les académiciens devraient êtrelà pour protéger notre belle langue plutôt que d’aider ceux qui veulent l’estropier avec des analfabêtes… 🙁 quand Moi je pense qu’on devrait accepter plusieurs formes de féminisations… j’aime bien me compliquer la vie… Ln auteur… 😉

        Bonjour Éva, tout cela reste une fois encore très subjectif. Je ne sais pas si l’on peut mettre sur le même plan « écart de langage » et « féminisation »… Quoi qu’il en soit, les dictionnaires adoptent chaque année de nouveaux mots, de nouvelles formes, de nouveaux sens. Le but est que le langage puisse donner, à un moment donné, une image de la société dans laquelle nous vivons. C’est, je crois, le but poursuivi dans le processus de féminisation des métiers. L’Académie l’explique d’ailleurs dans son rapport. Bonne journée.

Il y a peu une âpre défenseure (-seuse) m’a objecté sur les cas n°3 et 4 (« en -eure », « docteure », « auteure »…) et le 5 (« cheffe »). Car le « e » y est muet : à l’oral la féminisation ne s’affirme donc pas. Selon cette logique extrême, il faudrait tout mettre en -euse, -ice -resse… Donc l’alternative « autrice » plutôt que « auteure », « doctoresse » ou adopter « doctrice » (non évoqué dans l’article), « poètresse » qu’on a déjà lu/entendu ou « poètrice »… Et ne nous arrêtons pas en chemin pour chaque autre « e » muet menaçant : « chefferesse », « caporalesse-chef », « colonellesse », « généralesse », « amiralesse », « enseigneuse de vaisseau » (l’armée en prend pour son grade, c’est le cas de le dire). Et si ! il faut savoir ce qu’on veut…

Franchement on marche sur la tête, et cela contredit la simplification de la langue française (qui passe par « transfèrement » au lieu de « transfert » ou « déconstuction » au lieu de « destruction », mais bref, autre débat).

la féminisation des métiers masculin sonne trés mal á l’oreille.
Soit on interdit aux femmes de les exercer, soit on demande á l’academie de passer le sujet

    Bonjour Edonnadieu, est-ce que ça « sonne très mal à l’oreille » ou est-ce qu’on n’est tout simplement pas habitués à ces formes ? Quant à la seconde phrase « Soit on interdit aux femmes de les exercer… », je ne vois pas en quoi elle est liée au sujet. Bonne journée.

    Bonjour, l’Académie française se borne à enregistrer les formes validées par l’usage. « Auteuse » n’a pas dû faire florès. Bonne journée.

Merci voudrai pouvoir faire des tests et plus je fus enseignante certifiée en histoire geo mais j’ai vu que cette rubriques n’etait pas mentionnée dans les offres d’emplois

Toutes les femmes ne sont pas d’accord avec ces soi-disant féministes. Est-ce quelqu’un va enfin finir par demander aux femmes, à toutes les femmes, ce qu’elles pensent de tout ça et ce qu’elles voudraient?

    Il n’y aura jamais 100% des femmes d’accord pour laisser au masculin ou pour féminiser.
    Je suis une femme et tant que tel, j’en ai assez d’être invisible, sous la coupe des hommes et du « masculin qui l’emporte sur le féminin » (cette phrase apprise à l’école en dit long sur le patriarcat, d’ailleurs). Je suis donc totalement pour la féminisation des noms de métier. Et je connais énormément d’autres femmes qui sont pour, ne vous en déplaise.
    Donc oui, le mieux reste encore de laisser chacun(e) faire comme il/elle le souhaite !

    Depuis quand on demande à TOUS les français pour faire passer une loi. On agit dans l’intérêt général. En l’occurrence, l’intérêt est que les femmes ayant un métier dit « d’homme » soient ENFIN reconnues. Est-ce si dérangeant pour une femme ??

      Re-bonjour Ingrid, il semble que le maintien de la forme masculine se justifiait davantage à l’époque où les femmes étaient à la conquête de métiers jusqu’alors « réservés » à la gent masculine. L’emploi du masculin mettait l’accent sur cette conquête : « Je fais le même métier qu’un homme ! ». Aujourd’hui, où les cartes ont été largement rebattues, la référence au masculin a-t-elle encore du sens ? Une fois encore, l’Académie française soulève ce point dans son rapport. Bonne journée bis !

Je me refuse à employer ces noms de métier au féminin. De mëme, je n’adopterai jamais l’écriture inclusive.
L’académie française (sans majuscules, volontairement) ne nous est d’aucune utilité car tout y est accepté : réforme de l’orthographe débile, féminisation, écr. Inclusive. Qu’ils restent chez eux…

    Bonjour, oui, on écrit « auteur » au masculin. Au féminin, on peut décider de conserver le masculin « auteur » ou choisir de le féminiser en « auteure » ou « autrice ». Bonne journée.

    Bonjour Jacqueline, je ne crois pas que « ridicule » soit le mot approprié. Néanmoins, vous êtes libre de conserver la forme masculine si cela vous tient à coeur. L’essentiel est de pouvoir justifier ses choix, en orthographe comme ailleurs. Bonne journée.