« connection » ou « connexion » ?

Erreur couramment commise

Influencé par le terme anglais, on est tenté d’écrire « connection » au lieu de « connexion ».

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Règle (comment ne plus commettre cette erreur)

Attention ! « Connexion » s’écrit avec un « x », bien qu’il soit de la même famille que « déconnecter » et « connectique ».
Retenez que la « connexion » est un croisement d’informations et songez au panneau routier indiquant un croisement : il représente précisément le « x » de « connexion ».

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Bruno Dewaele - champion du monde d'orthographeAvis de l’expert – Bruno Dewaele, champion du monde d’orthographe, professeur agrégé de lettres modernes

À présent que l’on a rappelé la norme, on peut à bon droit se demander si, pour tailler des croupières à ce que l’on a pris pour un anglicisme, on n’a pas, sur ce point précis, fait bon marché de la cohérence. Écrit-on « infexion », « injexion », « inspexion » ? Ces trois substantifs ont pourtant bien été formés, comme « connexion » et « déconnexion », sur des verbes en « -ter » !

 

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Auteurs :
Bruno Dewaele, champion du monde d’orthographe, professeur agrégé de lettres modernes
Agnès Colomb, auteur-adaptateur, correctrice professionnelle
Pascal Hostachy, cofondateur du Projet Voltaire et de la Certification Voltaire
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Oui, je sais, je vais faire hurler la majorité des gens.
Le français est une langue dont l’orthographe est très complexe. Ridiculement complexe.
Ce qui est un handicap pour son rayonnement dans le monde.

Je m’en aperçois encore plus depuis que je donne des cours hebdomadaires bénévoles des bases du français à des migrants.

Le turc ou l’espagnol, que je connais au moins un peu, sont des langues dont l’orthographe a été réformée dans la première moitié du 20ème siècle. Le temps perdu à apprendre l’orthographe des mots est utilisé pour apprendre autre chose, et mieux connaitre la langue. En Turquie, les élèves ne font jamais de dictées. Ce temps est utilisé pour apprendre autre chose, par exemple la littérature.

Je suis favorable à une vraie simplification de l’orthographe française. Nul n’est besoin de se référencer à l’origine des mots pour les écrire. Il serait envisageable de faire coexister pendant une longue période les deux graphies, de façon à ce que les « vieux », dont je fais partie, ne soient pas perdus.

Le français aurait tout à gagner à cette simplification sur le modèle de l’espagnol. Plus une langue a une graphie simple, plus son attrait est important pour les étrangers, plus elle rayonne dans le monde.

Oui je comprend l’argument ethymologique mais je reste perplexe sur sa capacité à justifier cet usage.

C’est comme si les mammifères avaient gardé leur nageoires en sortant de l’eau. Certains l’ont peut être fait mais ils ne sont plus là.

Une langue vivante doit savoir évoluer et donc sacrifier la puretée éthymologique au profit de sa cohérence et de sa simplicité d’usage.
Sinon elle meurt comme la langue qui nous a lègué cette étrangetée pour ne pas dire peste (sic).

Je suis de ceux et celles qui croient que « connection » et « réflection » seraient des choix beaucoup plus cohérents, et éviteraient d’inutiles exceptions à la régularité orthographique des mots en « …tion » qui s’applique à plus de 3000 mots.

    Bonjour Tim, parce que le nom français « connexion » est formé sur le nom latin connexio et le verbe français « connecter » (apparu plus tardivement) sur le verbe latin connectere. Bonne fin de week-end !

En anglais, «connection» s’écrivait jadis «connexion». D’ailleurs, l’orthographe utilisant le «x» est encore accepté en anglais britannique.

Commentaire pour Maxence, au Québec, « Chewing gum » se dit « gomme à mâcher » ou tout simplement « gomme ». Je n’avais jamais entendu le terme « Pâte à mâcher », intéressant.

    Merci Jean-Philippe, c’est très intéressant ! J’ignorais que l’anglais connection s’écrivait jadis connexion, graphie héritée de l’origine latine connexio. Belle soirée.

Si je connecte un appareil, il est à présent connecté, cela s’appelle la connexion. (logique ?)
Oh langue française que tu aimes nous piéger !

Bonjour.
Faire bon marché de la cohérence, et je remercie Bruno Dewaele, est bien un signe de faiblesse, de non respect envers la langue française.
A croire que l’esprit matheux est incompatible avec l’esprit littéraire.

La langue française disposait jadis de « règles » d’accords, de logique, comme les sciences, or ce genre d’exemple qui ne relève pour moi, que de la fantaisie spirituelle de quelques uns, ne donne aucun sens à ces décisions orthographiques purement arbitraires.
Nous vivons de plus en plus dans l’allégorie.
Quelle évolution réductrice !
Oui, les mots se terminant par « ter » voire « cter » ont bien un mot dans leur famille s’écrivant « ction » à la fin, et non « xion ».
Nul besoin de chercher à justifier une exception par l’amalgame rapide d’une confusion avec un mot anglais.
La fatuité humaine n’étant plus à démontrer, je défends et j’écris « connection » avec un « t » et non un « x », de même que je refuse catégoriquement l’hermaphrodisme des mots, encore justifié par la fantaisie de quelques uns, et aucune règle logique.
Je laisse cette particularité naturelle, au monde « connexe » concerné, la faune.
Et puis, pour les esprits chagrin, je souhaite préciser qu’il existe certaines dimensions faisant appel à un minimum de cérébralité, l’étymologie, la philologie.
A elles seules, elles suffisent à éradiquer la fantaisie.
Oui, je suis sensible à ce sujet, je le reconnais et l’exprime, au point d’avoir parfois honte de tant d’ineptie bleu blanc rouge.
Merci à vous.
Cordialement
Bernard

    Bernard, si votre ton avait été plus sympathique, je vous aurais encouragé. Mais si ce que vous dites est intéressant, le ton sur lequel vous le partagez est déplacé.

    Bernard, l’herbe médicinale issu de l’agriculture africaine n’est cependant pas un remède à la folie.
    La consommation de substances toxiques non plus. Pâte à mâcher est le vrai terme pour désigner un « chewing gum » mais « chewing gum » n’est pas un terme français.
    Le mot connection n’est pas le mot connexion.
    Libre à vous décrire comme bon vous semble, mais si vous aimez tant que ça la littérature anglophone libre à vous de ne pas écrire ou parler en franglais, mais de choisir l’un ou l’autre.

    Cordialement
    Maxence

    Avant de vous mettre dans une colère quelque peu incompréhensible, vous auriez pu mener une petite enquête sur les raisons de cette « exception », surtout si vous vous revendiquez de la « cérébralité étymologique ».
    En suivant attentivement les attestations chronologiques du CNRTL/TLFI, vous découvrirez que le mot « connexion » est bien antérieur à « connecter » et n’en dérive donc pas.
    – Connexion : 1re attestation en 1338, validé par l’Académie en 1718. Le mot venait en droite ligne du latin « connexio » avec le même sens.
    – Connecter : n’est pas attesté avant la fin du XVIIIe siècle, et ne prend son sens moderne qu’avec les développements de l’électricité. Origine : verbe latin « connectere ».
    Il faudrait retourner voir nos ancêtres pour leur demander la raison d’une telle distorsion, qu’on ne retrouve pas pour d’autres mots : « injectio » dérive par exemple de « injectere ».

    Enfin, sur la question de l’anglicisme : la langue anglaise s’est formalisée plus tardivement que la française (l’Académie dès 1635) et a produit quelques difformités par rapport aux origines latines ou de vieux français très répandu en Angleterre . En témoigne le bon vieux « décade » anglais qui viole allègrement l’étymologie de « dix jours » pour en faire « dix ans » !
    En continuant de vouloir écrire « connection » en français, vous ne faites que fléchir devant la domination économique anglo-saxonne et la mondialisation d’un sabir pauvre et attristant.

      Bien d’accord avec vous, Chambaron. L’étymologie permet de justifier l’orthographe de nombreux mots. Sur le modèle de « connexion », citons « réflexion », issu du latin reflexio. À l’inverse – et n’en déplaise aux rappeurs de Sexion d’Assaut – la division s’écrit « section », du latin sectio, en français comme en anglais !

Il y a connecter, bien sûr, mais que dites-vous de connexe, mot bien plus proche que connection et plus logiquement « adapté » à connexion, n’est-ce-pas ?