L’origine de ces fameuses expressions : « Un compte d’apothicaire »


Avec leurs interminables rangées de flacons remplis d’élixirs secrets, de plantes médicinales et de préparations mystérieuses dans leur boutique, les apothicaires ont tenu un rôle très important dans le quotidien des gens. Mais quel rapport entre ces ancêtres des pharmaciens et le fait d’être confronté à une facture complexe ou trop élevée ?compte d'apothicaire

Pour comprendre l’origine de cette expression, il faut revenir au XIVe siècle. C’est à cette période qu’arrive un nouveau type de commerçant, proposant à la clientèle des produits rares, des épices mais surtout des mélanges médicamenteux. Avec de bonnes connaissances en science et en médecine, l’apothicaire concevait et vendait ainsi des préparations pour soigner tous types de maux.

Son savoir, son ouverture sur le monde et son érudition faisaient de lui une personne très respectée. Malheureusement, des clients auraient été victimes d’apothicaires peu scrupuleux. Profitant de leur statut, certains de ces commerçants vendaient de petites quantités à des prix très élevés, gonflant les factures sous prétexte de rareté. Il serait ainsi devenu habituel de vérifier et de négocier la note de l’apothicaire. Dès 1826 apparaît l’expression « un compte d’apothicaire », en référence à cette pratique ancrée dans l’esprit populaire.

Quand on sait que les apothicaires vendaient également des denrées rares telles que le sucre, peu répandu à l’époque, on peut se demander s’il était vraiment nécessaire de saler les factures…


3 réponses à L’origine de ces fameuses expressions : « Un compte d’apothicaire »

  1. Jean-Mama dit :

    Saviez-vous que, chronologiquement, la création de l’industrie pharmaceutique coïncide exactement avec l’apparition des lois classifiant, contrôlant, et parfois prohibant toutes sortes de substances ? Je trouve que cela donne à réfléchir ! #mybodymydecision

  2. Chambaron dit :

    Ajoutons à cela l’emploi du latin d’officine pour mieux enfumer le client !

    Les comptes de nos modernes sociétés pharmaceutiques sont-ils moins fumeux? Rien de moins sûr, à lire les notices des placébos qu’on nous vend, ou les rapports annuels juteux des géants de la profession.

    Bien littérairement,
    Chambaron

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