Écrivains publics, scribes des temps modernes


Vous en avez déjà entendu parler sans vraiment savoir qui ils sont ? Vous aimeriez devenir l’un d’entre eux ? Toutes les questions que vous vous posez sur ce « vieux métier d’avenir » trouveront réponse dans le dossier du Projet Voltaire sur les écrivains publics. Une biographie, un discours, une lettre de motivation, un procès-verbal ou une lettre intime, autant d’écrits qu’ils peuvent rédiger, corriger et mettre en page pour vous.

ecrivain-publicLe Projet Voltaire met un coup de projecteur sur l’un des plus vieux métiers du monde : écrivain public. Maîtrisant parfaitement la langue française, l’écrivain public n’est pas seulement incollable en grammaire, en orthographe et en syntaxe. Il doit également avoir une bonne culture générale, le sens de l’écoute et de très grandes capacités d’adaptation pour que ses écrits correspondent au mieux à la situation et à la personnalité du requérant.

Qui peut faire appel à ses services ? Sur quels documents travaille-t-il ? Comment devient-on écrivain public ? Quels organismes accompagnent l’écrivain public ? Retrouvez toutes les réponses à ces questions dans le dossier du Projet Voltaire consacré à ce beau métier :

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32 réponses à Écrivains publics, scribes des temps modernes

  1. Bonjour,

    Votre méritoire présentation du métier d’écrivain public semble toute entière dédiée à la filière professionnelle des conseillers en écritures privées.

    Vous semblez oublier l’existence du canal historique : la filière traditionnelle, celle qui pratique encore et toujours le vieux métier d’écrivain public qui n’est déjà plus tout à fait le vôtre. Des femmes et des hommes attachés aux valeurs de fraternité – solidarité dans leur version actuelle – avec les populations en difficulté avec la lecture et l’écriture.

    A titre indicatif, notre association AIDEMA19 reçoit plus de 1000 usagers par an qui se déplacent de toute la région parisienne.
    Nombreux sont les centres sociaux qui accueillent des permanences d’écrivains publics; certaines communes et administrations se préoccupent aussi de l’accès aux droits.

    Si bénévoles nous sommes, certains d’entre nous – ce fut mon cas – sont aussi salariés en qualité d’écrivain public à vocation sociale; appellation proposée par Franck Danger qui enseigne au DU de Toulon Ecrivain Public/ Auteur conseil.

    Je suis conscient que vous n’ignorez pas que le bénévole non certifié par l’AEPF, ni certifié par le GREC n’est pas nécessairement dépourvu de qualifications et de compétences. Nombre de bénévoles exercent, ou ont exercé des professions à caractère juridique, administratif, social solidement assises sur des diplômes de l’enseignement supérieur.

    A titre d’exemple, dans notre équipe, nous comptons deux écrivains publics diplômés de la Sorbonne nouvelle et de Toulon, des assistantes sociales, une enseignante agrégée, une avocate, plusieurs juristes, et des cadres supérieurs de la fonction publique…

    Pour vous rassurer sur notre souci de la qualité des prestations que nous proposons, notre association a déjà organisé cinq saisons des Journées de formation d’écrivains publics, qui réunissent nos consoeurs et confrères franciliens.

    Je me permets de porter à votre connaissance le commentaire, que l’un des membres de notre réseau m’a communiqué, et qui a fait l’objet d’autres réactions de nos consoeurs et confrères :

    Je ne sais pas combien nous sommes, écrivains publics à vocation sociale, mais à lire la fiche du Projet Voltaire, nous ne devons être qu’une infime minorité peu enviable.
    Jamais je n’ai pensé aux personnes qui viennent nous voir comme à des clients et le sens commercial ne me semble pas un critère majeur de compétence.
    Je me sens grognon après cette lecture, heureusement que demain je tiens une permanence où je vais rencontrer des personnes avec des soucis et des besoins, presque tous dans le champ social.
    Portez haut et fort la plume solidaire
    Jacques

    A titre personnel je ne me sens ni gnognon ni embarrassé par votre document à la présentation très professionnelle.

    Le caractère non exhaustif de votre travail induit qu’il semble qu’il y ait peu d’affinité entre votre culture professionnelle parfaitement respectable et que j’espère pleine d’avenir pour votre branche d’activité, et la nôtre, essentiellement fondée sur l’altruisme et la solidarité, la coopération et le partage, l’amitié et l’épanouissement que procurent les écritures publiques.

    Et je ne peux que regretter que, par les temps qui courent, notre branche ait le vent en poupe.

    Au plaisir de vous rencontrer,
    Très cordialement

    Xavier Péron/Plume Solidaire

    • Bonjour Xavier,

      J’ai appris depuis peu que les bénévoles bénéficiaient également de formations en interne, mais ce qui me dérange dans votre intervention, c’est que vous semblez vous targuer d’être les seuls à être dotés de valeurs de solidarité. Or, je ne peux pas vous laisser affirmer cela. Le fait d’employer dans mon vocabulaire le terme de « client » ne m’empêche absolument pas de pratiquer l’écoute active, la reformulation et d’avoir la volonté de bien faire et de mettre en confiance « l’usager », pour reprendre votre substantif. Je réalise même un suivi des dossiers en contactant une fois par an des personnes pour lesquels il y a un suivi. Donc, j’en suis fort désolée, mais votre statut de « bénévole » n’augure en rien vos qualités. Nous sommes tout autant que vous à l’écoute de nos clients. Nous n’avons simplement pas les mêmes finalités ni prétentions. Moi, je développe mon activité pour continuer à en vivre et être reconnue comme experte dans mon domaine, tandis que vous, vous pratiquez votre activité dans un but non lucratif. Par ailleurs, si ne vous faites qu’assurer des permanences ou intervenir uniquement en milieu associatif et social, je présume que vous ne rédigez pas de récit de vie, car il faut du temps et de l’investissement pour cela. Vous ne rédigez pas non plus de monographies d’entreprises, de plaquettes commerciales ou de contenus Web. Moi, je pratique à la fois le métier dans son versant social et dans son versant « communication et Web ». J’aime corriger et mettre en pages des mémoires et des thèses. J’aime rédiger des courriers, améliorer la fluidité d’un texte, etc. Avez-vous le temps de faire tout cela ? Non, je pense que vous n’êtes cantonné qu’à des tâches administratives : rédaction de courriers administratifs, professionnels ou privés. Par conséquent, les écrivains publics qui ont évolué avec les nouveaux besoins du marché sont à la fois des plumes solidaires, certes, mais surtout des plumes professionnelles rompues aux techniques rédactionnelles et capables de rédiger aussi bien pour des particuliers que pour des associations ou des professionnels.

      • « lesquelles », pardon.

        • Je suis tout à fait d’accord avec Samia. Dans notre métier aussi, l’humain reste au centre ; comment cela pourrait-il être autrement lorsque nous recueillons les souvenirs en vue d’une biographie, d’un récit de vie ? Nos prestations sont facturées, à nos clients, certes, car il s’agit de notre métier dont nous essayons de vivre.

      • Je partage totalement votre point de vue.
        En outre, opposer écrivains publics bénévoles et écrivains publics professionnels rémunérés n’a aucun sens. Nous menons les uns et les autres des missions différentes et sans doute complémentaires. Il n’y pas de manière « noble » de pratiquer ce métier, ni en ne le faisant que dans une dimension sociale à but non lucratif, ni en n’écrivant que des biographies d’ailleurs (une opinion qui constitue parfois une autre conception « élitiste » de notre belle profession).
        Ainsi, en ce qui me concerne, en même temps que j’écris des biographies, j’assure des permanences hebdomadaires dans une Maison de justice et du droit et dans un centre pénitentiaire, pour un tarif horaire très en deçà de celui que je pratique en libéral et en tout cas sans rapport avec les compétences développées. Mais le fait d’être rémunéré pour cette activité assure une vraie régularité à mes prestations, m’oblige à rendre des comptes à ceux qui me rémunèrent en même temps qu’elle me garantit une liberté et une indépendance vis-à-vis de l’administration pénitentiaire. Les associations de solidarité animées par des bénévoles sont pleines de salariés…
        Il n’y a rien de déshonorant à vivre de cette activité, comme il n’y a rien d’anormal à le faire bénévolement.
        Il n’y pas de petit ou de grand écrivain public. Il y a des hommes et des femmes qui pratiquent ce métier, avec déontologie, professionnalisme et empathie et avec les compétences et les valeurs qui sont propres à chacun.

    • La lecture attentive de votre billet m’amène à vous répondre sur plusieurs points. Précisons que je suis écrivain public, diplômée de la Sorbonne Nouvelle depuis 2012 et professionnelle installée en libéral, ce qui ne m’empêche pas de revendiquer la pratique d’une « écriture sociale » laquelle ne saurait se résumer à la pratique du bénévolat et au remplissage de dossiers.
      Il existe des bénévoles qui accomplissent un « travail » formidable et des professionnels qui font un travail désastreux. Toutefois, recourir au bénévolat pour l’exercice d’une mission de service public, c’est s’en remettre à une forme de charité que, pour ma part, je réprouve. Au nom de quel principe, une personne en difficulté avec l’écrit devrait-elle s’en remettre à un bénévole, plutôt qu’à un professionnel ?
      Oui, écrire pour autrui est un métier à part entière, qui à ce titre devrait être règlementé a minima et rémunéré comme il se doit.
      Qui aurait l’idée d’entrer dans une boulangerie et de demander au boulanger de donner son pain bénévolement ? Comment justifiez-vous que s’agissant d’écriture nous devrions avoir honte de demander un paiement pour un travail que nous avons choisi ?
      Ce n’est pas en recourant au bénévolat que nous obtiendrons l’indispensable réglementation qui protégera autant les clients (usagers, demandeurs) que les écrivains publics eux-même. Oui, il faut de la solidarité, mais il est urgent que les pouvoirs publics prennent enfin la mesure des besoins dans le domaine de l’écriture, de la lecture et du passage désormais quasiment obligatoire par Internet pour effectuer de plus en plus de démarches. Les bénévoles qui continuent à pallier gratuitement les lacunes de l’État masquent la réalité des besoins.
      Outre les personnes qui ne maîtrise pas la langue française, le nombre d’illettrés signe l’échec de la politique de l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. C’est donc aux pouvoirs publics de financer les moyens de venir en aide à ces personnes. Battons-nous pour un droit à l’écrit gratuit pour l’usager, (le client, le demandeur(, mais rémunéré à sa juste valeur pour les écrivains publics. Ce combat me semblerait plus juste que le procès qui est fait à tous ceux qui ont fait le choix d’écrire pour les autres en sachant très bien qu’ils gagneraient très peu même après être passé par une solide formation.
      Les bénévoles ont, dites-vous, fait de bonnes études dans des domaines variés. Sans doute, mais il est très possible d’être aussi bon juriste que mauvais écrivain public (l’inverse est vrai aussi !). C’est pourquoi la formation devrait être obligatoire pour pouvoir exercer et vous ne pouvez pas comparer les quelques journées d’initiation ou de découverte proposées (et encore pas toujours) aux bénévoles avec une année universitaire consacrée aux multiples aspects de ce métier ou encore une démarche de VAE.
      Bénévole ce n’est pas un métier, c’est un passe-temps. Or, être écrivain public, c’est avant tout s’engager et engager les personnes pour qui nous travaillons. Quid de la responsabilité du bénévole qui écrira la mauvaise lettre, ou la lettre de trop ou qui donnera le mauvais conseil ? Votre posture institutionnalise le fait que les plus pauvres n’auraient que la possibilité de s’en remettre à la charité, sans aucun gage de qualité de la prestation et sans aucun recours. Dommage !
      L’écrivain public, quelque soit son champ d’intervention, est voué au social, lequel ne limite pas, loin s’en faut, à la rédaction de lettres à caractère administratif.
      Permettre à des personnes en difficulté avec l’écrit d’exprimer des idées, des sentiments ou des pensées plus intimes c’est aussi du social. Je ne comprends pas ce besoin de classer les écrivains publics en social et non social. « Écrire pour autrui » me semblerait plus juste et moins clivant.
      Cordiales salutations

    • Bonjour Xavier, bonjour à tous,
      La plupart des groupements existants représentent en effet des prestataires indépendants. Sans doute parce qu’existe le socle commun de la licence professionnelle qui unit tous ses étudiants, Plume & Buvard accueille et défend à égalité prestataires et salariés. Pour nous, ils n’exercent pas un métier différent ; certains écrivains publics travaillent en parallèle sous les deux statuts. Si le métier glisse ces dernières années vers celui de conseil en écriture, c’est en partie parce que le professionnel a besoin d’en vivre, dans le contexte général actuel de réduction des effectifs et des budgets de la fonction publique et assimilés. Si nous voulons faire reconnaître le métier, nous avons besoin de la participation et de la détermination de tous. Diviser le métier selon les statuts ne peut qu’affaiblir notre action vers sa reconnaissance.
      Selon nous – nous avons eu l’occasion d’échanger longuement avec Franck Danger sur ce sujet – tous les écrivains publics ont par définition la « vocation sociale », c’est justement ce qui les différencie des autres professions d’écriture et de rédaction : par exemple, l’objectif de l’écrivain public qui organise ou anime des ateliers d’écriture n’est pas tant de faire de l’écriture littéraire – tant mieux si cela est le cas – que de créer du lien social.
      Le statut de prestataire n’est pas non plus en contradiction avec le « canal historique » du métier d’écrivain public « proche des populations en difficulté avec la lecture et l’écriture ». Sous l’Ancien Régime, où la majorité de la population ne savait pas bien lire ni écrire, l’écrivain public travaillait aussi pour les artisans et petits commerçants, et prétendait être rémunéré au même titre que les autres métiers – les travaux de l’historienne Christine Métayer le montrent. Parce que le métier d’écrivain public n’était pas réglementé, les autres professionnels tentaient de saper sa crédibilité en l’assimilant à sa clientèle populaire illettrée, cela s’est encore accentué quand l’écrivain public a mis par écrit les revendications des ouvriers grévistes de la Révolution industrielle.
      Le problème des bénévoles est plus complexe et divise les professionnels, y compris au sein de Plume & Buvard. L’insertion professionnelle de l’écrivain public est particulièrement difficile : on ne saurait dire s’il y a pléthore de bénévoles parce qu’il n’y a pas de budget pour engager des écrivains publics salariés ou prestataires, ou s’il n’y a pas de budget parce que les bénévoles sont une aubaine pour l’institution. Les bénévoles ne sont « pas nécessairement dépourvu(s) de qualifications et de compétences » dites-vous, donc a contrario pas toujours pourvus non plus, et là est bien le problème. Ce qui gêne en premier lieu les écrivains publics professionnels, c’est le manque de formation de certains bénévoles, nombre d’entre nous sommes au quotidien témoins de dérapages, de dépassement des limites ; le service au public est dans ces cas mal assuré et cela nuit à l’image du métier. Les associations et collectivités en sont conscientes et travaillent à la formation de leurs bénévoles. Elles ont le mérite d’exister – nous connaissons bien celles de l’AIDEMA – quelques demi-journées ne peuvent cependant pas se comparer aux 944 heures de formation et de pratique des écrivains publics diplômés de la licence de la Sorbonne Nouvelle. Pour certains, une solution acceptable serait que les bénévoles soient obligatoirement encadrés par des écrivains publics professionnels ; vous le rappelez, cela est déjà le cas dans certaines permanences.
      Je partage le sentiment de Samia qui affirme que nous tous, quels que soient nos statuts, sommes « dotés de valeurs de solidarité ». Notre vocation sociale affirmée, le goût de ce métier qu’on n’exerce jamais par hasard, les personnes que nous représentons, en particulier celles fragilisées qui ont tant besoin de nos services, tout cela devrait nous unir pour valoriser et promouvoir l’image de notre métier si mal connu, prisonnier des représentations que chacun s’en fait.
      Cordialement,
      Viviane Le Houëdec, présidente de Plume & Buvard

      • Chère consœur, chers collègues,
        Le point de vue, tout en nuance, argumenté et érudit, que vous développez répond parfaitement à mes attentes de conciliation entre des approches différentes, de désir d’unité et de cohésion.
        En préalable à ma réponse à votre commentaire je voudrais simplement, pour désamorcer toute interprétation polémiste de mon propos, dévoiler l’intention de mon commentaire initial.
        En retraite depuis quelques années, la question de l’identité – professionnelle ou bénévole – de l’écrivain public ne représente aucun enjeu personnel. C’est par espièglerie, par goût de la réflexion et pour nourrir notre micro débat interne que j’ai fait part sur ce site, de la réaction d’une partie des écrivains publics bénévoles de mon entourage.
        Cela ne change rien à notre bonheur commun et partagé, selon des modalités différentes, de pratiquer notre activité.
        En gage de ma bonne foi, je vous donne parfaitement raison sur les points suivants :
        – Si nous voulons faire reconnaître le métier, nous avons besoin de la participation et de la détermination de tous. Diviser le métier selon les statuts ne peut qu’affaiblir notre action vers sa reconnaissance.
        – Le statut de prestataire n’est pas en contradiction avec le « canal historique » du métier d’écrivain public « proche des populations en difficulté avec la lecture et l’écriture »
        – L’insertion professionnelle de l’écrivain public est particulièrement difficile : (…) il n’y a pas de budget parce que les bénévoles sont une aubaine pour l’institution.
        – Ce qui gêne en premier lieu les écrivains publics professionnels, c’est le manque de formation de certains bénévoles, nombre d’entre nous sommes au quotidien, témoins de dérapages, de dépassement des limites ; le service au public est dans ces cas mal assuré et cela nuit à l’image du métier.
        – quelques demi-journées (de formation) ne peuvent cependant pas se comparer aux 944 heures de formation et de pratique des écrivains publics diplômés de la licence de la Sorbonne Nouvelle.
        – Nous tous, quels que soient nos statuts, sommes « dotés de valeurs de solidarité ». Notre vocation sociale affirmée, le goût de ce métier qu’on n’exerce jamais par hasard, les personnes que nous représentons, en particulier celles fragilisées qui ont tant besoin de nos services, tout cela devrait nous unir pour valoriser et promouvoir l’image de notre métier si mal connu, prisonnier des représentations que chacun s’en fait.

        Mon intention profonde, identique à la vôtre, est d’attirer l’attention sur la nécessité d’établir des passerelles de complémentarité d’action entre bénévoles et professionnels. Ce qui induit la reconnaissance mutuelle.
        Dans mon esprit, la prise en compte par la branche professionnelle que vous représentez, de la composante bénévole, en raison de son maillage sur l’ensemble du territoire national, et parce qu’elle joue un rôle essentiel dans le champ social et administratif, constitue un facteur de cohésion qui ne peut qu’exercer une influence favorable à la promotion de l’image de votre métier.
        Je suis convaincu à l’avenir, que les professionnels auront tout intérêt à ne pas considérer les bénévoles comme des concurrents, mais comme des partenaires et des alliés.
        Cette suggestion s’appuie, pour reprendre vos termes, sur le constat que, dans la période actuelle, les « bénévoles constituent plutôt une aubaine pour l’institution (et non l’inverse) pour ne pas engager d’écrivains publics salariés ou prestataires ». Ma conviction, est que cette situation durera aussi longtemps que l’attractivité de l’activité continuera de s’exercer auprès des futurs bénévoles.
        Cette aubaine que nous représentons pour les élus de la nation est fondée, de mon point de vue, sur la honte qu’ils éprouvent, repoussée sous le tapis, de cette indignité nationale qu’est l’illettrisme en France. 2,5 millions d’adultes entre 18 et 65 ans sont considérés comme illettrés (Centre d’observation de la société – 15 mai 2014)
        Du point de vue du citoyen que je suis, l’enjeu à long terme est donc l’éradication de l’illettrisme – le Venezuela l’a fait dans une large mesure -, dont la conséquence prévisible sera la disparition des prestations de base à caractère essentiellement sociales et administratives (formulaires et courriers simples) que toute personne résidant en France devrait être en capacité d’accomplir. A terme, la disparition de ces prestations devrait conduire à l’instauration de pratiques bénévoles qualifiées – certifiées par un diplôme -, et supervisées par des professionnels ou des bénévoles reconnus pour leur expertise et leur expérience*.
        *par des jurys composés de professionnels, d’universitaires et de bénévoles certifiés
        Le bénévolat n’est certainement pas, je suis le premier à en convenir, la panacée aux problématiques de l’illettrisme auxquelles nous sommes confrontés; handicap qui pourrait bien aller en s’aggravant avec la dématérialisation en cours des démarches. Durée réduite de l’activité, irrégularité des présences, turn over des bénévoles; carences de formation…Mais le bénévolat est aussi une forme d’engagement civique qui, en ce qui concerne les populations immigrées que nous accompagnons, répond à un besoin impérieux. Populations qui ne disposent pas des ressources pour rémunérer un écrivain public professionnel.
        Au passage, cela signifie aussi, que d’autres ressorts plus personnels (1), associés ou non à la rémunération, expliquent la longévité et l’attachement à cette activité à caractère désintéressé chez certains d’entre nous.
        (1) d’ordres psychique (réalisation de soi), relationnel (réseau d’amitié, connaissance des usagers), expérientiel (développement personnel), philosophique (réflexion éthique), citoyen (agir dans la cité), culturel (découverte des civilisations et des cultures), spirituel (lié à une pratique confessionnelle)…
        Dans ce sens, je pense par exemple qu’une action commune en faveur de l’élaboration concertée d’une plateforme commune de formation continue, pourrait constituer un levier pour dépasser les représentations des uns et des autres; et agir concrètement pour assurer une meilleure qualité du service public.
        Je propose, dans le cadre des Journées de formation des écrivains publics que nous organisons, de vous inviter à une rencontre au cours de laquelle vous présenteriez des situations de dérapages que vous avez constatées, assorties de préconisations que vous formuleriez pour y remédier.
        Dans une perspective plus lointaine, la cohésion professionnels-bénévoles pourrait ainsi faciliter une reconnaissance dont les effets se feront d’autant mieux sentir sur l’ensemble des acteurs concernés et votre profession, que des bénévoles y auront concourue.
        A défaut d’initiative conjointe, je crains, que les bénévoles constitueront encore longtemps une aubaine pour les politiques, continueront à s’user pour finir par se tourner vers des activités de loisirs moins contraignantes, et que les professionnels auront grand peine à s’extraire de leur isolement actuel.

        J’ai exercé cette activité sur ses deux versants – bénévole et salarié, et sans diplôme ad hoc -.Je persévère à la pratiquer avec la même assiduité, avec un bonheur intense.
        Croyez chère consœur et chers collègues, – ai-je besoin de vous convaincre ? – que l’activité bénévole d’écrivain public, loin de constituer un simple passe-temps cantonné aux tâches administratives, est une voie d’enrichissement mutuel et d’épanouissement personnels puissante. C’est aussi un chemin de vie avec ses obstacles à franchir, ses apprentissages permanents, ses découvertes ; qui comporte des doutes, des déconvenues et des réussites.
        Mais surtout : elle incite à l’ouverture à autrui.
        Tel est le sens de ce commentaire.
        Mon vœu le plus cher est que bénévoles et professionnels agissent de concert dans leur intérêt commun, et dans l’intérêt des populations que nous servons. C’est-à-dire dans l’intérêt général.
        Je retourne à ma retraite et vous souhaite à tou(te)s bon courage, beaucoup de plaisir et de succès dans vos prestations publiques et privées.
        Au plaisir de vous lire et de vous rencontrer; très cordialement.
        Xavier Péron/Plume Solidaire
        Cordialement

  2. Bonjour,

    J’ai pris connaissance de cette synthèse et je la trouve conforme à la pratique de notre métier et à nos valeurs. Merci ! À propos de l’effectif des écrivains publics et professionnels de l’écrit exerçant en France, le SEPPE (un nouveau syndicat ayant vu le jour très récemment) en dénombre près de 1 400, recensés sur la base de données publiques, d’annuaires et autres bases de données. Le recensement, cependant, n’est pas exhaustif compte tenu de ceux qui ne sont enregistrés dans aucun registre.

    En ce qui me concerne, compte tenu des nombreuses demandes de renseignements émanant de futurs écrivains publics préparant le plus souvent la formation du CNED, j’ai mis en place, depuis la rentrée de septembre, une demi-journée de découverte du métier en immersion. Ce stage d’observation permet, d’une part, à l’observateur, de se familiariser avec les tâches quotidiennes de l’écrivain public en activité et avec ses outils de travail. Il découvre ainsi concrètement la manière dont je pratique le métier. D’autre part, l’un des objectifs du stage est de conforter le stagiaire dans son orientation et de faire le pont entre la formation théorique du CNED et la pratique réelle du métier. Le point 10 de mon programme concerne d’ailleurs une mise en situation. J’espère ainsi pouvoir susciter des vocations grâce à une présentation complète et pratique de notre métier.

  3. Desestré dit :

    Bonne fiche de synthèse, merci.
    Cependant, elle laisse supposer que cette profession est largement accompagnée par les organismes cités, et je ne suis pas certain que ce soit majoritairement le cas.
    Bien cordialement.

    • Sandrine dit :

      Bonjour et merci ! L’accompagnement n’est pas automatique en effet. Il faut que l’écrivain public prenne contact avec ces organismes pour bénéficier, par exemple, d’une formation, obtenir un agrément ou une certification, et figurer dans leurs annuaires. Bonne journée.

  4. Merci pour ce dossier très complet qui (re)donne ses lettres de noblesse à notre beau métier.
    Pascal Martineau
    Président de l’AEPF

  5. Bonjour,

    Quand j’ai vu que Projet Voltaire avait réalisé un dossier sur mon métier, je me suis réjoui de ce coup de projecteur sur une profession méconnue et puis, j’ai très vite déchanté. En fait de présentation du métier, il s’agit plutôt d’une opération commerciale (très mal) déguisée visant à promouvoir certaines organisations au détriment des autres.

    Je passe rapidement sur les erreurs d’orthographe relevées dans le document, erreurs qui, vous en conviendrez, sont du plus mauvais effet pour une structure qui se pose en championne de la discipline et qui prône une relecture rigoureuse, d’autant que sur votre page Facebook, vous n’êtes pas les derniers à moquer les erreurs des autres.

    Venons-en maintenant aux griefs qui me font aujourd’hui mettre les pieds dans le plat, comme l’on dit… Vous présentez d’abord le métier d’écrivain public comme étant une profession requérant un haut niveau d’exigences, avant de revoir subitement celles-ci à la baisse, dès qu’il est question de la formation des professionnels qui se destinent à l’exercer. Certes, vous évoquez bien la licence professionnelle d’écrivain public et de conseil en écriture de la Sorbonne Nouvelle, mais pour aussitôt encourager les postulants à s’en passer, puisque s’agissant d’une profession non réglementée et selon vos propres termes, aucune formation n’est imposée et aucun diplôme n’est exigé. Sur ce point précis, je ne peux m’empêcher de retrouver l’argumentaire, déjà maintes fois entendu, de deux de vos associations partenaires, qui n’ont visiblement pas intérêt à ce que cela advienne.

    Vous renvoyez ensuite vos lecteurs vers les associations, justement, à même de les conseiller dans leur orientation professionnelle et là, mon sang ne fait qu’un tour ! Ainsi, à vous lire, je comprends que Plume & Buvard n’est tout simplement pas considérée comme représentative des écrivains publics professionnels puisqu’elle n’est pas citée, ce que confirment d’ailleurs les commentaires précédents.

    À moins que ce ne soit un choix délibéré (ce qui pour moi ne fait aucun doute) d’écarter l’association de cette présentation car l’AEPF comme le GREC sont partenaires du Projet Voltaire, ce qui n’est pas le cas de ladite association. Faut-il donc mettre la main au pot pour être respecté ? Même le SNPCE est cité, ce qui me conduit à penser que l’absence de Plume & Buvard n’est donc pas un simple oubli.

    Si la « concurrence déloyale » commence à ce niveau-là et qu’il n’est pas possible de travailler en bonne intelligence avec ces groupements professionnels, la reconnaissance du métier n’ira pas bien loin.

    J’ajoute que Plume & Buvard est la seule association d’écrivains publics professionnels à faire une place équitable, jusque dans son conseil d’administration, à tous les écrivains publics, ceux de l’AEPF et du GREC en particulier, sans ostracisme, ce qui n’est visiblement pas réciproque.

    Je terminerai néanmoins mon propos par des remerciements car nous avons tous besoin que notre profession soit mieux représentée, mieux reconnue, et votre dossier, malgré ses lacunes et défauts, y contribue sûrement. Mais enfin, de grâce et à l’avenir, soyez sérieux et professionnels jusqu’au bout : informez-vous et relisez-vous !

    • Sandrine dit :

      Bonjour Christophe, merci pour vos remarques qui nous permettent de préciser notre point de vue. Loin de nous l’idée de ne pas traiter toutes les formations et tous les organismes sur un pied d’égalité. L’association Plume & Buvard regroupant les écrivains publics diplômés de la licence professionnelle de la Sorbonne, il va de soi que les personnes intéressées par cette formation seront orientées vers cette association. Enfin, vous dites : « Vous présentez d’abord le métier d’écrivain public comme étant une profession requérant un haut niveau d’exigences, avant de revoir subitement celles-ci à la baisse, dès qu’il est question de la formation des professionnels qui se destinent à l’exercer. » Pas du tout ! Nous disons : « Pour exercer le métier d’écrivain public, aucune formation n’est imposée, aucun diplôme n’est exigé / Depuis une dizaine d’années, des formations ont vu le jour, contribuant à revaloriser le métier d’écrivain public. » En résumé, la formation n’est pas obligatoire, mais conseillée si l’on veut mettre toutes les chances de ce côté. C’est ce message, et aucun autre, que nous avons voulu faire passer ! Bonne journée.

  6. Bonjour,
    Merci pour ce coup de projecteur sur notre métier, qui depuis des siècles s’est toujours adapté à son époque et à son public, et reste pourtant si mal connu. Vous contribuez à émousser quelques idées reçues. Mais la lecture de votre document soulève quelques remarques.
    Concernant les données chiffrées, vu que le métier n’a pas de code APE dédié, aucune statistique fiable n’est réellement disponible. Le nombre d’écrivains publics actifs en France serait d’un millier si l’on se base sur les écrivains publics figurant aux Pages jaunes ; mais nombreux sont ceux qui n’y sont pas inscrits – sans compter ceux qui exercent sous le statut de salarié.
    Vous écrivez page 9 : « Pour exercer le métier d’écrivain public, aucune formation n’est imposée, aucun diplôme n’est exigé », certes, mais faut-il vraiment mettre ce point en exergue ? Vous ajoutez cependant que les formations, dont la licence professionnelle de la Sorbonne Nouvelle Paris 3, « contribuent à revaloriser le métier d’écrivain public », c’est un peu rapidement passer sur 944 heures de formation dont 420 de stage pratique !
    Plume & Buvard, association des écrivains diplômés titulaires de la licence, qui œuvre à la reconnaissance et à la professionnalisation du métier (prestataires de services ET salariés), défend la nécessité d’une formation et d’un diplôme pour exercer. Vous le soulignez vous-même page 15, il n’est pas facile d’en vivre, tant la concurrence est vive, y compris de la part de bénévoles, pour la plupart non formés. Aussi, pour défendre le métier, nous encourageons les écrivains publics en exercice à préparer ce diplôme national par le biais de la VAE.
    L’association Plume & Buvard n’est mentionnée nulle part dans votre brochure : nous considéreriez-vous d’office comme des champions d’orthographe ? Si c’est le cas, nous sommes flattés…
    Viviane Le Houëdec,
    présidente de Plume & Buvard

    • Sandrine dit :

      Chère Madame,
      Merci pour message, nous sommes ravis que le dossier vous ait plu. Pour répondre de manière générale à vos remarques, il s’agit d’un document informatif pour faire connaître le métier d’écrivain public au plus grand nombre. Il ne prétend pas à l’exhaustivité. Nous invitons évidemment les intéressés à poursuivre leurs recherches, notamment auprès d’organismes professionnels comme l’AEPF et le GREC qui ne pourront que leur conseiller de suivre une formation telle que celle dispensée à la Sorbonne et de prendre contact avec votre association. Bonne continuation et bonne journée.

  7. Pascal Mezier dit :

    Bonjour !
    Un très bon récapitulatif en effet, clair et ordonné, qui correspond tout à fait à ce que j’ai découvert en une journée d’information.
    Un écrivain public ou, un écrivain conseil (je ne sais pas encore l’avenir le dira …) en formation.
    PS si d’autres sont dans ma situation, je suis preneur d’échanges …
    Cordialement.

  8. Merci pour votre initiative et votre travail sur le métier d’écrivain public, en pleine évolution.
    Votre dossier sera utile à ceux qui ne nous connaissent pas, particuliers et entreprises, ou qui n’osent pas faire appel à nous.
    Bien cordialement,

  9. Merci au Projet Voltaire pour ce très bel article et félicitations à ma consœur Sylvie M. pour sa contribution !
    Bien cordialement,
    LPS-GE

  10. Lion Christian dit :

    Bonjour,
    j’ai été très satisfait en lisant cet article sur les écrivains publics et une question me vient soudain.
    Je suis auteur amateur, passionné par l’écriture, aider les autres par un tel métier me séduit, mais voilà je n’ai pas les diplômes requis. Est-ce vraiment un obstacle pour une formation ?
    Merci.

    • Sandrine dit :

      Bonjour Christian, comme vous avez pu le constater, il n’y a pas de « diplômes requis » pour exercer le métier d’écrivain public. Ce n’est donc pas un obstacle pour une formation. N’hésitez pas à prendre contact avec l’AEPF ou le GREC pour plus d’informations.

      • bonjour
        Je suis moi-même écrivain public conseil, membre du GREC et j’exerce depuis bientôt trois ans. Bien que notre profession ne soit pas réglementée et qu’aucune exigence en matière de diplôme ne soit requise, on ne peut pas s’improviser écrivain public sans un minimum de formation par respect pour notre belle profession et envers nos clients qui nous accordent leur confiance ; car au-delà des mots c’est une relation privilégiée, riche, qui s’instaure entre le client et nous, proche de l’intime, notamment dans les récits de vie.
        Après des études littéraires, j’ai suivi la formation du CNED, très complète mais… insuffisante. Je l’ai approfondie au sein d’un atelier d’écriture pour aller toujours plus loin. Un écrivain public n’a jamais fini de se former, et merci au Projet Voltaire de contribuer à notre professionnalisme.

    • Pascal Mézier dit :

      Bonjour Christian,
      J’ai un peu le même profil que le tien. Autodidacte passionné mais sans formation scolaire. J’assure au mieux en suivant actuellement une formation au CNFDI. Je suis donc allé à une journée …. à l’AEPF. J’écris des nouvelles, j’ai envie d’aller vers l’autre par le biais de l’écriture.
      Bonne continuation
      Pascal

    • Bonjour Christian,
      Effectivement, pour accéder à certaines formations, un niveau requis est parfois nécessaire.
      Cependant, depuis 1985, un décret de loi permet de reprendre ses études en faisant valoir ses acquis professionnels et personnels. Pour faciliter l’accès à cette reprise d’études, les organismes de formation mettent en place le dispositif de la VAPP (Validation des Acquis Professionnels et Personnels).
      Lorsque vous aurez porté votre choix sur une formation, n’hésitez pas à interroger les responsables pédagogiques sur ce point.
      Cordialement,
      Viviane Le Houëdec, présidente de Plume & Buvard

    • CASTEUBLE Ghislaine dit :

      Bonjour Christian,
      Oui, c’est un très beau métier que celui d’écrivain public, c’est le mien ! J’ai pour ma part, suivi les cours de la Sorbonne Nouvelle, une formation intensive d’un an, avec cours théoriques et stages pratiques. Tous les aspects du métier sont étudiés, c’est enrichissant et exaltant et surtout, cette formation garantit vraiment une qualification solide pour exercer la profession, qualification qui aboutit à un diplôme professionnel, le seul actuellement.
      Si je trouve ce dossier relativement bien fait malgré quelques oublis, je déplore aussi « l’oubli » de la mention de l’association Plume&Buvard, qui est l’association des écrivains publics diplômés de la Sorbonne Nouvelle. Elle aussi œuvre à la connaissance du métier et regroupe tout de même les seuls professionnels titulaires d’un diplôme d’écrivain public (bac + 3, licence professionnelle)

  11. Chrystelle Janiszewski, Ecrivain public dit :

    Ce dossier va permettre à mieux faire connaître la réalité du métier d’écrivain public, avec sa riche diversité et ses difficultés aussi… Merci pour ce joli travail!

  12. Merci pour cet état des lieux de la profession et surtout d’avoir souligné la dimension moderne du métier, ce qu’il peut apporter aux particuliers et aux entreprises. Les demandes sont effectivement diverses et se développent avec Internet, les services d’un écrivain public devenant alors plus accessibles.

  13. Sylvie HOUBRON dit :

    Bonjour,

    Merci pour ce guide, très bien fait.
    Une remarque cependant : c’est écrit un peu petit pour qui a des soucis de vue.

    Bien à vous

  14. J’ai lu avec intérêt votre dossier consacré aux écrivains publics. Je l’ai trouvé particulièrement intéressant, clair et juste. Écrivain public moi-même, j’adhère totalement à son contenu. Bravo pour cette magnifique synthèse.

  15. Un dossier très complet qui permet de faire connaître notre beau métier. Bravo !

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