Le certificat d’orthographe pour les métiers de la traduction


Caroline Fratani, traductrice, nous explique pourquoi elle a passé la Certification Voltaire, et en quoi ce certificat d’orthographe est important dans les métiers de la traduction.

Les missions de Caroline Fratini : traduction technique et littéraire, interprétariat de liaison, correction, relecture et mise en page, transcription de conférence et de documentaire, guide touristique, formatrice en langues…

Langues concernées : de l’espagnol, de l’anglais ou du catalan vers le français.

Pourquoi avoir passé la Certification Voltaire ?

J’ai souhaité passer la Certification Voltaire pour des raisons professionnelles : en tant que traductrice indépendante, j’ai d’abord souhaité évaluer mon niveau en orthographe et jusqu’à présent il n’existait pas de certification dans ce domaine. Je traduis des documents de différentes langues vers le français uniquement, cela implique 8 000 à 10 000 mots écrits par semaine. Cette certification en orthographe me permet non seulement d’attester mon niveau auprès des professionnels qui font appel à mes services mais aussi me permet de détecter mon niveau et d’être bien consciente et au faîte des lacunes que je dois combler.

Je possède également une Certification en anglais qui m’a, à quelques reprises, permis de remporter un projet, voire accéder à un poste, plus sûrement que mes diplômes universitaires. Les Certifications ciblent plus, en général, le milieu professionnel.

J’ai eu connaissance de cette Certification une semaine avant l’examen et regrette de n’avoir pas eu le temps de revoir toutes les ambiguïtés de la langue française avant de m’y présenter.

En tant que traductrice, la Certification Voltaire est-elle importante ?

Je pense qu’elle est pratiquement indispensable dans ma profession pour pouvoir justifier d’un bon niveau auprès de mes clients, ça les rassure, ils savent qu’ils peuvent me faire confiance et n’auront pas besoin d’effectuer une correction une fois que je leur aurai livré mon travail. Enfin, je travaille aussi avec des agences qui me sous-traitent des projets de traduction, la concurrence est dure, chaque agence disposant de plusieurs traducteurs dans la même combinaison de langues, je souhaite ainsi me démarquer. J’effectue aussi des travaux de correction/relecture – appelés proofreading – qui imposent obligatoirement un excellent niveau puisqu’il implique la correction de traductions effectuées par des tiers.

Le score obtenu vous semble-t-il fidèle au niveau que vous estimez avoir ?

J’ai obtenu un score de 590. Je pensais être meilleure que cela. Toutefois, l’examen était vraiment difficile, a duré 2 h 30 et consistait en 240 questions et une petite dictée, ça devenait ardu de détecter toutes les fautes, je finissais vraiment par douter de moi-même. C’est un vrai défi.

Souhaitez-vous vous entraîner et repasser ce certificat d’orthographe ?

Bien sûr je compte le repasser, je connais mes points faibles, maintenant je n’ai plus qu’à les retravailler et assimiler certaines règles que je méconnaissais. J’aimerais obtenir entre 750 et 850. Je possède plusieurs livres en orthographe et en grammaire que je consulte quand j’ai des doutes, je compte les travailler, exercices à l’appui.

Visitez son site : http://www.fratani-traduction.com/